Embourgeoisement, épuisement du filon, formatage, je ne sais pas ce qui m’agace le plus dans la techno minimale, mais j’ai le sentiment que Berlin est en train de lentement perdre son leadership. Des projets électroniques comme Caribou, The Very Best, Diplo me paraissent moins fainéants et plus inspirés en ce moment, et les cabines des clubs semblent de plus en plus enclines à accueillir le travail de producteurs à la recherche de nouvelles formules.
Chapeauté comme un dandy anglais du 19ième, le phocéen Danton Eeprom expérimente la sienne depuis 2005 avec des apparitions en Allemagne aux côtés d’Ellen Allien. Exilé en 2007 à Londres, il sort cette année un nouvel album, “Yes Is More”. Une véritable librairie itunes allant du tango au track minimal techno de ses débuts, en passant par des références littéraires obscures telles que son morceau “Confessions of an English Opium Eater“ de Thomas de Quincy. Et si son disque peine peut-être à trouver une vraie cohérence musicale, on salue sa performance théâtrale, sur scène comme en interview.
