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Omar S and Ob Ignitt – Wayne County Hill Cop’s
21/02/2012, par Clément Mathon

Omar S and Ob Ignitt – Wayne County Hill Cop’s

On serait bien passé à côté si notre indic officiel en matière de techno exigeante ne nous avait pas shooté un mail très amical ce matin stipulant “ecoute ça mec! C’est une machine à tuerie”. La boulette en question nous arrive donc de Détroit, et elle est signée Omar S.
Sorti le 21 janvier dernier sur le label du jeune amiral techno garant de la nouvelle garde de Détroit, ce track aux improbables relents italo 80′s semble co-produit avec le mystérieux Ob Ignitt, et à été repéré sur le podcast de la semaine dernière  de Sam Geiser aka Deetron sur Little White Earbuds, également playlisté par Tornado Wallace chez nos amis parisien de Get The Curse. Lire la suite

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The Men
20/02/2012, par Clément Mathon

The Men

En deux ans d'existence de notre petite entreprise en ligne, légions furent les groupes qui tentèrent avec nous et face à nos caméras de correctement placer le curseur sur cette chimère que serait l'Âge d'Or du Rock'n'Roll. Apogée des ventes de disques, naissance du Mythe avec Robert Johnson pactisant avec le diable au carrefour le plus mystique du monde, époque des tournées "bigger than life": pas facile de mettre le doigt sur cet âge rêvé.

Pour les deux new yorkais à l'origine de The Men, la réponse est claire. Il s'agit sans conteste du bon vieux temps où les folkeux originels (pour lesquels nous ne ménageons pas les encriers) de Woodie Guthrie à Leadbelly, Pete Seeger ou encore plus tard Bob Dylan, s'échangeaient, s'empruntaient, et se pompaient sans retenue des gimmicks de blues qu'ils ont rendus plus célèbres que leurs auteurs ne l'auraient jamais fait. Et pour cause, leurs classiques trouvent pour la plupart leur sources dans les champs de coton. Imaginez un peu Seeger revendiquer la paternité de Black Girl; c'est comme si Brassens s'était vanté d'avoir écrit La Digue du Cul ou Fanchon. Scandale, même si la comparaison est un peu boiteuse. Lire la suite

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Yeti Lane: The Echo Show
20/02/2012, par Clément Mathon

Yeti Lane: The Echo Show

Yeti Lane ou l’art de concilier le coeur qui pleure et le coeur qui zone sur internet.

En ascension permanente depuis leur premier missel éponyme de 2009, les ex Cyann & Ben creusent simultanément deux sillons a priori inconciliables: l’amour du rock anglais tendance liquide et émotionnelle (ils s’en défendraient peut-être mais peu importe) et l’amour pour la musique synthétique allemande des années 70, tendance planante et étoiles filantes dans le ciel.

Pas bégueule, on les suit complètement sur The Echo Show, et ce malgré la pochette hommage aux Quatre de Düsseldorf.

Et on leur souhaite de devenir vite, vite Big in the US of A, histoire de faire remonter la note de la France et de faire oublier M83. Lire la suite

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Sports Illustrated Swimsuit Issue
15/02/2012, par Clément Mathon

Sports Illustrated Swimsuit Issue

Si ce tirage nous est totalement inconnu en Europe, aux Etats-unis c’est un incontournable. Lancé en plein hiver au milieux des 60′s par le magazine mastodonte Sports Illustrated pour compenser le manque à gagner et les lacunes d’infos sportives à l’intersaison, le Sports Illustrated Swimsuit Issue est devenu une petite institution du mannequinat ushuaïa façon plage de sable blanc/nichons/cocotiers.

Moche donc, édité par des sportifs (imaginez la rédaction de la version française, avec Gérard Holtz et Pierre Ménès à l’audition des modèles…) mais non sans âme et un certain sens des réalités. L’édition 2012 qui sort en ce moment voit en effet sa version en ligne dotée d’une série de vidéos, comme d’habitude, mais pourvue cette fois-ci d’une B.O. ûber indie. Lire la suite

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Casse Ton Singe #2
13/02/2012, par Clément Mathon

Casse Ton Singe #2

Vous vous souvenez? En avril dernier, alors que le squat de la petite ceinture parisienne de la Gare Aux Gorilles fermait ses portes, ses locataires s’associaient à la Mangouste pour donner naissance à la plus terreuse des kermesses de la capitale, la soirée Casse Ton Singe. Et ouai.

Quasiment un an plus tard, les organisateurs rempilent pour un deuxième numéro dont on vous rappelle les règles: 17h de teuf itinérante, répartie en trois lieux (Miroiterie, Java, Zorba) de 19h à midi, et 16 groupes, et tout ça pour 10$. Les types remportent haut la main le coupe du festival au meilleur rapport qualité/prix.

On vous laisse découvrir dans le player ci-dessous à quelle sauce vos tympans vont être mangés, et on offre des places si malgré le prix certains préfèrent concentrer leur maigre pécule sur d’autres postes tout aussi importants pour tenir la distance. Un mail à concours@the-drone.com, et c’est réglé. Event Facebook. Lire la suite

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Loops Of Your Heart: And Never Ending Nights
13/02/2012, par Clément Mathon

Loops Of Your Heart: And Never Ending Nights

On ne s’attendait pas à reparler si tôt de la nouvelle plus belle moustache de l’électro, mais c’était sans compter la proposition du label colognais Magazine de vous faire découvrir en avant-première trois des sept titres du nouveau projet de l’homme derrière The Field, Axel Willner.

Voici donc à nouveau le roi de la boucle, dont on vous laisse découvrir l’interview et la bio, sous l’avatar Loops Of Your Heart (on se réinvente pas comme ça hein), aux manettes d’un projet ambiant, que le communiqué de presse nous décrit comme “reflétant l’expérience d’Axel visitant l’Allemagne”. Un carnet de voyage hypnotique produit grâce au même arsenal de synthés et de samples mystérieux utilisés sur The Field. Lire la suite

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Captain Beefheart at American Bandstand
10/02/2012, par Clément Mathon

Captain Beefheart at American Bandstand

La scène se passe en 1966 (sans conteste la meilleure année pour le rock), sur le plateau d’American Bandstand. Depuis 1952, ce divertissement bien sous tout rapport ravie l’Amérique blanche de la côte est en recevant les Jerry Lee Lewis, Beach Boys, Dick Dale, et la liste continue, et donne bien sûr le La pour la génération de l’entertainment à venir, de Soul Train à Top Of the Pops.

Ce jour-là, c’est au tour de Don Van Vliet aka Captain Beefheart de passer sur le grill. L’archive, mignone comme un sucre d’orge, à croquer comme une pomme d’amour, nous présente un Beefheart jouant le jeu des médias, répondant à une cruche (à certains égards pionnière sans le savoir du journalisme musical tel qu’on le connait aujourd’hui) qui n’a aucune idée de ce qu’elle fait là, avant de tous partir gincher sur le super fuzzy Diddy Wah Diddy. Lire la suite

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Gavin Russom: dfa radiomix #22
09/02/2012, par Clément Mathon

Gavin Russom: dfa radiomix #22

On vous jure on ne le fait pas exprès. Après l’exercice réussi avant-hier du Hollandais Gerd, voici aujourd’hui un nouveau venu dans la série des sets post-punk space disco exotica qui sentent bon la moiteur de l’entre-jambe.

Publié vendredi dernier (oui on est à la bourre), le 22ième volet des podcasts de DFA, les Radiomixes, est signé par une star du label des Raptures: Gavin Russom. Opérant chez DFA sous une guirlande d’alliases aussi longue que la traversée du désert d’Earl Sweatshirt (Black Leotard Front, Black Meteoric Star, The Crystal Ark…), Gavin est surtout connu pour être un de ces rares producteurs de musique électronique à réellement savoir jouer d’un instrument. Son truc à lui, c’est le clavier. A 38 ans, Russom aka “The Wizard” a passé sa vie à chercher l’unité parfaite entre l’homme et la machine, le poussant à customiser ses propres synthés. Des recherches qui, vous l’imaginez, en ont fait baver plus d’un chez DFA, qui lui ont commandé des instruments sur mesure, de James Murphy himself à Tim Goldsworthy (Unkle), en passant par les types de Black Dice. A télécharger ici.

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Earl Sweatshirt est de retour
09/02/2012, par Clément Mathon

Earl Sweatshirt est de retour

Le benjamin d’Odd Future est de retour, et comme on aurait pu s’y attendre, il monopolise de fait l’attention. Aussi con que les autres sites web relayant l’info, The Drone plonge tête baissée tel un reflex conditionné sur la story du meilleur pote de Tyler, The Creator.

Sale gosse dans l’âme, le jeune Earl avait disparu de la surface du (web)globe, tout juste après les premiers balbutiements du plus hip des groupes du hip hop. Après plusieurs mois  d’avis de recherche (T-shirt “Free Earl” de fan à l’appui, et lyrics de circonstance -  le 30 mars 2011, Domo Genesis et Hodgy Beats balancent un track titré Tang Golf dans lequel à 1’55 ils disent “demande à Syd où on est. Elle te dira où on va. On va libérer Earl de ces putains de Samoans.”)

Ce n’est qu’un mois plus tard, le 26 avril 2011, qu’un étudiant à l’école militaire de Massanuten en Virginie raconte sur Facebook avoir croisé Earl en Bootcamp (article The Drone du 14/04 dernier). Bref, vous imaginez notre surprise hier lorsque nous voyons débouler sur Twitter un nouveau compte nommé @earlxsweat, petites-annonçant la phrase suivante: ”nigga need followers. give me 50,000 and i’ll release this shit for everybody”, teasant au même moment un nouveau morceau sur YouTube. Lire la suite

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Death Grips: Blackjack
08/02/2012, par Clément Mathon

Death Grips: Blackjack

On l’avait presque deviné en les playlistant dans notre dernier Dronecast:

Dix mois après la sortie de leur sauvage Exmilitary, Death Grips s’apprête à sortir cette année non pas un nouvel album, mais deux! Rien que ça.

Emmené par le batteur pape de la double-croche chez Hella et Marnie Stern, des types qu’on connait pas mais sans doute très importants, et le super impressionnant MC Ride, le groupe de Sacramento prévoit donc cette double sortie pour courant avril, annonce qu’ils inaugurent aujourd’hui avec ce premier jet offert, intitulé Blackjack.

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Gerd : Download Gift
07/02/2012, par Clément Mathon

Gerd : Download Gift

Il s’appelle Gerd aka Amplified Orchestra aka Jan Bijl si ça vous parle plus, a sorti un maxi sur Clone, semble ne pas être né de la dernière pluie si l’on en croit son Discogs. Il est hollandais, et on sait pour sûr qu’il a passé sa soirée du 24 septembre dernier à Berlin.

Super info me direz-vous, mais c’est sans compter sur la petite pépite afro-space-disco qu’il vient de poster sur son soundcloud, enregistrée ce même soir aux patines du Horst Krzbrz.

1h50 de mix impeccable façon champagne et collier de perles, pubis fournis et décolletés protubérants, à tendance sueur et aller-retours aux toilettes. Lire la suite

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The Field
06/02/2012, par Clément Mathon

The Field

On a tous dans le coeur un vilain traumatisme lié à un groupe de techno rock. On a tous quitté un jour une fille ou un garçon parce qu'elle ou il était fan de Pills ou Rinôcérôse, on a tous pleuré des larmes de sang en découvrant The Crystal Method, on s'est tous mis sur la gueule avec des amis proches parce qu'ils aimaient mieux la techno "jouée avec des vrais instruments". Bref, on a tous un jour regardé un jour dans l'abîme, et l'abîme ne nous a jamais quitté des yeux. Il semblerait pourtant que le Passage du Nord-Ouest entre entre le boumboum des gobeurs de loops et le cacapoum des buveurs de Bud existe bel et bien. Débarqué de quasiment nulle part, le Suédois Axel Willner l'a trouvé presque par hasard en bidouillant trois samples avec un freeware et la fonction "cue" de ses platines CDJ, et provoqué un étonnant consensus entre deux sphères qui, en temps normal, ne partagent presque rien, ni fringues, ni bouffe, ni boisson fétiche. Côté smooth et club, les danseurs se retrouvent dans une post-techno pulsée à tous les temps sur le "One", rendue super chaleureuse grâce à la magie des samples mystères (même sous la torture, Alex craint trop les représailles pour nous livrer ses sources) réduits à peau de chagrin, tandis que dans les caves indie de Malmö ou du Lower East Side, les indie kids en American Apparel achètent leur dose d'hypnose extatique à peu de frais et sans trop se salir avec la house. Dos à dos, ils saluent tous la beauté habitée de ses morceaux baleines blanches, répétitifs jusqu'au conceptuel mais baignés de lumière, statiques mais gigotants comme un tour de montagne russe. Rien ne prédisposait pourtant cet ancien punk jamais repenti à tomber sur un si gros os. Elevé entre Stockholm et Lisbonne par un papa bâtisseur (rappelons ici que la Suède était, dans les années 80, le haut lieu du béton), dans un foyer a-musical (seul la grand-mère s'adonne, entre deux tricots, aux joies de l'accordéon), il a trouvé la flamme grâce à la flûte à bec et aux programmes éducatifs très music friendly de la Suède socialiste. Activiste punk côté Ramones dès sa tendre adolescence, c'est presque honteux qu'il soit ensuite tombé dans la beauté de la nappe de synthèse et de la puissance de feu de la techno via les clips de Daft Punk ou de The Orb (comme 9 européens sur 10 de sa génération). Un bon paquet d'années de galère à bosser dans un liquor store d'état et un debut album important plus tard (comme l'explique bien le mag américain XLR8R, From Here We Go Sublime fut du genre "game changer"), Willner n'a toujours pas résolu le paradoxe au coeur de cette dichotomie. Signé sur le plus gros et le plus emblématique des labels minimal techno, Kompakt (aux côtés de Gui Boratto, Wolfgang Voigt, Michael Mayer), il a invité John Stanier de Battles et Helmet sur son deuxième Yesterday and Today, s'accompagne d'un batteur et d'un bassiste sur scène, et fuit plus que jamais les clubs comme la peste. Son salut, notre salut, c'est le pouvoir éternel, ancestral de la répétition qui joint comme par magie Steve Reich, la house et le prog rock, la beauté magnétique du rythme réduit à son plus simple appareil qui lie Basic Channel, Glenn Branca et les Ramones. Jusqu'au boutiste dans le choix de ses artworks (toujours le même monochrome et la même typo génériques), Axel Willner n'a pas choisi le moyen le plus facile de faire naître l'extase; mais comme celle d'autres francs tireurs qui redessinent naïvement  la techno loin de Berlin et du purisme dance canal historique (Blondes, Caribou, Fuck Buttons, la bande 100% Silk), sa purée de samples fait doucement mais sûrement bouger les lignes du music game.
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