Les motherfuckin’ fans d’Insane Clown Posse se sont retrouvés comme chaque année pour le Gathering Of The Juggalos dans le fin fond de l’Illinois. Cette communauté toute maquillée, véritable repaire de white trash fuckin’fucked, se trouve l’alibi d’écouter la même wicked shit pour réserver un accueil aux petits oignons aux artistes programmés entre deux woop woop qu’ils aboient dans une haleine de bière.
L’an dernier leur victime était Method Man, mais ils avaient aussi réservé une pluie de canettes à la bimbo de télé réalité Tila Tequila. On ne va pas répertorier ici tous leurs fins exploits car ils se comptent en nombre de piercings sur les tétons, mais sachez qu’ils n’aident pas franchement à faire apprécier leur clique à tête de clown auprès d’Américains moins sensibles qu’eux à l’horrorcore.
Parti se ballader sur leur campement, le réalisateur Sean Dunne a pu tirer un fuckin’ portrait de famille de cette working class américaine à la descente de bière facile. Comme un hommage au documentaire Heavy Metal Parking Lot, on part à la rencontre d’une Juggalette fière de montrer ses seins pour 4$ avec l’aide de son copain et de divers poètes aux dread fluos qui vident des fûts près de la caravane à tatouages.
On peut aussi faire semblant de croire le gamin qui prétend avoir vu un neuro-chirurgien sous acide, et trouver largement de quoi se remettre de la déception de ne pas croiser Jack White la bedaine à l’air dans une tente crasseuse malgré sa reprise de Mozart avec ICP, l’un des plus gros WTF de la rentrée. Merci donc à Sean Dunne, le réalisateur qui avait auparavant brillé à Sundance avec The Archive, en filmant le plus gros collectionneur au monde terré en Pennsylvanie forcé de vendre ses disques pour sauver sa peau , qui nous offre donc son fuckin nouveau film gratuitement, woop woop !
Ce matin, le Guardian annonçait la sortie du plus-ou-moins-21ième album du New Yorkais, et pour la plus grande joie des fans de l’anti-folkeux / globetrotter / bédéïste auteur du comic Fuff, streame A Turn In The Dream Song dans un player qui merde un peu (on vous conseille Firefox).
Le site anglais comme à son habitude fait donc le tour de ces 13 nouveaux titres, laissant la parole à Jeff en personne.
C’est ainsi qu’on apprend que le combo de Philadelphie Dr Dog y prette sa voix, tout comme Annie Hart d’Au Revoir Simone, The Wave Pictures leur basse sur un autre titre, dans un grand tout pétri de monstres verts, de voyages dans le temps, et de confessions de ses déprimes persos.
Si vous arrivez à le démarrer, le player du stream est juste ci-dessous.
{"reseau":"twitter","url":"http:\/\/www.the-drone.com\/magazine\/jeffrey-lewis-a-turn-in-the-dream-songs\/","text":"Jeffrey Lewis: A Turn In The Dream Songs","via":"thedronedotcom"}
{"reseau":"facebook","url":"http:\/\/www.the-drone.com\/magazine\/jeffrey-lewis-a-turn-in-the-dream-songs\/","text":"Jeffrey Lewis: A Turn In The Dream Songs"}
Le nouveau groupe de Keith Morris se paye les services d'un skateur pro dans un clip qui fait mal aux genous.
05.10.2011, David Pais
Le monde est divisé en deux catégories d’être humains: Ceux qui demandent le petit reçu lorsqu’ils retirent de l’argent au distributeur, et ceux qui s’éclatent le menton sur le bitume en tentant de sauter 8 marches en skateboard.
Leo Romero fait partie de la deuxième catégorie. Professionnel émérite du planchon, élu skateur de l’année 2010 par le magazine Trasher, il loue ses bons et loyaux services dans le dernier clip de OFF!, le supergroupe du dreadeux Keith Morris (Black Flag, Circle Jerks), Dimitri Coats (Burning Brides), Steven McDonald (Redd Kross), et Mario Rubalcaba (Hot Snakes, Rocket From the Crypt). Ce dernier a d’ailleurs lui aussi été skateur pro aux cotés de Tony Alva.
De la gamelle, de la boite, du raclage de coude, de la torsion de cheville: Crawl est une compilation jouissive des plus beaux foirages de Romero. A en croire la vidéo le gars n’en met pas une dedans, comme dirait l’autre.
Une bonne vieille charge flics Vs. punks dans le clip des Californiens.
05.10.2011, Clément Mathon
Le clip est tombé ce matin, et le mot d’ordre est plutôt sans équivoque: brûlez vifs, à mort les condés, prises du pouvoir par les armes, le feu et les skateboards, tintintin…
A une semaine de la sortie de leur sixième et dernier EP, Awake, la formation hardcore de Sacramento vient allégrement de franchir la zone punk anar, venant rejoindre le camp poussiéreux des créteux aux grands rêves de sociétés auto-gérées. Bravo les gars, on en connait sur Wall Street et d’autres sur la Puerta Del Sol qui seraient sans doute preneurs d’une petite dose de sauvagerie hardcore, telle qu’admirablement mise en scène dans votre appel à l’émeute.