Il ne vous aura pas échappé que The Drone fonctionne actuellement à 2,6% de son rythme habituel. Il ne vous aura pas échappé non plus que vous êtes vous même en vacances, ou dans l'improbable cas contraire (on a les chiffres des habitus socio-culturels de notre lectorat, vous seriez surpris de constater à quel point vous êtes prévisible), la plupart de vos connaissances réelles ou virtuelles le sont.
Le fait est que The Drone demeure une petite entreprise familiale et qu'en attendant d'être effectivement la fourmilière transmédiatique qu'il ambitionne de devenir, ses grouillots ont le bout des membres tellement endoloris que tout prolongement forcé de l'activité serait contre-productif. C'est ce que nous a dit notre docteur, en tout cas.
On a beau zoner au bureau (il y fait frais), il est donc grand temps de fermer officiellement la boutique jusqu'aux derniers jours d'août. On est d'ores et déjà impatient de la réouvrir (on a de l'or en barre dans les placards).
Bisou,
The Drone Team.
The Mole: If I Had A Nickel
Olivier Lamm
A la rentrée, le pimpant, passionnant inventeur minimal house Colin de la Plante lance Maybe Tomorrow, son tout, tout premier label. C'est une très bonne nouvelle pour trois raisons: on adore The Mole, le label emprunte son nom et son logo à la version originale de la série Le Vagabond (rappelez-vous, le berger allemand qui sillonnait les belles provinces du Canada en quête d'un foyer mais qui reprenait toujours "son chemin" à la fin) et la première sortie du label est une prod perso de The Mole lui-même. Comme on vient de le dire, on adore The Mole; la dernière des trois raisons est donc une sorte de mise en abyme, ou un carré, si vous voulez.
Pop in Djerba
The Drone
Après Ulysse, les Carthaginois et les Romains, c’est au tour d’une horde de festivaliers attirée par les perspectives d'ivresse (par le soleil et la musique, what else?) de se retrouver sur l’Ile de Djerba pour assister au Festival Pop In Djerba. Bon, on va pas tourner autour du pot 300 jours, The Drone est partenaire de l'événement. Pourquoi? Une bonne partie de la prog ne nous dit pas grand chose (la famille Kitsuné du rock, très peu pour nous), mais l'initiative nous botte - mieux, elle nous intrigue. On va même aller y voir ce qui s'y passe, s'il s'agit d'un retour de diaspora (hum, hum), d'une délocalisation du 11ème arrondissement ou d'un vrai événement bon enfant d'abord organisé pour les locaux dans la torpeur des prémisses de l'été indien.
Outer Space: Outer Space II
Olivier Lamm
Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais la semaine dernière un pionnier de la musique électronique est mort. Il s'appellait Ilhan Mimaroğlu, il était né en Turquie en 1926 et il avait étudié au Columbia Electronic Center avec Vladimir Ussachevsky ou Varèse. Finnadar, l'historique label de musique électronique et de jazz d'avant-garde qu'il avait fondé dans le giron de l'Atlantic de ses compatriotes Nesuhi et Ahmet Ertegun, devrait être inscrit au patrimoine culturel mondial et sa propre oeuvre, en solo ou aux côtés de Mingus ou Freddie Hubbard, est à ce point démente que le musicien américain Keith Fullerton Whitman a directement nommé son mail-order d'incunables de la musique expérimentale d'après son patronyme. Bref, c'était un très grand monsieur de la musique sur bande magnétique et de feu la modernité et quelque chose au fond de l'intestin grêle nous fait penser qu'à l'ère des blogs musicaux et de Spotify (où une bonne dizaine d'oeuvres est disponible), il aurait mérité un peu plus qu'une nécro épaisse comme du papier à cigarette dans le New York Times.