Le dernier jour de Primavera, c’est comme la dernière ligne droite d’un marathon, il faut oublier le mal de pieds, la mal de dos, le mal de tête : ne rien lâcher sinon c’est la perdition.
Camille Bertini
.Primavera 2011: Day 3
Camille Bertini
Primavera 2011: Day 2
Camille Bertini
Deuxième jour: 18h sur le site du festival, chez The Drone ça déconne pas. Je m’en vais retrouver Julian Lynch, qui, de manière très décontractée, prépare son entrée en scène dix minutes durant avant de lâcher un « ola » pour rameuter la foule vers la scène Pitchfork. Avec ses amis – coupes aux bols et chemises à carreaux -, il cultive la nonchalance entre deux chansons mi folk mi noise au poil. C’est donc pas bien plus réveillée que je me dirige au bout de la Terre, soit la scène la plus retirée du Festival: Llevant. Là bas m’attendent Matt et Eleanor Friedberg – aka The Fiery Furnaces – et leurs chansons pop démantelées, reconstituées, écrabouillées et recrachées sans une fausse note. En une heure ils balayent toute leur discographie (une dizaine d’Eps et d’albums en dix ans). Exquis.
Primavera 2011: Day 1
Camille Bertini
Jeudi 26 mai, première journée du festival : arrivée 17h30 pour voir le psyché noise d’Emeralds, hélas je n’avais pas prévu la queue d’une heure pour retirer mon pass. Quelque peu irritée, je vais pour procéder à la recharge de la carte qui me permet non seulement de rentrer sur le site mais également de payer des bières. On pourrait applaudir cette ingéniosité, mais non, puisque les organisateurs n’avaient pas prévu tout d’abord qu’il y ait autant de monde, et surtout que leur système de paiement avec la carte « Primavera » ne marcherait pas avec leurs encaissement via iPad (c’est beau les iPads derrière un bar mais quand ça dit error system en général c’est pas bon signe les gars). Vous devinez donc aisément que des festivaliers sans bières équivaut à des festivaliers en colère. Mais, passons.
Halls: Solace
Camille Bertini
Un nouveau venu dans la bande des chillwavers vient de faire son apparition. Bon, dit comme ça, ça ne donne pas forcément envie, mais il s’avère que l’Anglais Samuel Howard, alias Halls, surprend par sa maîtrise des mélodies électroniques, alors que, comme ses comparses Baths ou Toro Y Moi, il n’a que la petite vingtaine.
Après la contribution de Halls sur l’EP Marriage de Gold Panda, il sort son premier single Solace, accompagné d’un clip (à regarder ci-dessous) fait de lumières vacillantes, d’entrepôts vides et de montagnes: exactement là où on a envie de se retrouver quand on écoute ce morceau planant, sombre et simplement, réussi. Solace se trouve sur son premier EP que vous pouvez écouter ici.
Sic Alps: Do You Want To Give $$?
Camille Bertini
Parmi tous les groupes lo-fi/garage qui ont bourgeonné de toute part outre Atlantique ces dernières années, seule une mince poignée est parvenue à sortir du lot, et ils sont encore moins nombreux à avoir réussi à survivre.
Heureusement pour eux, les Californiens de Sic Alps en font partie et reviennent avec un tout nouvel album, Napa Asylum (chez Drag City), assorti d’un clip, Do You Want To Give $$?.
Women: Bullfight
Camille Bertini
Même si les Women se sont mis sur le pif pendant leur tournée et qu’ils font du boudin chacun de leur côté, on peut se consoler avec un split EP que les Canadiens ont réalisé avec leurs copains Fair Ohs, Cold Pumas et Friendo. Du lo-fi à foison en bonne compagnie et en édition limitée, que demande le peuple ?
Et pour appâter un peu, le label Fauxdiscx nous fait le plaisir de lâcher les titres du maxi en streaming ici. Vous pouvez écouter Bullfight ci-dessous, et malgré ce que son titre suggère, le morceau de Women caresse dans le bon sens du poil:
Times New Viking: No Room To Live
Camille Bertini
“Adieu bruit et Adieu Matador“, tel pourrait être le nouveau slogan de nos amis Times New Viking.
La nouvelle date d’hier: Dance Equired sera le nom du nouvel album du trio et sortira chez Merge Records, c’est dit. Et avec le premier extrait No Room To Live (dont on vous avez parlé il y a quelques mois), attention, on va tous pouvoir chanter du Times New Viking maintenant, chose qui était physiquement impossible auparavant.
Disappears: Superstition
Camille Bertini
Ressortez vos jeans troués et ne vous lavez surtout pas les cheveux, Disappears reviennent avec un nouvel album, Guided, fraîchement sorti chez Kranky, et en prime un nouveau clip: Superstition.
Plug: Body Story
Camille Bertini
Le girl power est mort, vive le girl power. Après les hippies américaines de Warpaint, c’est au tour de l’Angleterre de nous présenter ses petites poules pop.
Plug est un duo cold wave made in London (à ne pas confondre avec Plugs, anglais eux aussi mais qui font dans l’électro pop pour popotin): une jolie demoiselle au piano et une autre à la batterie qui crie dans le micro. En novembre dernier, le label londonien Upset The Rythm sort le premier album éponyme de Plug à la pochette rigolote puisqu’on y voit deux jeunes femmes – qui ne sont pas Plug – sourirent comme dans une pub pour dentifrice et en train de, vraisemblablement, partager un secret d’une importance capitale. On peut donc facilement y voir un message ironique du type “oui on est deux filles assez jolies mais ici c’est pas la fête à neuneu, on est dépressives et on a pas deux neurones qui se battent en duel alors attention à tes oreilles“.
Zoo Kid: Out Getting Ribs
Camille Bertini
Zoo Kid aurait pu être un des héros du nouveau casting de Skins: c’est le sosie masculin prépubère de La Roux et il est Anglais. Heureusement, Archy Marshall, son truc à lui c’est de prendre sa guitare électrique et de tartiner de la reverb-en-veux-tu-en-voilà pour faire la pop en détresse façon Deerhunter ou Department Of Eagles. Rien que ça.