Tout est parti d’un charmant accident. Quentin “Zaltan” Vandewalle, disc jockey et docteur ès disco parmi les plus calés de Paris, est bon ami avec Gwen Jamois, cratedigger fameux et boss d’iueke.com, dealer spécialisé dans la library music et l’avant-garde vintage. Or Jamois a eu plusieurs vies: au début des 90s, il travaillait comme ingénieur du son dans un studio de reggae londonien. Pendant son temps libre, il couchait sur bandes des morceaux techno complètement fracassés, plein de ruptures folles, de funk et de suie.
Jamais sortis, ces tracks dormaient, comme tant d’autres, paisiblement dans un placard. Vandewalle, à qui ça démangeait pas mal de monter un label, a eu vent des-dits morceaux et, malin, a eu la bonne idée d’inaugurer Antinote en les extirpant du néant. L’étrangeté de ces objets a beau tenir à pas grand chose (une purée de delay bizarrement réglé, une courbe synthétique qui lézarde dans une reverb, une machinerie rythmique suffisamment souple pour avoir l’air vivante), la stupéfaction est totale. Surtout quand on se rappelle à quoi ressemblait la techno américaine en 1991.
On ne pense qu’à des grandes choses: les débuts tonitruants de l’écurie Mosquito, les grands moments de grâce de la bande Bergain/Ostgut Ton ou les premiers ébats sauvages d’AFX (surtout la série des Analogue Bubblebath). D’ailleurs, on ne sait pas trop quelles tractations ont eu lieu dans l’ombre, mais Richard D. James s’est à ce point pris d’affection pour le maxi qu’il en passe des extraits à l’occasion. La grande classe quoi, disponible en vinyle tout bientôt.

On en a déjà les cheveux qui poussent de bonheur :
On a découvert Julia Holter un peu en même temps que tout le monde, quand le premier album de cette relative newcomeuse s’est retrouvé tout en haut de pas mal de tops de fin d’années (notamment celui du disquaire en ligne anglais
Vangelis n’est pas mort. Et on ne parle pas que de sa présence fantomatique dans 3 disques sur 10 qui sont sortis l’année dernière, non, non. Il n’a toujours pas de
Il y a déjà 10 ans, les frérots
Si vous êtes fait de la même pâte que nous, si ce foutu internet a tout de même contribué à étancher votre soif de b.o. synthétiques italiennes oubliées/de rhumba congolaise/de b.o. kollywood des trois dernières années de la décennie 1980/de noise moldave/de musique concrète finnoise/de synth music coréenne/…/ (remplacer par la petite niche obscure de votre choix), bref, si la merveilleuse partie philantrope du sous-continent de l’internet libre vous apparaît comme un petit îlot chaleureux dans un grand océan de rictus égotistes qui glacent le sang, vous êtes forcément passé un jour sur
UPDATE: C’est le titre d’ouverture du disque, et c’est depuis aujourd’hui son clip. No Futur/No Past illustré en lévitation par le réal John Ryan.
Voici un split plutôt curieux que nous offre à l’écoute le label normand de punk et d’autres sous-chapelles hardcore
Royaume d’un seul homme, gouvernement de polichinelle, quartier autonome ou autarcie collective autosuffisante, le documentaire
Dans la famille “j’étais pas né en 1988 mais j’ai trouvé un super preset 808 State sur l’émulateur de Jupiter 8 que j’ai cracké la semaine dernière“, le gamin mancunien Matt Cutler se pose pas mal là. Pourtant, cet ancien producteur d’abstract hip-hop galvanisé (il a fait ses débuts sur Werk, le label de l’indispensable
Nous sommes en 1985, Ronald Reagan est président, la Californie déjà républicaine, et l’Amérique observe de part et d’autre de son territoire, de Washington D.C. à Los Angeles, les formations hardcore truster les bals de promo et les clubs rock prendre le pli des All Ages Shows. Parmi elles, les Munitemen restent sans doute l’histoire la plus expérimentale et tragique de cette épopée.
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