Ou comment concilier deux lubies en un post, merci Dieux des interwebs.
J’ai tendance à considérer le 4 de Beyoncé comme le plus beau disque de pop de l’année dernière, et je trouve qu’on ne le dit pas assez. Je l’aime intégralement, de ses éclats foufous (les blanc-becs ne se toucheront jamais assez sur le sac de noeud épistémologique de Countdown) jusqu’à ses déclarations d’amour anachroniques à la Diana Ross de 1980. Et puis c’est un disque sur la fin du monde, quoi.
A peu près simultanément, j’aime beaucoup Jesse Somfay, dont je trouve les oeuvres inégales, oui, oui, mais trop peu commentées sur internet. Je sais que l’ami Mondkopf est fan, et qu’il lui a récemment filé les clés de sa propriété pour qu’il refasse la déco à sa guise; mais comparé à un James Holden ou aux baudruches à cheveux gras type Trentemøller, le silence est embarassant.
Comme je sais qu’il sort bientôt une nouvelle baleine blanche sous le nom de Borealis, je suis parti ce matin à la pêche à l’inédit pour le poster ici.
Sur le site de son label Origami Sounds, je suis tombé sur Silkworm, très jolie odyssée un brin lourdaude et emphatique mais qui parlera sûrement à mes amis encore vingtenaires; et puis sur son soundcloud, la perle providentielle, Somfay qui repasse derrière End of Time. C’est pas la révolution, mais j’ai réussi à caser une photo de la Bibi. On revient sur Borealis dès qu’on peut.
Rien ne va plus au royaume de la musique électronique sérieuse. Carlos Giffoni fait de l’
“Dans les années 60, une quantité importante de musique expérimentale et nouvelle a été enregistrée et sortie sur disque. Regardez qui était à la tête des maisons de disques à l’époque. Pas des jeunes hippies. C’était des vieux qui fumaient le cigare. Ils jetaient un oeil au produit et disait : “J’en sais rien! J’ai aucune idée de ce que c’est! Enregistrez moi ça, sortez le et on verra ce que ça donne.” On était mieux lotis avec ces mecs, qu’avec les soit-disant jeunes hippies qui sont aux manettes aujourd’hui et décident de ce que la population devraient voir et écouter.”
On serait bien passé à côté si