Bon, puisqu'on est à la bourre là-dessus (merci à toi, bien aimable PR.), autant regarder ce qu'il s'est déjà dit sur ce deuxième album de nos petits soldats de Vancouver, chez nos voisins outre-Atlantique. Voilà ce que dit la chronique Pitchfork : "à l'inverse des groupes indie qui ont percé en 2009, Japandroids ne s'accrochent pas à leur jeunesse par nostalgie". Pour la chronique de The Drone, ce sera l'exact inverse.
Amateurs de nouveautés, fatigués de ritournelles qui sentent la garçonnière, abstenez-vous. Ce disque a bien été fait In The Garage. Et c'est bien la raison pour laquelle il est cool. Pour sa bétise profonde, sa naïveté crasse, pour la tendresse que nous inspire ses deux auteurs, et voici pourquoi :
Pour les Kids n'aillant jamais
écouté Dinosaur Jr. ou Weezer, et bien ce sera une bonne occasion, sur les conseils avisés de votre disquaire, de vous plonger
dans la petite histoire du grunge. Quand à ceux qui ont été marqués les 90's débranlées auxquelles je pense, vous êtes les seuls à pouvoir défendre ce disque, car s'il ne touche pas la corde sensible dans vos petits coeurs
nourris au bon grain MTV, ce deuxième album ne restera qu'une salopperie FM à classer entre Foo Fighters et Nickelback.
Je suis sûr que ce ne sera pas le cas, hein??
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Japandroids
The Nights of Wine and Roses
00:04:02
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Japandroids
Fire's Highway
00:04:44
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Japandroids
Evil's Sway
00:04:27
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Japandroids
For the Love of Ivy
00:04:13
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Japandroids
Adrenaline Nightshift
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Japandroids
Younger Us
00:03:33
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Japandroids
The House That Heaven Built
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Japandroids
Continuous Thunder
00:04:59
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Un split LP qui est quand même un peu plus qu'un split LP.
20.06.2012,
Olivier Lamm
Encore une fois, nous nous faisons l'écho (c'est-le-cas-de-le-dire) d'une sortie Hands in the Dark mais c'est vraiment pour la bonne cause. Ancré jusqu'au cou dans l'habitus du label drone noise US, le label de Besançon sort des cassettes et des split LP comme ceux qu'on vend au cul des tour vans qui sentent la chaussette en Nouvelle-Angleterre et pousse le rêve jusqu'à inviter deux petites sommités ricaines de la scène à collaborer ensemble. Il a bien raison de le faire.
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Lee Noble
Wrapped in Black Glass
00:01:50
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Lee Noble
Woman in the Dunes
00:03:07
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Lee Noble
Memory Photo
00:08:51
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Lee Noble
Bed Spell
00:03:27
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Ensemble Economique
Your Hands, Your Lips, Your EYES, Your Hips
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Ensemble Economique
Radiate THROUGH Me
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Le producteur post-dubstep préféré de tout le monde en 2010 revient (encore une fois).
19.06.2012,
Olivier Lamm
Je préviens tout de suite, ce post est dans ses grandes lignes un resucé éhonté d'un autre que j'avais écrit le 22 mars dernier, plus ou moins au coeur de cette époque où l'expression "les internets" faisait encore rire des gens (dont mes collègues). Le seul truc qui change, c'est la musique. Au cas où vous connaîtriez l'original sur le bout des doigts, vous pouvez toujours jouer au jeu des différences.
Ce que je disais, donc, c'est qu'il y a un peu plus d'un an et demi, Untold était le producteur post-dubstep préféré de tout le monde. A juste titre d'ailleurs puisque sur ses torpilles les plus excentriques (Yukon, Stop What You're Doing, Anaconda) le Londonien touchait du bout du doigt une sorte d'état de grâce formel qui dépassait très largement du cadre du tout venant des familles bass mu
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Regis compile la crème de la crème pas techno de son label Downwards. Poppeux s'abstenir.
19.06.2012,
Olivier Lamm
Un des trucs qui rend tout de suite la bande Downwards/Sandwell District chic et désirable aux yeux de l'aficionado rock ailleurs allergique à la chose techno (qu'il ne méprise pas, hein, c'est juste que c'est pas vraiment de la musique), c'est ses liens incestueux avec le post-punk des Pères et l'indus working class des Cités du nord. On se rappelle par exemple de ces deux mixes émouvants signés Regis & The Black Dog, plein de classics plus ou moins oubliés qui en disaient long sur la compositition du terreau d'où a poussé la techno butée et cagneuse du collectif. Mais le parallèle ne s'arrête pas là.
Bien installé dans la quarantaine et une gloriole post Sandwell District bien méritée, Regis use désormais de Downwards comme d'un prolongement de ses circonvolutions intimes et de ses propres expériences synth pop caverneuses sous le nom de Sandra Electronics. Depuis sa création en 1993, le label a ainsi muté de bastion hard techno très pur en hâvre d'agitation sans frontières; c'est par lui qu'on a découvert avec bonheur la coldwave très cold et très fuzz de Klaus Von Barrel alias The KVB. Sans suivre aucun ligne éditoriale précise, la sous-division DO ressemble de plus en plus à Some Bizzare ou au Factory circa 1979 et de moins en moins à un cousin janséniste de Transmat.
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