Conrad Schnitzler: Endtime

Le testament du géant secret de la musique électronique allemande, en écoute exclusive.

02.04.2012, par

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2012%2F04%2FImage%202.png%22%2C%22alt%22%3A%22Image%202%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%222566%22%2C%22file%22%3A%226187%22%2C%22width%22%3A%22317%22%2C%22height%22%3A%22422%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2012%2F04%2FImage%202.png%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%222566%22%7D%7D%7DConrad Schnitzler s'est discrètement éteint au coeur de l'été dernier. Météore permanent, esprit libre complètement désinvesti du jeu du business pop, ce plasticien de formation dont le premier mentor fut Joseph Beuys a activement participé à la révolution électronique allemande en tordant et influençant profondément deux de ses institution dans leur prime jeunesse bruitiste et fantaisiste: Tangerine Dream et Kluster.

La majeure partie de sa carrière, il l'a pourtant passé dans l'ombre, enchaînant dès 1971 les pépites d'electronica minimale et dénuée de toute facilités mélodiques, dont une bonne dizaine de classiques formellement visionnaires, pendant que ses collègues tutoyaient les étoiles et les paillettes. Fabuleusement prolifique, il a publié tellement de disques à compte d'auteur que sa discographie complète ressemble à une forteresse ou un bottin téléphonique.

Très investi dans la réédition de ses incunables introuvables, le label M=Minimal publie aujourd'hui Endtime, sorte de testament opaque enregistré par Schnitzler alors qu'il se savait condamné... quatre jours avant sa mort.

Loin des fameuses autoroutes de glace de Rot, Blau ou la grandiose série des Con, c'est un majestueux patchwork de mots et de matières concentrées en miniatures puis ordonnées en un grand ensemble lyrique et crépusculaire. Nous avons l'honneur de vous faire entendre l'intégralité de la face A du double vinyle, belle et insondable comme une vue de l'au-delà, à vous donner la chair de poule.

A noter pour les jeunes que le label publie bientôt une version de Zug (1978) ""remodelée" par Max Loderbauer (.nsi) et Ricardo Villalobos et qu'il y a de grandes chances que ce soit très, très bien.

.1
Conrad Schnitzler
Endtime Part 1 - 8
00:16:16
{"playlistId":"394","id":"1675","mp3":"bWVkaWEvMjAxMi8wNC9lbmR0aW1lIC0gdmlueWwgc2lkZSBhIC0gc3RyZWFtLm1wMw==","artist":"Conrad Schnitzler","title":"Endtime Part 1 - 8"}



%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2012%2F04%2FConrad%20Schnitzler%20-%20Endtime.jpg%22%2C%22alt%22%3A%22Conrad%20Schnitzler%20-%20Endtime%22%2C%22width%22%3A%22100%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22none%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20float-none%20model-Photo%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%222567%22%2C%22file%22%3A%226188%22%2C%22width%22%3A%22684%22%2C%22height%22%3A%22690%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2012%2F04%2FConrad%20Schnitzler%20-%20Endtime.jpg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%222567%22%7D%7D%7D


Commentaires
1
10.04.2012 par Sonic surgeon :
Merci.
Poster un commentaire
Voir aussi
4
Articles suivants

Chromatics : Kill for Love

Le nouveau magnum opus des doués Chromatics, en écoute intégrale.
29.03.2012,
Olivier Lamm

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2012%2F03%2Fchromatics2.jpeg%22%2C%22alt%22%3A%22chromatics2%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%222556%22%2C%22file%22%3A%226176%22%2C%22width%22%3A%22600%22%2C%22height%22%3A%22400%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2012%2F03%2Fchromatics2.jpeg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%222556%22%7D%7D%7DPassé en un disque évaporé du statut d'obscurité post-punk sympa à objet indie chic ultime de 2007 (rappelez-vous cette courte parenthèse enchantée où l'on pouvait entendre de l'italo disco dans les bars parisiens), Chromatics est un mystère un peu insondable: à la fois le truc le plus désincarné et poseur que pouvait nous proposer l'Amérique qui se déplace en vélo à pignon fixe et une proposition vraiment dense, noire et captivante de succédané 80s sous les spotlights. Pour faire vite, Chromatics nous agacent pour les poses et les clips en faux-VHS, mais on ne peut s'empêcher d'admirer la grâce qui se dégage malgré tout de leur italo pas disco camp et délavé.

Lire la suite...

Death Grips : The Fever (Aye Aye)

Ayé, Death Grips a tourné son premier clip pour MTV.
29.03.2012,
Olivier Lamm

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2012%2F03%2FDeath%2BGrips%2B%2B032.png%22%2C%22alt%22%3A%22Death%2BGrips%2B%2B032%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%222565%22%2C%22file%22%3A%226185%22%2C%22width%22%3A%22500%22%2C%22height%22%3A%22331%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2012%2F03%2FDeath%2BGrips%2B%2B032.png%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%222565%22%7D%7D%7DUn rappeur qui bondit les bras en l'air, un claviériste (oui, un claviériste) qui se convulse en rythme, un filtre "predator" sur les images: pour un peu, on aurait presque l'impression de regarder un clip de Faith No More époque Angel Dust.

Mais non, c'est le premier video clip de Death Grips extrait de leur Money Store à venir le 24 avril sur Epic. La question à 23 dollars étant: "Mais que vont penser les fans de Cypress Hill" à l'écoute de cette délicieuse tornade industrielle?

Lire la suite...

Objekt : Electronic Explorations Mix 190

Le gamin TJ Hertz bosse dur pour sortir du lot, la preuve en mix.
29.03.2012,
Olivier Lamm

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2012%2F03%2F190_objekt1.jpeg%22%2C%22alt%22%3A%22190_objekt1%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%222544%22%2C%22file%22%3A%226164%22%2C%22width%22%3A%22500%22%2C%22height%22%3A%22500%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2012%2F03%2F190_objekt1.jpeg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%222544%22%7D%7D%7DJe ne sais plus sur le mur fabebook de quel vieil électronicien aigri j'ai lu la phrase "Another day, another 5000 dubstep producers". Le gamin TJ Hertz bosse en tout cas très dur pour sortir du lot.

En quatre maxis, cet Anglais exilé à Berlin s'est taillé une réputation de vrai petit virtuose. Empreint de classicisme deep techno mais boosté par des architectures formelles fleuries comme celles de la grande époque electronica, son dubstep très technique qu'il décrit lui-même avec moults malice et mots barbares ( "a convoluted mess of elektrology and teknology, 3-step, bass-core, post windmill, proto-minimal wankstep, gondola, shithouse, acid wonk, no more, no less") fait très plaisir aux nerds et aux puristes.  

Lire la suite...

{"template":"article","rubrique":"blog","title":"Conrad Schnitzler: Endtime | The Drone ","videosPlayerList":null,"pageIsList":null,"nextPage":"list\/blog\/594"}

Twitter

Derniers commentaires

Restez en contact