La scène se passe en 1966 (sans conteste la meilleure année pour le rock), sur le plateau d’American Bandstand. Depuis 1952, ce divertissement bien sous tout rapport ravie l’Amérique blanche de la côte est en recevant les Jerry Lee Lewis, Beach Boys, Dick Dale, et la liste continue, et donne bien sûr le La pour la génération de l’entertainment à venir, de Soul Train à Top Of the Pops.
Ce jour-là, c’est au tour de Don Van Vliet aka Captain Beefheart de passer sur le grill. L’archive, mignone comme un sucre d’orge, à croquer comme une pomme d’amour, nous présente un Beefheart jouant le jeu des médias, répondant à une cruche (à certains égards pionnière sans le savoir du journalisme musical tel qu’on le connait aujourd’hui) qui n’a aucune idée de ce qu’elle fait là, avant de tous partir gincher sur le super fuzzy Diddy Wah Diddy.
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Le fournisseur officiel d'instruments de l'écurie new yorkaise signe leur nouveau podcast. Ecoute.
le 09 février 2012, Clément Mathon
On vous jure on ne le fait pas exprès. Après l’exercice réussi avant-hier du Hollandais Gerd, voici aujourd’hui un nouveau venu dans la série des sets post-punk space disco exotica qui sentent bon la moiteur de l’entre-jambe.
Publié vendredi dernier (oui on est à la bourre), le 22ième volet des podcasts de DFA, les Radiomixes, est signé par une star du label des Raptures: Gavin Russom. Opérant chez DFA sous une guirlande d’alliases aussi longue que la traversée du désert d’Earl Sweatshirt (Black Leotard Front, Black Meteoric Star, The Crystal Ark…), Gavin est surtout connu pour être un de ces rares producteurs de musique électronique à réellement savoir jouer d’un instrument. Son truc à lui, c’est le clavier. A 38 ans, Russom aka “The Wizard” a passé sa vie à chercher l’unité parfaite entre l’homme et la machine, le poussant à customiser ses propres synthés. Des recherches qui, vous l’imaginez, en ont fait baver plus d’un chez DFA, qui lui ont commandé des instruments sur mesure, de James Murphy himself à Tim Goldsworthy (Unkle), en passant par les types de Black Dice. A télécharger ici.
Le benjamin d’Odd Future est de retour, et comme on aurait pu s’y attendre, il monopolise de fait l’attention. Aussi con que les autres sites web relayant l’info, The Drone plonge tête baissée tel un reflex conditionné sur la story du meilleur pote de Tyler, The Creator.
Sale gosse dans l’âme, le jeune Earl avait disparu de la surface du (web)globe, tout juste après les premiers balbutiements du plus hip des groupes du hip hop. Après plusieurs mois d’avis de recherche (T-shirt “Free Earl” de fan à l’appui, et lyrics de circonstance - le 30 mars 2011, Domo Genesis et Hodgy Beats balancent un track titré Tang Golf dans lequel à 1’55 ils disent “demande à Syd où on est. Elle te dira où on va. On va libérer Earl de ces putains de Samoans.”)
Ce n’est qu’un mois plus tard, le 26 avril 2011, qu’un étudiant à l’école militaire de Massanuten en Virginie raconte sur Facebook avoir croisé Earl en Bootcamp (article The Drone du 14/04 dernier). Bref, vous imaginez notre surprise hier lorsque nous voyons débouler sur Twitter un nouveau compte nommé @earlxsweat, petites-annonçant la phrase suivante: ”nigga need followers. give me 50,000 and i’ll release this shit for everybody”, teasant au même moment un nouveau morceau sur YouTube.
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Un collectif londonien qui ravive la flamme du dubstep pour les garçons.
le 09 février 2012, Olivier Lamm
Dans le petit monde de la Bass Music britannique, recevoir l’aval du blogger Martin Clark revient un peu à être adoubé par le Pape ou à faire un clef de bras au Final Boss de l’Internet.
Soutenus à 100% par Monsieur Blackdown et signés sur son excellent label Keysound (qui a peu ou prou sorti les trois meilleurs albums siglés dubstep en 2012, ceux de LV & Josh Idehen, Damu et Sully), les petits gars encagoulés du collectif LHF sont passés en deux maxis de l’ombre au hashtag #dubstep’sgreatesthope. Ils viennent d’annoncer la sortie de leur premier (double) album au printemps et c’est comme si le Messie avait écrit son 06 en lettres de feu dans le ciel.
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