iueke : Tapes

Des tracks techno de 1990/91 inédits et stupéfiants.

25.01.2012, par

Tout est parti d’un charmant accident. Quentin “Zaltan” Vandewalle, disc jockey et docteur ès disco parmi les plus calés de Paris, est bon ami avec Gwen Jamois, cratedigger fameux et boss d’iueke.com, dealer  spécialisé dans la library music et l’avant-garde vintage. Or Jamois a eu plusieurs vies: au début des 90s, il travaillait comme ingénieur du son dans un studio de reggae londonien. Pendant son temps libre, il couchait sur bandes  des morceaux techno complètement fracassés, plein de ruptures folles, de funk et de suie.

Jamais sortis, ces tracks dormaient, comme tant d’autres, paisiblement dans un placard. Vandewalle, à qui ça démangeait pas mal de monter un label, a eu vent des-dits morceaux et, malin, a eu la bonne idée d’inaugurer Antinote en les extirpant du néant. L’étrangeté de ces objets a beau tenir à pas grand chose (une purée de delay bizarrement réglé, une courbe synthétique qui lézarde dans une reverb, une machinerie rythmique suffisamment souple pour avoir l’air vivante), la stupéfaction est totale. Surtout quand on se rappelle à quoi ressemblait la techno américaine en 1991.

On ne pense qu’à des grandes choses: les débuts tonitruants de l’écurie Mosquito, les grands moments de grâce de la bande Bergain/Ostgut Ton ou les premiers ébats sauvages d’AFX (surtout la série des Analogue Bubblebath). D’ailleurs, on ne sait pas trop quelles tractations ont eu lieu dans l’ombre, mais Richard D. James s’est à ce point pris d’affection pour le maxi qu’il en passe des extraits à l’occasion. La grande classe quoi, disponible en vinyle tout bientôt.

 

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Et ça tombe très bien, ce sera l’occasion -enfin- de comprendre de quel métal ils sont fait. Il faut dire qu’on n’a jamais vraiment compris la nature de la petite entreprise du duo de Brooklyn, qui, depuis quatre ans, explore sur des sorties k7 un large éventail de styles, n’hésitant pas à faire le pont entre le Black Métal, shoegaze et no-wave, c’est dire le delta. Unique constante, que nous saluons évidemment, c’est sans doute la liberté que s’octroient ces jeunes gens à tordre nonchalamment les références et à piller sans vergogne chez leurs ainés (leur précédent et très bon Leave Home emprunte son nom à un autre très bon album soit dit en passant).

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Vangelis n’est pas mort. Et on ne parle pas que de sa présence fantomatique dans 3 disques sur 10 qui sont sortis l’année dernière, non, non. Il n’a toujours pas de site ou de page Myspace, il est toujours sans domicile fixe, mais entre deux toiles moches, il lui arrive encore de composer pour les Chinois, les Qatariotes et les extraterrestres. Et puis il fait des concerts aussi.

Le 11 décembre dernier, il est venu toucher un gros chèque avec quelques autres “grands dignitaires” de la culture occidentale pour l’inauguration de la “Vallée des Cultures” à Doha, sorte de grosse verrue néo-classique fluo en forme d’amphithéâtre. Et pour l’événement, il a composé une bonne grosse symphonie pour orchestre philharmonique, choeur russe et choeur d’enfants qu’on est pas tout à fait impatient d’entendre en entier.

Par contre, les journalistes de la petite chaîne d’info locale en ont profité pour tendre un micro et une caméra sous son nez et vu qu’il n’avait pas donné d’interview depuis une éternité (la dernière fois qu’il a parlé à un dictaphone, c’était pour la b.o. d’Alexandre, la dernière fois qu’il a parlé devant une caméra, c’était il y a vingt ans), ils font presque un scoop.

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