Bye Bye Mutant Sounds

Nous nous sommes tant aimés.

le 24 janvier 2012, par Olivier Lamm

Si vous êtes fait de la même pâte que nous, si ce foutu internet a tout de même contribué à étancher votre soif de b.o. synthétiques italiennes oubliées/de rhumba congolaise/de b.o. kollywood des trois dernières années de la décennie 1980/de noise moldave/de musique concrète finnoise/de synth music coréenne/…/ (remplacer par la petite niche obscure de votre choix), bref, si la merveilleuse partie philantrope du sous-continent de l’internet libre vous apparaît comme un petit îlot chaleureux dans un grand océan de rictus égotistes qui glacent le sang, vous êtes forcément passé un jour sur Mutant Sounds.

Petit conglomérat de mélomanes anonymes, ce blog intégralement consacré aux références épuisées de la musique expérimentale en général est rapidement devenu le média emblème de la branche la plus passionnée (et disons le tout net, la plus respectable) de la communauté de filesharers autour du monde. Bref, on ne compte plus les disques et les artistes vers lequel le blog et la grosse galaxie de ses camarades de partage (Holy Warbles, Music from the Third Floor…) nous ont fait aimer et acheter trop cher sur discogs ou eBay, et l’on soupçonne fortement que le succès de labels comme Now Again ou Finders Keepers ou Pan-Act a quelque chose à voir avec l’engouement qu’ils ont participé à susciter.

Premier effet collatéral prévisible de la débâcle de Megaupload et de quelques sites similaires, Mutant Sounds vient d’annoncer sa fermeture (pour l’instant temporaire):

“Maintenant que les super-méchants corporatistes de notre “département de la justice” ont jugé bon de nous imposer leur tyrannie en détruisant Megaupload (et en même temps, des parcelles énormes du contenu de ce blog, y compris des centaines de morceaux des premiers jours de Mutant Sounds qui venaient d’être ré-uploadés sur Megaupload), je me tiens tapis et j’essaye de faire le point sur la meilleure manière de préserver notre contenu. Restez connectés, les amis… Mutant Sounds ne sombrera pas sans riposter!”

Loin de nous l’idée, bien sûr, de lancer un énième débat sur le partage de fichiers. On s’est tous gavés, on en est tous pleinement conscients, on culpabilise tous les soirs de pleine lune. On est seulement peinés de voir que ce sont les good guys qui tombent en premier.

Commentaires
1
le 24 janvier 2012 par Matthieu :
ainsi juxtaposé au message de bonne année le précédant dans le flux, ça file quand même un sacré cafard.
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UPDATE - Cloud Nothings : Attack On Memory

Le très cheezy album du petit Clevelandian en écoute intégrale, a son clip depuis ce matin.
le 24 janvier 2012,
Clément Mathon

UPDATE: C’est le titre d’ouverture du disque, et c’est depuis aujourd’hui son clip. No Futur/No Past illustré en lévitation par le réal John Ryan.

Originaire de Cleveland, Dylan Baldi semble allègrement se tamponner le coquillart des ritournelles chillwaveuses de ses camarades. Vingt bougies à peine soufflées, il est plutôt resté bloqué entre les guitares 90′s de Weezer et le cheezy rock d’Against Me!.

L’aventure commence en 2009, lorsque Dylan entreprend d’enregistrer ses premiers râles dans la cave de chez ses parents. Un an plus tard, alors qu’il s’apprête à passer ses premières partielles, il préfère partir sur la route, un premier EP en poche, Turning On, c’était en 2010.

Aujourd’hui Dylan a grandi. Il a sorti un premier vrai disque l’année dernière, Cloud Nothings, et revient aujourd’hui avec Attack On Memory, produit par un mec connu de Chicago. Sortie prévue mardi prochain sur Carpark.

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GaBLé / EXHAUSTION split

Deux titres cogneurs, deux autres folky, c'est le split de la semaine.
le 24 janvier 2012,
Clément Mathon

Voici un split plutôt curieux que nous offre à l’écoute le label normand de punk et d’autres sous-chapelles hardcore Destructure.

D’un côté GaBLé, combo lofi caennais passé maître dans l’art de la bidouille qui fait sens, et dont on vous a parlé déjà plein de fois. De l’autre une formation HxC des familles, Exhaustion qu’on imagine bien fan de Botch, Converge, Some Girls… Les règles du jeu: chacun reprend à sa sauce deux morceaux de l’autre. C’est ainsi que GaBLé s’attaque à Dead Trees issu de la première démo d’Exhaustion, et que ce dernier shamanise le Drunk Fox In London du premier.

Une petite sauterie légèrement fainéante mais qui sied parfaitement à l’exercice du split, véritable espace de liberté que de moins en mois de groupe prenne le temps ou la peine d’explorer.

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GaBLé
Dead Trees
00:02:32
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.2
GaBLé
1234
00:01:08
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.3
Exhaustion
Drunk Wolf In Mortree
00:03:56
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Exhaustion
Your Last Breath
00:01:02
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Empire Me, Der Staat Bin Ich!

Un docu sur les micronations, peut-être un jour sur nos écrans.
le 24 janvier 2012,
Camille Larbey

Royaume d’un seul homme, gouvernement de polichinelle, quartier autonome ou autarcie collective autosuffisante, le documentaire Empire Me, Der Staat Bin Ich! (Empire Me, je suis l’État!) de Paul Poet s’intéresse à quelques-unes des 500 micronations disséminées à travers le Globe. Si chacune est unique dans sa forme, toutes se démènent pour affirmer leur indépendance et leur légitimité. Car aucune n’est évidemment reconnue par les Nations-Unies. La plus célèbre du documentaire est sûrement Christiania, le quartier autogéré de Copenhague qui aujourd’hui tient plus de l’attraction à touristes en quête du bon plan weed. Mais Paul Poet s’attarde sur ce qu’on appelle des “cryptarques”, ces monarques fantoches sans réels pouvoirs effectifs, mais qui prennent leurs fonctions très au sérieux.

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