Four Color Fear

Superbe compil de horror comics oubliés des 50's.

le 25 mars 2011, par Thomas Rozec

Ces derniers mois signent définitivement le retour en grâce d’un pan entier – et oublié – de la culture US: celle des horror comics. Après The Horror! The Horror!, excellent bouquin dont nous vous avions parlé à l’époque, Fantagraphics se lance à son tour dans ce revival gore en rééditant Four Color Fear: Forgotten Horror Comics of the 50′s, compilation des meilleures planches du genre.

L’intérêt de ce livre, c’est qu’il prend le parti de ne pas se centrer sur l’éditeur-roi de ce genre bien particulier de la bande-dessinée américaine, EC Comics (éditeur de Mad), mais de laisser la part-belle aux publications plus modestes, et surtout jamais rééditées. Ainsi, c’est avec bonheur que l’on découvre les productions d’Avon, Fiction House, Gilmor, Youthful et bien d’autres, qui, à l’époque, répondaient aux doux noms de Voodoo, Weird Horrors, Eerie ou Witches Tales.

Bien évidemment, les codes du genre sont omniprésents: goules dégoulinants, zombies faisandés comme il faut, vampires lubriques, loups-garoups, sorcières, extra-terrestres, momies… Bref, toute la panoplie des monstres classiques, déclinée à l’envi. On ne va pas vous refaire toute l’historique – à lire ici – de l’interdiction progressive mais ferme de ce type de littérature, mais on va tout de même vous en redonner les grandes lignes.

Disons, pour la faire courte, que le gouvernement de la fin des 50′s n’aimait pas ces comics. Du coup, plutôt que de les frapper d’une interdiction sèche et sans doute trop visible, il a choisi de les “réguler”. Autrement dit: de créer un organe de surveillance, le Comics Code Authority (CCA), chargé d’appliquer un ensemble de règles morales sauce rigoriste, et donc, inéluctablement, de bannir les horror comics.

Bon, il faut se remettre dans le contexte de l’époque pour imaginer le potentiel terrifiant des monstres en papier qui, aujourd’hui, font plus rire que peur, mais toujours est-il que les States ont tout de même mis 50 ans à se débarrasser de leurs vieilles censures – le CCA a officiellement cessé d’exister en janvier dernier – pour redécouvrir cet héritage, dont voici quelques bonnes feuilles (d’autres sont à découvrir par ici):

Tags
Poster un commentaire
Articles suivants

Hunter S. Thompson interviewe Keith Richards

Conversation impénétrable entre le journaliste et le guitariste. La question est: qui est l'invité de qui?
le 25 mars 2011,
Clément Mathon

En 1993, Wayne Ewing, réalisateur notamment de “Breakfast with Hunter” (connu pour sa scène mémorable en décapotable avec Hunter, John Cusack, Johnny Depp et une poupée gonflable), “When I Die”, ou encore “Free Lisl Fear and Loathing in Denver”, qui par ailleurs, a fait parti des rares privilégiés à avoir pénétré avec une caméra dans le sanctuaire du Dr Gonzo dans le Colorado, travaille pour Keith Richards. Ce dernier ayant été embauché par la chaine américaine abc pour une émission rock le vendredi soir.

Lire la suite...

Vigilante Vigilante: The Battle for Expression

Un docu en préparation sur la chasse aux graffitis dans les rues US.
le 25 mars 2011,
Thomas Rozec

Ils s’appellent The Grey Ghost, Silver Buff, The Silver Circle, The Graffiti Guerilla, et ils appartiennent à cette famille que la culture US a baptisé les Vigilants: des personnes ordinaires qui un jour décident de rendre la justice elles-même. Sauf qu’au lieu d’enfiler un spandex ou un treillis pour aller botter le fondement des dealers de crack du coin, ils ont choisi de faire une razzia au rayon peinture de leur Wall Mart et de partir à la chasse aux graffitis.

Lire la suite...

The Blitzen Trapper Massacre

Rainn Wilson (The Office) tente de rejoindre son groupe Sub Pop favori à coups de meurtres.
le 24 mars 2011,
Thomas Rozec

Avouons-le d’emblée, jusqu’à présent Blitzen Trapper n’était pour nous qu’un nom de plus sur la longue liste des groupes signés chez Sub Pop. Et, à vrai dire, ce n’est pas grave, puisque le propos du mini-film The Blitzen Trapper Massacre, que la bande de Portland vient tout juste de mettre en ligne,  n’est pas la musique à proprement parler.

Lire la suite...

{"template":"article","rubrique":"blog","title":"Four Color Fear | The Drone ","videosPlayerList":null,"pageIsList":null,"nextPage":"list\/blog\/759"}

Twitter

Derniers commentaires

Restez en contact