Il truste à lui tout seul le web ricain de l'info musique six mois avant le débuts des hostilités: bienvenu à Coachella, le super festival californien. Depuis sa création en 1999 par les géants du booking Goldenvoice, le festival de Coachella s'est installé dans la vallée du même nom à 2h30 à l'est de San Diego. Pour la légende, c'est Peal Jam qui en 93 boycottait les vendeurs de billets Ticketmaster, et aurait organisé un concert sauvage sur "la terre la plus aride des Etats-Unis", rendant de facto le lieu juridiquement propre à l'organisation de concerts. On fait un bon dans le temps, nous voici en 2012 et Coachella est devenu une institution qui draguent chaque année 75000 personnes. Cette année, comme les précédentes, a eu son lot d'annonces bigger than life : reformation intéressée d'At The Drive-In, morbide hologramme de Tupac Shakur, et la possibilité de streamer en live les concerts. Petite sélection ci-dessous.
Une anthologie consacrée à la musique concrète du premier clavier des Mothers of Invention.
17.04.2012, Olivier Lamm
On connaît tous plus ou moins Don Preston sans le savoir. Présence vitale au sein des Mothers of Invention première période, c'est lui qui joue du Moog et des notes compliqués dans la plupart des disques de Zappa entre 1966 et 1974 et qu'on peut voir, moitié chauve, moitié chevelu plaquer des accords de Rhodes très dissonnants dans la vidéo ci-dessous.
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En attendant leur concert à la Villette Sonique, leur nouvel album très compliqué en écoute.
16.04.2012, Clément Mathon
Nous n'attendons pas que le hip hop soit sauvé, et encore moins par une major. Leur absence totale de capacité à sentir les bons coups, et c'est pas nous qui le disons, c'est Diplo dans notre interview, a fait les choux gras par exemple de Mad Decent, mais aussi de l'industrie indépendante ces 20 dernières années. A se demander ce qu'a pris le D.A. chez Epic ( qu'on salue au passage) qui a décidé de sortir mardi prochain la nouvelle mélasse imbitable de Death Grips, The Money Store.
Le premier album du projet salace de Steve Moore sort enfin. Ecoute intégrale.
16.04.2012, Olivier Lamm
Lovelock, c'est un peu l'exutoire salace de Steve Moore, le coup de zoom sur cet endroit longtemps secret de son cerveau où notre prog head notoire pour son fétichisme aigu pour John Carpenter, Goblin et les synthétiseurs analogiques américains caresse des culs de déesse en même temps que les souvenirs les moins avouables de sa jeunesse sonique: l'italo disco vraiment crado, le disco funk qu'écoutait votre cousin de Caen et les génériques metal FM synthétiques de séries télé signés Jan Hammer ou Mike Post. J'espère que les allergiques au Grand Revival Permanent incrustré dans toutes les fibres de notre temps ont déjà quitté la pièce, parce que la nostalgie de Moore est, à l'instar de celles d'Ed DMX de DMX Krew ou Alden Tyrell, du genre coriace et concentré.