L’artiste Brock Davis s’est servi de choux-fleurs pour recréer trois explosions historiques.
Le crash du Hindenburg, 1937.



L’artiste Brock Davis s’est servi de choux-fleurs pour recréer trois explosions historiques.
Le crash du Hindenburg, 1937.



Ca, c’est beau pitch : En 1945, les Nazis se sont enfuis sur la lune, en 2018 ils reviennent envahir la Terre.
Je viens littéralement de faire sous moi en regardant la bande-annonce de ce block-buster discount, réalisé par Timo Vuorensola, un Finlandais déjà responsable de Star Wreck, une parodie de Star Trek fort remarquée sur les internets.
C’est une belle leçon de courage. Lorsque Timo décide de faire un film sur des Nazis de l’espace, rien ne l’arrête. C’est pas moins de 900 000 € qu’il a réussi à choper en “crowd sourcing” (autrement dit des gens comme vous et moi qui, en temps de crise internationale, se disent : Hey, j’investirais bien dans un nanar qui parle nazis sur la lune).
Le tout a couté au total 7,5 millions d’euros, et sera bel et bien en salle le 4 avril 2012.
Les lecteurs assidus de The Drone savent l’amour que l’on porte à Oxbow et à son très fantasque chanteur/performer en slip/leader Eugene S. Robinson.
Fasciné par la violence dans l’art autant que la violence tout court, ce Tyler Durden en chair et en os est bien plus que “that tall black Guy in the corner of the punk rock show”: il s’épanouit autant sur les scènes des caves que sur les pages des magazines (Vice, Hustler, The Wire, GQ, EQ, Code…) et des livres en papier.
Après son petit précis sur la baston (le best-seller surprise Fight , or Everything You Ever Wanted to Know About Ass-Kicking But Were Afraid You’d Get Your Ass Kicked for Asking), Robinson s’est lancé dans la fiction il y a deux ans avec A Long Slow Screw, sorte de résurgence super hardboiled inspirée par sa jeunesse castagneuse dans le New York des années 70.
Il nous en parlait en détails dans l’entretien qu’il nous accordait il y a quelques temps: “Si tu vis à New-York aujourd’hui, la ville que je décris dans le roman ressemble à de la science-fiction. Mais New-York après la fin de la guerre du Vietnam était chaotique. Les vétérans venaient de rentrer, l’héroïne avait retourné la ville. Les drogues ont des effets différents selon les gens, mais entre les agressions, les vols, la violence de rue, c’était un vrai bordel“.
La scène se passe en 1966 (sans conteste la meilleure année pour le rock), sur le plateau d’American Bandstand. Depuis 1952, ce divertissement bien sous tout rapport ravie l’Amérique blanche de la côte est en recevant les Jerry Lee Lewis, Beach Boys, Dick Dale, et la liste continue, et donne bien sûr le La pour la génération de l’entertainment à venir, de Soul Train à Top Of the Pops.
Ce jour-là, c’est au tour de Don Van Vliet aka Captain Beefheart de passer sur le grill. L’archive, mignone comme un sucre d’orge, à croquer comme une pomme d’amour, nous présente un Beefheart jouant le jeu des médias, répondant à une cruche (à certains égards pionnière sans le savoir du journalisme musical tel qu’on le connait aujourd’hui) qui n’a aucune idée de ce qu’elle fait là, avant de tous partir gincher sur le super fuzzy Diddy Wah Diddy.