Jusqu'au bout, Alan Vega aura porté un idéal de confrontation et de négation

Le pastiche, la douleur et l'auto-sabordage auront toujours habité la moitié de Suicide, disparue le week-end dernier.

19.07.2016, par

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Un soir de décembre 1994, Alan Vega, en compagnie du déjà cramé Alex Chilton (ex Box Tops et Bigstar) et du semi-inconnu Ben Vaughn, fomentait un coup du diable : l’album Cubist Blues, fruit de deux nuits d’improvisations éméchées et de déconstruction de la chose rock’n’roll, produit dans la douleur, après d'intenses et annihilantes sessions d'enregistrement. Plus tard, Alan Vega se remémorerait ces sessions harassantes en ces termes :

"Je me suis pointé avec des paroles pour une chanson et me suis dit qu’on allait voir ce qui allait se passer. J’étais loin de me douter qu’on s’apprêtait à enregistrer des heures et des heures. À la dernière chanson, j’ai cru que mon cerveau allait exploser. J’avais littéralement l’impression d’être en feu. J’étais à court de réserves. Et pourtant, on aurait pu continuer comme ça pendant longtemps".



Réédité en fin d’année dernière par les excavateurs avisés Light In The Attic (responsables notamment des redécuvertes de Sixto Rodriguez et de Lewis), cet album, et la genèse qui l’accompagne, disent tout de l’esprit de résistance (au sens sportif du terme) d'Alan Vega. Et si l’on devait raccorder une sorte de fil rouge à l’œuvre pléthorique ou au processus créatif de la moitié du duo new-yorkais Suicide, c’est par cette quête d’absolu et ce besoin constant de dépassement de soi, jusqu’au déchirement, qu’il faudrait d’abord se pencher.

À l’heure où disparaît une des plus grandes figures d'un rockn’roll (post) moderne, décédé paisiblement dans son sommeil le week-end dernier, il est important de souligner l’aspect antagoniste d’un des groupes les plus déterminants (et inaltérables dans leur dissension, on y revient) de ce qu'on a appelé par la suite le punk, la no wave, voire même le post punk. Alan Vega le soulignait lui-même toujours, la musique de Suicide, notamment auteur d’un premier album éponyme en 1977, à la fois manifeste rock’n’roll postmoderne (l’inusable "Ghost Rider", à ranger aux côtés des classiques du genre), mètre étalon de la no wave et précurseur de la déferlante industrielle tout autant que de la techno à venir, ne prenait sa pleine mesure qu'à la source du caniveau et de la crasse la plus déplaisante et détestable. Si ce dégoût de la ville (et l'importance en cela du terrain de jeu véritablement monstrueux que seule New-York pouvait offrir) fournissant le terreau idéal pour l'expression de ses angoisses urbaines, c'est, plus encore que la rue, dans cette zone viscérale "de sexe et de mort" dont nous parlait Michael Gira (autre produit de la no wave new-yorkaise, pas un hasard) en 2010, qu'il faut aller chercher le véritable nerf de la guerre de la musique de Suicide.  

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Cela fait un moment qu’on vous bassine sur la prétendue part de confrontation qu’induit nécessairement l’acte rock. Alan Vega prenait cette hostilité au pied de la lettre, jusqu’à détourner cet art de la fuite en avant, faire sien un environnement des plus hostiles, se réapproprier une matière brute et recyclant la question du déchet pour la sublimer. En outre, peu de groupes auront autant questionné la notion de divertissement et subverti l’hybris de la rockstar autant que Suicide. Sorte d’Elvis du pauvre, vêtu de vestes flashy et de bandanas, bérets et autres bonnets aussi kistch qu’éclatants, menaçants que grotesques, silhouette ratatinée à mille lieux de l’image du frontman triomphant, Alan Vega personnifiait, et ce jusqu’à la fin de sa vie, l’idée d’une sorte de rock’n’roll au négatif, usé, rafistolé et rendu comme pourri par les excès et une négation de tout.

Des tas d’anecdotes et de légendes émaillent la carrière et l‘existence de Suicide. On pense au coup de la hache jetée sur scène pendant un concert à Glasgow, ou encore à cette manie qu’avait le duo de fermer les portes de la salle ("the ultimate fuck you" selon Vega), histoire de forcer les spectateurs à assister à ce spectacle que l’on pouvait à l'époque qualifier d’épouvante. Mais ce qui reste surtout aujourd’hui, c’est l’extraordinaire capacité de résilience du duo, même lorsqu’il avait atteint un certain âge mûr. Alors que les dinosaures du rock s’époumonent et n’évitent quasiment jamais l’écueil du confort pantouflard, Suicide aura été le dernier véritable groupe de rock (même parmi ses camarades no wave comme James Chance ou Lydia Lunch, tous passés par un certain état de momification et de dessèchement) à véritablement diviser son public jusqu'à la fin – tout du moins en live.



Alors que les disques du groupe sont depuis longtemps acceptés par une partie de la critique et du public, leurs concerts ne se sont jamais départi d’un certain état de rejet, et ce jusqu’à la fin du groupe. Il n’y a qu’à voir les images de leur concert à Primavera, en 2011, pour se convaincre de l’aspect profondément, intrinsèquement divergent du propos de Suicide, qui ne trouve son salut et sa résolution que dans la contradiction. Dans ces images, on peut voir un Alan Vega véhément, belliciste jusque dans sa vieillesse éraillée, haranguer une foule mi-médusée, mi-transie, livrant une version cacophonique, épouvantable et discordante des classiques "Ghost Rider" et "Rocket USA", tandis que Martin Rev s’affaire et s’applique à massacrer et à rendre toujours plus monstrueux des morceaux pourtant passés dans l’inconscient collectif, l'état de dépérissement et d’autodestruction de la musique faisant écho à celui de ses deux interprètes.



En ce qui concerne Martin Rev, son bouillonnement et sa quête de radicalité prennent directemement leur source à son passé de musicien free. Fils d’un musicien autodidacte, ayant fait ses armes chez des musiciens de Charlie Parker et Dizzy Gillespie, marqué au fer rouge autant par le rock’n’roll des origines que par les expérimentations hard bop ou free jazz, son approche de la musique s'est toujours déployée dans une certaine forme de confrontation et de cassure, et ce bien avant de former Suicide.

Pour ce qui est d’Alan Vega, on pourrait rattacher cette même idée de confrontation (un terme qu'il a lui-même toujours employé) du côté de son travail de plasticien. Il faut signaler qu’à la sortie de l'album éponyme de Suicide en 1977, l'homme avait déjà la quarantaine, et avait derrière lui un passif d’artiste sonore et visuel conséquent. Avant de former Suicide avec Martin Rev, Alan Vega avait fait ses armes chez Ad Reinhardt, chantre de l’expressionisme abstrait, et pourvoyeur de ce qu’on a appelé plus tard le hard edge painting, soit une des franges les plus radicales de la peinture américaine contemporaine. Célèbre pour ses toiles monochromes noires sur noir, Ad Reinhardt était aussi un théoricien de l’art, précurseur de l’art minimal et de l’art abstrait, convoquant dans son travail la question du dépassement, de la destruction puis de la fin de l’art, dans une démarche mi-nihiliste, mi-eschatologique.

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On peut y voir la propre démarche d’Alan Vega, qui s’inspirera pour ses œuvres de cette idée d'annihilation et de tabula rasa, ayant coutume de détruire ses propres travaux à la fin de ses installations. Travaillant avec des matériaux de récupération, des néons aux clous en passant par des barres de fer, câbles et autres ferrailles, Alan Vega en fabriquait des sculptures, toutes traversées par un même leitmotiv, la figure du Christ représentée en crucifix. Non par goût du blasphème ou de la provocation gratuite, mais simplement pour détourner un symbole qu'il jugeait comme le plus représentatif de la culture consumériste américaine.

Tous ces artefacts (Elvis, la figure du Christ, la culture rock'n'roll et la penaille de la jungle urbaine) forment des motifs à haute teneur cinématique. On aurait ainsi largement pu voir la musique de Suicide, ou la silhouette d’Alan Vega, dans des productions américaines prenant le contre-pied d’un système hollywoodien malade en le défaussant et en grossissant le trait pour mieux en révéler ses atours pervers. On pense à des auteurs comme Ferrara, Lynch ou bien sûr Kenneth Anger pour communiquer et pendre les déviances souveraines d'Alan Vega.



Mais c’est peut-être le Français Phillippe Grandrieux qui a réussi à capturer sur grand écran l’aura destructrice et le caractère à la fois obscène et mortifère de l’œuvre de la moitié de Suicide, dans le sublime Sombre, dont Alan Vega signait la Bande Originale en 1999, et dans lequel on retrouvait justement le morceau "Fat City" avec Alex Chilton et Ben Vaughn. La musique de Vega se déployait de manière insidueuse et offrait ses atours les plus vénéneux, revisitant dans des plages instrumentales les sonorités rockabilly, industrielles et tumescentes de ses productions passées.

La France, d'une manière générale, a accueilli la musique d'Alan Vega à bras ouverts, lui déroulant un tapis rouge et lui offrant des moyens d'expression qu'il n'aurait peut-être pas obtenus ailleurs. On pense à Christophe, fan absolu du travail de Vega, qui a invité l'interprète de "Ghost Rider" à poser sa voix sur son dernier album Les Vestiges du Chaos, paru en début d'année, et dont l'admiration remonte à des années (on peut notamment voir une vidéo à haute teneur WTF datant de 1996 où le "beau bizarre" montre à Alan Vega ses techniques d'enregistrements impayables). On pense aussi au duo industriel/expérimental Étants Donnés, qui a permis de réunir sur un même album Alan Vega, Lydia Lunch et Genesis P-Orridge en 1999 sur un album distribué par le label légendaire français Les Disques du Soleil et de l'Acier.



Aujourd'hui, il est particulièrement criant de voir que tout le monde ou presque se réclame de la musique de Suicide et d'Alan Vega, des jeunes gens garage au renouveau de la techno noise en passant par les héritiers de la musique industrielle. Mais on peut se demander si ses nombreux émules ont réellement compris et perçu à leur juste valeur les propositions sidérantes de terminalité du duo new-yorkais. Loin de nous l'idée de balayer du revers de la main les différentes propositions de Dirty Beaches, de Sonic Boom, voire même de Bruce Springsteen (et bien plus encore), qui se sont tous frotté à une relecture plus ou moins avouée du cri animal d'Alan Vega, personnifié pour jamais sur un titre comme "Frankie Teardrop".

Mais on n'est pas loin de penser qu'aucun d'entre eux n'aura autant réussi que Suicide à faire sien le plus abominable des matériaux urbains, de s'user jusqu'à la rupture, de jouer de son propre état de déjection et de le renvoyer directement à la face de l'audience, mettant ainsi à mal toute notion d'attraction et de séduction pourtant induits par un groupe de rock. Ayant toujours cherché dans la répudiation et le détritus la seule matière qu'il jugeait nécessaire à l'expression de son art, Alan Vega aura porté un idéal de négation qui résonne aujourd'hui plus que jamais d'actualité en ces temps contrariés.

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Après y avoir été incarcéré plus de deux ans, Gucci Mane quittait le 26 mai dernier le pénitencier de Terre Haute, dans l'Indiana. Entre le jour où il a plaidé coupable pour possession d'armes à feu et sa sortie anticipée de prison, il a sorti plus de 25 mixtapes et albums (plusieurs solos ainsi que des collaborations avec Migos, Chief Keef, Young Thug ou PeeWee Longway) et, s'il n'a placé aucun single dans le top 100 du Billboard pendant ses 24 mois au placard, la cote du rappeur né en Alabama en 1980 et dont le premier album est sorti en 2005, n'a jamais cessé de grimper. 

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Moins de punk et plus de fun : The Intelligence fait sa crise de la quarantaine

Puberty, le nouveau projet de Lars Finberg, nous rappelle que c'est en oubliant les règles qu'on s'amuse le plus.
15.07.2016,
Adrien Durand

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On ne soulignera jamais assez la qualité du travail d'orfèvre effectué par le label de cassettes mexicain Umor Rex depuis maintenant une dizaine d'années (même si chez The Drone, les gars ont pour ainsi dire leur rond de serviette tant on vante leurs mérites, parfois plus que de raison).

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Alexandre Bazin
Outsiders
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