From Jack to Juke : 25 Years of Ghetto House

Un documentaire raw & wild sur les origines de la Juke, à regarder en ligne.

15.02.2012, par
Jackin’ House, Booty, Ghetto House, ou Juke: ça va faire bientôt trois décennies que Chicago fait mouiller les bedroom producers du monde entier et aide les petits Anglais à remettre un coup de pression dans les caves dès qu’une sous-scène montre des signes d’essoufflement.

L’exception est dure à expliquer. Toujours en avance d’un cran sur le reste de la nation dance (ok, les gangsters des favelas brésiliennes et des ghettos colombiens prennent la pole position à l’occasion), l’underground dance de la Windy City a l’air de se foutre de 99% de ce qui rend précisément la dance emmerdante (la musicalité, la préciosité puriste, Madonna, les soirées sur la péniche Concorde) pour se concentrer sur la seule chose qui devrait compter: les filles et les garçons qui dansent. D’où sa faculté paradoxale à tenir la dragée haute à tous les blanc-becs obnubilés par la ghetto cred de leurs bricolages.

Le cas de la Juke, qui fascine depuis un peu plus d’un an jusqu’aux lads de Planet-Mu, est un poil plus complexe encore. Purement fonctionnel à la base, le genre est monté en puissance à la fois via les battles de footwork qu’il est censé propulser et les tricks de plus en plus complexes et acrobatiques des producteurs. Mélange de Miami bass, de ghetto tech de Detroit et de délires technicistes, la Juke se passe de kick, jongle à toute vitesse (autour de 160BPM) avec les samples et les double-time et file le tournis par sa sauvagerie formelle à la limite du cubisme.

Sympa, la jeune documentariste Sonali Aggarwal consacre déjà un film entier au genre et à sa scène, et en profite pour esquisser une petite généalogie de la Ghetto House. Ca tombe bien, les gamins (ici DJ Chip, Gant-Man ou V-Dub) ont tous l’air obnubilés par leurs aînés (Frankie Knuckles, DJ Funk et la bande Dance Mania, Cajmere ou Paul Johnson) et ont tous à coeur de s’insérer dans la légende musicale locale.

Mis en musique par Slugo himself, le docu est un poil conventionnel mais bourré de data et vraiment pas mal. Surtout il se mate sans modération, sur toutes les plateformes et sur toutes les bécanes. Idéal pour réviser ses classics avant que débarque le Transistor Rhythm d’Addison Groove, dont le fameux Footcrab a redéfini les règles du bass game en Angleterre.

Poster un commentaire
Articles suivants

Quakers: Fitta Happier

Geoff Barrow dévoile son nouveau projet hip-hop.
14.02.2012,
David Pais

L’homme aux commandes du vaisseau pleurnichard Portishead, du Krauteux Beak et de la poupée de son Anika a un nouveau projet sur le feu des plus excitants.

Un collectif hip hop appelé Quakers, réunissant pas moins de 35 membres gravitant autour de Geoff Barrow (sous le nom de Fuzzface), 7stu7 (l’ingé son de Portishead) et le dj australien Katalyst.

La sortie de l’album est prévue le 27 mars chez l’éminent label Stones Throw et affiche des mensurations pachydermies avec ses 41 pistes un roster composé entre autres de Prince Po, Aloe Blacc, Dead Prez ou Guilty Simpson

Ce dernier est d’ailleurs présent sur le premier morceau dévoilé au public. On y note deux références à Radiohead : Le titre tout d’abord Fitta Happier, et le sample de la vidéo youtube d’une fanfare qui reprend National Anthem présent sur Kid A.

Lire la suite...

Dâm-FunK : A Prince Mix

Dâm-Funk qui mélange des raretés de Prince, on dit merci Wax Poetics.
14.02.2012,
Olivier Lamm

Ce matin en se levant, on s’était promis qu’on ne mettrait pas de mixdesaintvalentin en ligne. Parce qu’il n’y a bien sûr rien de pire au monde à part les mixes de Noël, parce que les autres s’en chargent déjà très bien, parce qu’on est déjà bien trop occupé à énumérer (dans notre tête)  les raisons pour lesquelles on n’emmène pas Moman au restaurant.

Et puis en voguant sur les internets, on tombe sur la magnifique double couv du numéro anniversaire de Wax Poetics consacré à Prince et sur un mix de la réincarnation d’Egyptian Lover, Damon G. “Dâm-FunK” Ridding, exclusivement composé d’edits (limite remixes) persos et de morceaux méconnus du plus grand musicien des années 80 (une face B de When Doves Cry ici, une vieille rareté par là). L’occasion fait le larron, comme on dit. Mais vous pouvez aussi attendre demain pour écouter la gâterie, hein.

Lire la suite...

Meshuggah : Koloss

Meshuggah sortent un nouvel album et la pochette moche qui va avec.
13.02.2012,
Olivier Lamm

Si vous saviez comme je suis content de pouvoir mettre une pochette aussi vilaine ici. Car s’il y a bien une constante chez Meshuggah (je veux dire, en plus de la très singulière qualité de leur metalcore dément), c’est la laideur sans faille, limite conceptuelle de leurs pochettes. C’est presque une tradition maison.

Lire la suite...

{"template":"article","rubrique":"blog","title":"From Jack to Juke : 25 Years of Ghetto House | The Drone ","videosPlayerList":null,"pageIsList":null,"nextPage":"list\/blog\/1278"}

Twitter

Derniers commentaires

Restez en contact