R. Stevie Moore n’a pas seulement la barbe du Père Noël, il a aussi la hotte sans fond qui va avec. Depuis 1976, le gourou lo-fi américain a bricolé une trentaine d’albums et plus de 400 titres. On avait déjà pris soin de vous narrer la tendre amitié entre lui et Ariel Pinkici et voilà qu’elle va déboucher sur un album commun qui s’appelera Ku Klux Glam (pépé aime tellement les jeux de mots qu’il appelle aussi L.A. “Los Analgeles” sur son Soundcloud.
Depuis près d’un mois, des titres sont peu à peu mis en écoute et le barbu semble même tremper dans le concept d’album participatif, puisqu’il y a encore six jour, il a mis en ligne Old, remake d’une vieille composition à lui qu’il a ré-enregistré la semaine dernière en demandant en commentaire s’il devrait figurer sur le prochain disque. On a vérifié et il n’est pas pour l’instant question de voter via un numéro surtaxé. En fouinant sur le compte de Ku Klux Glam, on peut aussi tomber sur pas mal de petites pépites moins récentes, comme le titre,SteviePink Javascript, une collaboration par mail datée de 2001 où les deux compères se congratulent mutuellement complètement hilares.
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Anesthésie psyché du vendredi avec le nouvel album des New-Yorkais en écoute.
le 14 octobre 2011, Charline Lecarpentier
Même un hammam ne produirait pas autant de vapeur que le psych-rock sous opium des New-Yorkais de Psychic Ills. Ils nous avaient pourtant fait saigner les tympans avec leurs premiers albumsDins (2006) et Early Violence (2007), mais le quatuor devenu trio se donne du mou sur son troisième album Hazed Dream.
On guettait le retour de Psychic Hills après la sortie de plusieurs EPs l’an dernier et un surprenant remix par Juan Atkins l’année dernière, maintenant on vous fait écouter le rêve vaporeux en question avant sa sortie lundi sur Sacred Bones Records, le même label que celui des Moon Duo, autres chevelus diplomés en anesthésie.
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Kas Product et Marquis de Sade font des petits à Brooklyn. Album en écoute.
le 13 octobre 2011, Charline Lecarpentier
Avis à Occupy Wall Street : saviez-vous que, “étant persécutés par le dogme du progrès du capitalisme, le revival coldwave et minimal-synth New-Yorkais pourrait être révolutionnaire” ? Ce n’est pas nous qui l’affirmons, mais c’est en gros ce que racontait Pieter Schoolwerth, boss du label de Brooklyn Wierd Records, à The Wire l’an dernier.
L’agitateur rétro-actif a une bonne plâtrée de groupes qui composent exclusivement sur des synthés analogiques, comme Xeno & Oaklander et Franck (Just Franck). Si vous suivez déjà les rééditions du label Minimal Wave, vous devriez peut-être vous pencher sur leur cas si ce n’est pas déjà fait.
Le 17 octobre, le label sortira Sets & Lights, nouvel album du duo Xeno & Oaklander formé par un Américain, Sean McBride et Liz Wendelbo, qui se permet avec ses racines franco-norvégiennes de faire boire la tasse dans l’Atlantique à la coldwave de Marquis de Sade et au minimalisme de Kas Product.
Moins tordu musicalement que son ainé, la tête de dope remet au gout du jour le “Boom Bap”, et pond un album essentiellement constitué de samples (vous savez ces petits extraits de chansons qui servaient à en faire d’autres et qu’on a plus le droit de faire, demandez à Nicolas Jaar).
En gros, depuis qu’une armada d’avocats payée par la RIAA a décidé de se faire tout ce que le hip-hop comptait de producteurs créatifs, le sample est condamné à rester dans les limbes de l’underground, laissant la voie libre aux jappements de Rick Ross sur fond de synthés pourraves mais limpides au niveau des droits d’auteur. Le futur, diront certains.
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