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Xosar : Rainy Day Juno Jam
03/02/2012, par Olivier Lamm

Xosar : Rainy Day Juno Jam

Xosar, c’est ton rêve mouillé: une techno nerd sublime visiblement élevée par Tonton Legowelt, passionnée de matos vintage et de cinéma japonais chelou (elle a fait un clip avec des images du monumental Hausu de Nobuhiko Ôbayashi) qui fait des instrus de jackin’ techno expérimentale sous tranxene et sample sa propre voix pour alanguir la sauce.

Même si l’artwork de Ghosthaus laisserait supposer une énième horreur witch house, même si on culpabilise de s’être attardé un peu plus que de raison sur son cas alors qu’elle n’a sorti que deux maxis, on se dit que la musique y est quand même un peu pour quelque chose: c’est le très respectable label hollandais Rush Hour, qu’on n’oserait jamais suspecter d’avoir flairé un bon plan marketing, qui a sorti Ghosthaus, qui est excellent de bout en bout.

Preuve par le media, on vous propose “Rainy Day Juno Jam”, petite ballade AFX-ienne liquide et faussement pudibonde qui vient du flip. On remercie Guillaume Heuguet de Foolhouse pour le tip. Lire la suite

PressPausePlay
03/02/2012, par Olivier Lamm

PressPausePlay

C’est un paradigme de notre temps qui se vérifie chaque jour que les Dieux de l’internet font: face à la tempête de la révolution digitale, nous sommes pris dans la quadrature du cercle, paumés dans une terra incognita qui s’étend entre des préceptes moraux tous valables mais aussi absolument inconciliables.

Tous nostalgiques de ce temps de vaches maigres où voir un docu de Herzog ou écouter un album de Drexciya, enregistrer un Mellotron ou monter un clip demandaient des efforts considérables, on stocke sur nos disques durs des tonnes de merveilles qu’une vie entière ne suffirait pas pour qu’on puisse en profiter; on milite simultanément pour la libre circulation de la culture et pour la rémunération des acteurs indépendants, on argumente autant sur la démocratisation de l’art que la rareté du talent, on fustige autant l’élitisme petit-bourgeois des vieux musiciens installés que les kids inconscients qui torchent des tracks sur Ableton live entre un twit et un épisode de Breaking Bad.

Bref, nous sommes tous simultanément des luddites modérés et des technopositivistes dépressifs, et le gros des débats ne se fait pas sur internet, mais dans nos propres coeurs. Lire la suite

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Nicolas Jaar: Materials
03/02/2012, par Clément Mathon

Nicolas Jaar: Materials

La V2 de The Drone est quasiment terminée, et elle va pas être dégueu. Parmi ses nouvelles features, on peut déjà vous dire que l’on a fait de notre outrancière Shitlist une rubrique à part entière. Du coup, chaque matin, lors de notre humble revue de presse interne, on se prend à identifier la matière première qui viendrait la nourrir. L’envie est trop grande aujourd’hui, au visionnage du dernier clip du petit Nicolas Jaar, Materials, pour ne pas emboiter le pas.

“C’est salaud”, fustigerez-vous, “infidèles” brandirez-vous, et vous aurez raison. Rappelons simplement qu’aucun choix n’est définitif en ce bas monde, et que le trompettes qui volent, ça me pose problème. Lire la suite

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DC Scorpion Girl : Come to Our Show
02/02/2012, par Olivier Lamm

DC Scorpion Girl : Come to Our Show

Beauté éternelle de la trame Rank Xerox.

Willona M. Sloan, alias DC Scorpion Girl du zine punk féministe Scorpion, vient de mettre en  ligne son énorme collection de flyers de concerts punk et hardcore, ramassés et amassés tout autour de Washington mais aussi en Asie, en France, en Amérique du Sud et au Royaume-Uni sur une période de plus de 10 ans.

Collectionneuse compulsive, Sloan avait plus ou moins abandonné un projet de beau livre qui les rassemblerait tous sur papier glacé, mais a vraisemblablement été rattrapée par la nostalgie (et la fièvre partageuse d’internet).

“Je suis très fière de cette collection de flyers, parce qu’elle atteste du côté fabuleux de la communauté punk, et reflète les liens que j’y ai noués à une époque tendre et formative de ma vie. Ces gens comprenaient et savaient apprécier ma trajectoire, et ont partagé la leur avec moi (…). C’est une collection intime, constituée par des punks qui collectionnaient de leur côté des flyers des concerts organisés à côté de chez eux ou par leurs amis autour du monde. Ils m’ont envoyé ceux qu’ils préféraient; j’ai sélectionné ceux que je préférais à mon tour”.

Le eBook est dispo pour rien sur son site, on ne saurait trop vous conseiller d’aller y faire un tour et de l’enfouir dans un coin de votre propre disque dur. Lire la suite

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Philip Glass : Four American Composers
02/02/2012, par Olivier Lamm

Philip Glass : Four American Composers

C’est un tweet de Ghostly qui nous a soufflé le lien à l’oreille.

Un généreux internaute  a uploadé les quatre épisodes de Four American Composers, série de quatre documentaires réalisés au début des années 80 par Peter Greenaway sur John Cage, Meredith Monk, Robert Ashley et Philip Glass.

On connaissait le goût de Greenaway pour les faux-documentaires (avez vous-vu le génial The Coastline?) et la musique répétitive (voir sa relation de travail étroite avec Michael Nyman), mais on n’avait aucune idée que l’auteur du Ventre de l’architecte et de Drowning by Numbers s’était un jour penché sur le cas de l’école minimaliste américaine.

D’après la page de la plateformes d’archives d’avant-garde Ubu, les quatre documentaires auraient largement contribué à faire connaître les quatre compositeurs au Royaume-Uni, et celui Philip Glass en particulier est du genre précieux.

Rappelons qu’en 1983, date où le film fut tourné, l’Américain était dans une superbe effusion: il venait de boucler la b.o. de Koyaanisqatsi (toujours sa plus célèbre à ce jour) et de sortir Glassworks, énorme bestseller qui l’a fait connaître au grand public et aux yuppies autour du monde.

Dans ce beau documentaire à la photo et au montage typiquement early 80s, on peut l’entendre parler avec les membres de son fameux Philip Glass Ensemble et dire beaucoup de choses pertinentes sur le temps, la répétition et la modernité.

Pour les amateurs de gear porn, on peut aussi (surtout) le voir jouer Music in Similar Motion sur un Prophet 5, soit l’un des dix synthétiseurs américains les plus importants de l’histoire des synthétiseurs américains. Lire la suite

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Dodecahedron : ALLfather
02/02/2012, par Olivier Lamm

Dodecahedron : ALLfather

En attendant le prochain Meshuggah dont on désespère d’entendre un extrait, un peu de post black vener pour fendre les masses d’air glacial qui piquent les joues.

Dodecahedron est une bande de newbies originaire de Tilburg, aux Pays-Bas (pas vraiment la nation la plus dense en légions satanistes) qui donne dans le crossover futuriste avant-metal façon Relapse mais qui sort son premier album chez Season of Mist.

La fameuse maison metal de Marseille nous les vend comme une sorte de black intello, dans la lignée des excellents (quoi qu’un poil sérieux) Deathspell Omega ou des non moins excellents (quoi qu’un peu sérieux aussi) Blut Aus Nord, ou du fabuleux Ordo Ad Chao des vétérans Mayhem.

D’un morceau à l’autre, on entend plutôt un énième gloubiboulga metalcore vaguement plus dissonant que la moyenne, mais l’énergie est là, les blast beats tapissent bien l’oreille, et le chanteur est cool.

On vous met le morceau éponyme qui ouvre ALLfather, leur tout, tout premier album, qui ressemble presque à du Converge indus, du Thorns ou du Emperor démantibulé. Et les petits gars sont cohérents, ils ont mélangé un dodécahédron et le logo de Darkthrone sur leur pochette. Lire la suite

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A Place To Bury Strangers: Onwards to the Wall
01/02/2012, par Clément Mathon

A Place To Bury Strangers: Onwards to the Wall

On aura vu ces derniers mois l’autocollant Shoegaze, évoquant de but en blanc pour les ignares que nous sommes un saignement des oreilles provoqué par mur d’enceintes à la taille relativement exorbitante, collé à des projets à l’ADN  lointain d’un The Jesus and Mary Chain par exemple. Preuve que le genre est bien dans l’air du temps.

Ce matin, c’est un groupe de spécialistes, du genre de ceux pour qui aucune diatribe n’est nécessaire pour justifier leur présence dans la section j’aime l’odeur du napalm le matin, qui vient remettre les pendules à l’heure et gratifier le web de sa dernière performance. Le trio new yorkais A Place To Bury Strangers est de retour, et ça sent le souffre. Lire la suite

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Golden Axe: Moon of Peaceful Planet
01/02/2012, par David Pais

Golden Axe: Moon of Peaceful Planet

Rien de plus simple que de décrire la musique de Golden Axe. Si vous avez joué au jeu vidéo du même nom sorti en 1989, vous avez compris le topo.

Ce qui est beaucoup plus difficile à expliquer par contre, c’est le clip qui accompagne Moon of Peaceful Planet. Quel rapport entre le son retro-futuriste des néo-zélandais et les gestes de victoire des plus grands golfeurs du monde? A pas compris.

Vous me direz: On n’a pas besoin de comprendre un coucher de soleil pour le trouver beau, donc à quoi bon essayer d’intellectualiser l’auto-congratulation, le poing serré, d’un Tiger Woods après un Birdie? Pas faux. Le morceau est cool, et le golf au fond c’est un truc inoffensif. Personne ne déteste le golf au point de ne pas vouloir regarder ce clip, ce qui est déjà une raison suffisante pour en mettre partout. Lire la suite

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Secret Chiefs 3 / Traditionalists : La chanson de Jacky (Ft. Mike Patton)
01/02/2012, par Olivier Lamm

Secret Chiefs 3 / Traditionalists : La chanson de Jacky (Ft. Mike Patton)

On ne sait pas trop ce qu’il faut célébrer en premier dans l’annonce de ce nouveau 45 tours de la branche Traditionalists de Secret Chiefs 3: le fait que Trey Spruance s’attaque enfin à l’Everest Jacques Brel, ou ses retrouvailles sur disque avec Mike Patton, les premières depuis le dernier opus de Mister Bungle en 1999 (les internets nous informent dans l’oreillette que les deux gaillards se retrouvent régulièrement sur scène depuis quelques mois pour jouer du Zorn ou du Faith No More, à tel point que les nerds commencent déjà à fantasmer).

Bref, on a pas la place pour vous pondre un énième laïus sur l’importance de la cosmogonie Trey Spruance-esque (Sohrawaradi, la théosophie, Seraphim Rose, les gialli, le death metal etc.) mais notez au moins dans un coin de votre tête que Secret Chiefs 3 ne s’attaquent jamais à un cover sans raison cachée ou mystère enfoui.

Ici, ils ressuscitent simultanément  la version originale de La chanson de Jacky et  Jackie, la version en anglais dans le texte de Scott Walker, avec l’espoir secret de révéler une “troisième dimension”. Et sur le flip, c’est presque aussi intense puisque la bande de Spruance revisite en version “spaghettisée” le thème The Exile, classique du classique Book of Horizons. Lire la suite

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Brainfeeder : Sampler 2012
01/02/2012, par Olivier Lamm

Brainfeeder : Sampler 2012

On aime bien Brainfeeder. Pas hyper client pourtant du tout venant “post J Dilla” qui inonde les internets depuis deux trois ans (du purple sound écossais au skweee suédois, c’est huit nouveaux clones en moyenne qui débarquent par semaine), on est très admiratifs de la manière dont le label de Steven “Fly’Lo” Ellison a naturellement laissé muter ce qui était au début un roster de copycats plus ou moins inspirés en vraie petite multiplicité tentaculaire. Lire la suite

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Blondes : Blondes
31/01/2012, par Olivier Lamm

Blondes : Blondes

A moins que les circonvolutions hystériques du petit royaume indie hipster de ces six derniers mois vous aient dégoûté au point de vous enfermer dans un frigidaire anti-atomique, vous avez forcément entendu parler de Blondes.

Découvert via un joli petit maxi sur Merok, danseuse du gars de The Big Pink, ce duo de mignons minets formés aux Beaux-arts d’Oberlin, Ohio, basés à Brooklyn et momentanément passés par la cas Berliiiiiin a gravi les échelons de la post-gloire post-internet à une vitesse délirante. Pour peu, on ne serait pas si surpris de les voir débarquer à la prochaine Winter Conference de Miami, ce raout de la house pouet pouet généralement réservé aux remixeurs de Mariah Carey. Lire la suite

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Liturgy: True Will
31/01/2012, par Clément Mathon

Liturgy: True Will

Voici une bonne occasion de parler enfin d’un des meilleurs disques de l’année dernière (oui, vous avez le droit de ne pas être d’accord).

Liturgy, quatre têtes blondes originaires de Brooklyn éprises il y a trois ans d’une grasse envie de s’attaquer au sujet Black Metal. On conserve en partie le decorum (pochette de disque anti-cléricale, patronyme cryptique, rythme à la quadruble croche…), mais on écarte les symboles éculés du genre (pentagrammes, chevelures secrètement entretenues au mixa bébé, gloire aux rites païens, exaltation du matos, et tablatures disponibles dans Guitar Part). Lire la suite

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