Grosse ambiance, chez Caribou. Si Swim, son dernier album en date, incitait plus au déhanchement qu’à la mélancolie, il n’était pas pour autant totalement exempt de passages sombres. Jamelia (en duo avec Luke Lalonde de Born Ruffians) en est la bonne illustration, et, comme de juste, le clip qui depuis peu l’accompagne ne fait pas non plus dans le très drôle.
Signé par Vidéo Marsh – déjà aux commandes des vidéos d’Odessa, Irene (sur Andorra) et Humingbird -, il nous entraîne le long d’une côte brumeuse, avec vase, coquillages, crustacés et mollusques, le tableau classique en somme. Sauf qu’un sympathique tueur en série s’invite dans le paysage, rendant les choses beaucoup plus intéressantes mais pas nécessairement moins sinistres.
Du skate, du cul, du vomi. Les fulgurances littéraires du rédac'-chef de feu-Big Brother Magazine.
25.02.2011, Thomas Rozec
Si le nom de Dave Carnie vous est peut-être étranger, vous connaissez sans aucun doute les deux institutions de la culture américaine auxquelles il a collaboré. Tout d’abord, Jackass, le show télé pipi-caca-vomi-points-de-suture de Johnny Knoxville, qu’il a aidé à lancer. Mais aussi Larry Flint, le pornographe le plus célèbre du monde, qui racheta et publia Big Brother Magazine, où officiait donc Carnie, de 1997 à 2004. Aujourd’hui, Carnie a réuni la majeure partie de sa production écrite dans un recueil répondant au doux nom de Boob. Au programme: du cul, du skate, du vomi, mais pas seulement.
Ça fait quelques années maintenant que de part et d’autre de l’Atlantique des producteurs comme Flying Lotus ou Fuck Buttons, ont réussi à faire sortir de son ghetto d’initiés les expérimentations électro bruitistes, en fricotant très souvent avec une esthétique psyché foutraque.
A Londres le jeune duo Drugg (Tom Hanley et Max Whatley), a bien compris la formule, et même s’ils citent en référence pour se faire mousser Philip Glass et Steve Reich, leur premier EP, Shackled relève plus de cette fusion électro-noise chantée façon Panda Bear qu’à un disque de musique concrète.
Un étron conservé de William S. Burroughs sert de matière première à un projet artistique.
25.02.2011, Thomas Rozec
Quelle belle et charmante idée. Deux artistes contemporains américains, Tony Allard et Adam Zaretsky, ont mis au point un projet de BioArt dont l’élément principal est un étron du regretté William S. Burroughs, précieusement conservé dans ce qui semble être un bocal à confiture rempli de formol (voir ci-contre) par des amis de l’écrivain. Si ce postulat ne vous fait pas saliver, c’est que vous avez un problème.