Culte et incontournable pour qui est amateur de post-punk ricain 80′s, Pylon aura été frappé du même sort que la plupart des groupes hyper-influents: il est longtemps demeuré bien moins connu que ses descendants. C’est ça d’être à la pointe. Il a heureusement bénéficié d’un retour en grâce ces dix dernières années, mené par DFA qui réédita Gyrate et Chomp, les deux LPs du groupe d’Athens, et le remit sur la route de la scène.
Endeuillé par la perte de son guitariste historique, Randall Bewley, mort d’une crise cardiaque il y a deux ans, Pylon n’est pas à proprement parler très actif. Heureusement, DFA ne semble pas décidé à lâcher la grappe de ses héros d’antan et s’apprête à sortir un 7″ split entre Deerhunter et Calvinist, les premiers s’attaquant à une reprise du monumental Cool, tout premier single de Pylon, sorti en 1979, le second – derrière lequel se cache le journaliste Sasha Frere-Jones – proposant deux remixes de Yo-Yo (tiré de Chomp, à l’origine), en compagnie de cette tête à claques d’Alexis Krauss de Sleigh Bells.
Si l’on ne mise pas plus que ça sur la deuxième face – quoique, on peut toujours se faire prendre par surprise – la première est une vraie réussite. L’esprit d’origine est-là, avec la petite touche Deerhunter en plus qui, comme on dit chez nous, “fait le job”:
Pour mémoire, voici comment sonnait l’original:
Zombie gore, zombie social, zombie déprimé, zombie scato, zombie humaniste, zombie grotesque, ou zombie politique: cet avatar du vaudou haïtien déchaîne particulièrement les passions occidentales depuis la
On savait depuis la maternelle que le panda était un animal sympathique, mais en recevoir la preuve directe a quelque chose de rassurant, comme si l’on nous confirmait que nos croyances d’enfants pouvaient être préservées dans ce monde d’adultes cyniques… Blague à part, remercions grandement
A l’heure où l’on déplore la mort récente de deux des plus grands weirdoes que le charmant monde du rock’n roll ait porté, à savoir