Je me fous de la mort de Bowie, de Cohen, de Prince

Je ne vous parle même pas de celle de George Michael.

27.12.2016, par

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David Bowie, Leonard Cohen, Prince, George Michael, et même au moment où j'écris ces lignes, Carrie Fisher. Je me fous de ces disparitions successives. Tout du moins, je ne ressens pas le besoin d'exhiber ma peine. J'ai le sentiment qu'elles ne m'affectent pas en comparaison de l'effondrement collectif que j'observe à chaque fois que l'un d'entre eux ferme les yeux pour de bon. Je pense évidemment au déluge commémoratif qui suit systématiquement la mort d'un artiste, et dont Facebook devient aussi intuitivement qu'un banc de harengs, le porte-voix. Je trouve cet endeuillement disproportionné, et donc je le trouve suspect.

Je n'ai pas envie de juger qui que ce soit, simplement de faire un peu de sociologie de comptoir entre la bûche et le champagne. Les forces qui nous poussent à poster sur les réseaux, et la nature même de ces prises de parole sont un vrai sujet de thèse. Tout de suite, je m'interroge bêtement sur le besoin irrépressible de vouloir rendre hommage, alors qu'aucune deadline ni conscience professionnelle ne nous y pousse, à quelqu'un que l'on n'a pas côtoyé ; s'entend par là, avec lequel nous n'avons pas récemment vécu une odyssée collective quelconque. Comme avec l'acteur australien Heath Ledger et son phénoménal Joker en 2008, lorsque l'on apprenait sa mort alors que Batman, The Dark Knight était encore en salle. Comme si, dans le cas du décès de George Michael, retrouvé mort le 25 décembre dernier, il nous fallait collectivement et respectivement, nous apporter, dans une sorte de fanatisme morbide, la preuve de la proximité que nous avions avec lui, d'une part. Et d'autre part, la preuve de la parfaite connaissance mélomane que nous en avions tous. Ce que je trouve suspect, c'est cette course délirante à la ref. parfaite, au papier qui "dit la vérité", au lien YouTube juste.

En fait, les morts me font le même effet que les reformations. Est-ce que je suis vraiment le seul à m'étonner que tout le monde soit devenu en 2016, fan de la première heure de A Tribe Called Quest? Je me souviens très bien que dans mon petit collège de campagne, on avait clairement le choix : c'était Nirvana ou Notorious B.I.G., (ou plus vraisemblablement, Noir Désir ou Alliance Ethnik), mais pas les deux. Ne pas avoir à choisir, c'est très récent, et nous avons sans doute du mal à nous en souvenir, ce qui rend ces condoléances systématiques particulièrement ridicules à mon goût.

Je dirais que c'est récent comme Internet. En disposant à ciel ouvert, la plus grande discothèque du monde, Internet a sans aucun doute eu cet effet d'aplanir le temps, de nous faire oublier que Leonard Cohen, c'était avant tout la musique de nos parents. Que pour un paquet de kids comme moi, George Michael prend à peu près autant de place dans nos coeurs que Patrick Bruel ou les Frères Bogdanov, mais pour qui malgré tout, une petite archive parfaitement patrimoniale de Madonna lui déclarant sa flamme aux MTV Music Awards de 89, en permet la réhabilitation automatique. Le plus triste, c'est qu'Internet a aussi pour effet d'aplanir le monde. Avant leur décès, Leonard Cohen et George Michael n'avaient rien en commun. Mais grâce à notre tristesse et à notre indignation, ils partagent désormais un anniversaire, et sont les sujets d'un paquet de papiers aux manchettes aussi fantaisistes que "2016 année Meurtrière" (le meurtre, carrément), pour le Figaro ; "Les Astres Eteints de 2016", pour Le Point ; "La Génération X orpheline de ses Idoles".

Encore une fois, qu'est-ce que ces morts changent tant à nos vies, pour venir les pleurer à si chaudes larmes sur les réseaux? Leurs grandes chansons, comme les grands moments auxquelles nous les associons, sont pourtant déjà largement derrière nous. Peut-être que ce qui m'agace relève d'un besoin de pudeur face à l'exhibition chronique de nos émotions. La publicité immédiate et sans filtre de nos pensées les plus intuitives. On pense tous à des conneries inconséquentes, mais je n'explique pas notre besoin de systématiquement les exposer, ou du moins notre incapacité à réprimer ce besoin. Que ce soit de l'ordre du funéraire, de la doléance, de notre irrésistible désir de jugement, et la plupart du temps, sur des sujets dont on ne maîtrise pas les enjeux. Mon humble avis : nous ne sommes pas les spécialistes que nous prétendons être. La réalité est que nos indignations sont pléthoriques, nos complaintes écrites à chauds, nos doléances mal pensées, nos coups de gueule inaudibles, et de fait je trouve, nos chagrins difficiles à croire.

Commentaires
27
28.12.2016 par etienne :
bon heureusement que ton avis est humble, j'avais presque l'impression que tu me faisais la leçon sur la légitimité de mes deuils.
28.12.2016 par Clément Mathon :
Et c'est toute la difficulté du sujet
28.12.2016 par jeanluc :
"Peut-être que ce qui m'agace relève d'un besoin de pudeur face à l'exhibition chronique de nos émotions. La publicité immédiate et sans filtre de nos pensées les plus intuitives. " c'est pas ce que vous venez de faire?
28.12.2016 par Womanwithnohead :
En lisant le titre, mon petit esprit étroit n'a pas pu s'empêcher de penser : "tiens donc, voila encore une personne qui va nous donner une leçon de vie sur ce que l'on devrait ressentir (ou non) comme émotion(s), bla bla bla". Et au final, pas du tout. La pudeur est une magnifique qualité piétinée par n'importe quel évènement se produisant. Belle petite claque dans ma tronche qui juge beaucoup trop rapidement. C'est un peu la course au "celui qui n'a pas partagé une belle photo et citation de Carrie Fisher sur Twitter et FB sera moins "fan" que moi !".
28.12.2016 par JeanFil :
Posture (Et je ne parle pas de celle de Georges Michael) Sinon, Retromania, de l'excellent et profond (pour le coup) Simon Rynolds (non pas le père de Carrie Fisher, l'autre)
28.12.2016 par Michoka Ray :
Bien d'accord, la manière dont les réseaux sociaux et les médias qui les copient aiment les morts célèbres propage un malaise diffus, noie la sincérité du sentiment face au deuil....
29.12.2016 par li :
Quand on voit le sort qui est reservé à la création artistique et musicale actuellement, je pense qu'on regrettera de ne pas avoir rappelé ces disparitions douloureuses de 2016.. Quand vers l'an 2060 on annoncera les morts de Justin Bieber, un chevelu de Tokyo Hotel, le guitariste (?) des One direction ou du responsable du département auto-tune de PnL; on se dira "merde, Bowie méritait peut-être un petit hommage, non ?"
29.12.2016 par Jeko :
Il n'y a pas de règles pré-établies, chacun voit la mort d'un artiste à sa façon, selon la manière dont son œuvre nous a accompagné dans nos vies. Il y a sûrement du vrai dans ce que vous dites, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point tel ou tel hommage peut-être sincère ou non, et je parle en connaissance de cause quand je pense, en tant que musicien professionnel, à ce que des gens comme Prince, David Bowie ou George Michael m'ont apporté et m'apportent encore aujourd'hui. Il ne faut pas généraliser ;)
29.12.2016 par makemytrip mobile app offer :
The end of the year arrived and with it his album tops s, his requests jackpots Leetchi and mixes randomly sent by email to a bunch of amorphous workers who prefer open their spam rather than finish the end of season debrief The boss asked them.
29.12.2016 par bibi :
quelle impudeur, ce titre ! "Je me fous" d'un décès et "je ne ressens pas le besoin d'exhiber ma peine" sont deux choses totalement différentes. tout le propos de l'article est décrédibilisé par ce titre...
29.12.2016 par Ninouche :
Tout ces commentaires qui cherchent le discrédit plutot que la réflexion posée, laches...
29.12.2016 par imm :
Heureusement que Claude Gensac a fait l'objet de charité entre George Michael et Carrie Fisher, elle est morte en sandwich de popularité, on lui a gentiment tendu la main de la rubrique nécro facebook. Par contre Michel Déon? Personne nen parlera sur facebook à part la page de France Inter, c'est ça l'entresoi de Facebook. Par contre attention, l'article est bien construit mais leurs indignations sont rhétoriques. Ou pléthore, mais pas pléthoriques :) Et oui, on peut s'indigner du simulacre, mais Facebook n'a-t-il pas été construit pour ça? Et les relations humaines "IRL" ne sont-elles pas aussi basées sur cette consensualité bien pensantes? Ne se sent-on pas rassurés de pleurer la même disparition que le voisin, ne se sent-on pas adoubé dans le cercle parisien de celui qui écoutait de la bonne musique? Est-ce très important? L'important n'est-il pas l'injustice ou l'injustesse que vous renssentez à la lecture de ces comédiens du sentiment? C'est peut-être plutot une piste à explorer à l'intérieur qu'à l'extérieur je crois Merci pour cette reflexion!
29.12.2016 par Vincentex :
du coup, l'article sur Pierre Barouh et Saravah, on en est privé?
29.12.2016 par TRISTAN :
Pour de vrai, tu appelles ça un papier? Autant de lieux communs, c'est flippant. Tu te fous de la mort de qui tu veux, moi je chie sur tes parents dont j'espère qu'ils sont morts pour avoir accouché d'un connard pareil...
29.12.2016 par Gilles Moi-même! :
Il n’empêche... Certaines de ces morts sont touchantes : Lemmy, Bowie, Prince, Lou(il y a deux ans) avant m'ont sincèrement peiné... En plus, ça m'a donné à écrire deux / trois lignes (voire plus) dessus... Même si je préfère les gens vivants,hein ? George Michael ? Il était "intéressant" son combat contre Sony m'avait touché... Après mon écoute de son "oeuvre" était surtout "de circonstance", je me disais pas "mettons nous un George Michael de sous les fagots...". Je n'en ai AUCUN. Mais au poste ou ailleurs, ça passait... Plus que des milliers de choses qui me font autrement plus caguer, plus que plein de choses plus "respectables" (je garderais bien de mettre des noms pour éviter l'insulte, voire la fatwa...)... Après, chacun fait, écrit, ce qu'il veut... Personne n'étant obligé de lire un propos qui va le gonfler. Par exemple, je ne lis pas le Figaro. Les nécros ? ça dépend. On peut être touché sincèrement par les morts de Lemmy, Cohen, Bowie ou Prince. Voire celles de Rick Parfitt (Satus Quo)... Et, même, de George Michael ou Carrie Fisher et aussi par celles des Syriens (certainement plus puisqu'ils sont innocents, massacrés et même pas coupables), c'est pas incompatible... "Je ne veux pas juger qui que se soit..." (qu'il dit le monsieur), non,non c'est sur. Je ne veux pas faire de la psychologie de comptoir ou de supermarché, mais ce serait du déni (au sens psychanalytique du terme) que ça ne m'étonnerait pas... Mais je ne suis qu'un cuistre hé, certainement .Les gens meurent, d'autres écrivent des oraisons, c'est le droit des uns comme des autres. Même si mourir est plus une fatalité qu'un droit,hé ? Après, pour s'éviter le calvaire du RIP-isme suffit de ne pas lire... C'est pas plus simple... Ou plus compliqué... Bref, je me fous de l'avis de ce monsieur. Là où il voit "de l'impudeur", on peut y voir une sorte de catharsis et un nécessaire besoin de faire un deuil, pas forcément celui de Debbie Reynolds ou de Lemmy,! Le deuil de quelque chose d'autre qui va de la perte de la jeunesse, de souvenirs chers au réel chagrin (la mort de Lou Reed m'avait touché comme pas permis) en passant par le nécessaire besoin d’exorciser sa propre mortalité au travers de celles des autres. De faire un travail de deuil par procuration en quelque sorte. Cette année, mon frère Hervé a voulu voler depuis la falaises de la Ciotat, il a juste oublié que la nature ne l'avait pas doté d'ailes. On peut trouver de l'impudeur à avoir partager un statut sur son suicide, mais ça m'a fait du bien de le dire. Alors impudeur ou travail de deuil ? Le RIP-isme fait vendre du papier ? Et alors ? L'article de Clément Mathon a-t-il un autre but que faire connaitre son avis au plus grand nombre ? M'étonnerais, sinon il l'aurait divulgué dans une quelconque alcove... Finalement l'aurait émis au milieu des siens et continué "à faire un peu de sociologie de comptoir entre la bûche et le champagne" en FAMILLE que ça n'aurait pas été plus mall... L'avoir "publié" dénote autre chose... De l'exhibition à clamer sa non-impudeur en quelque sorte! Bref, je me fous de son avis. Quoique ? Même pas! Il m'énerve!
29.12.2016 par *popcorn time* :
Lire ce papier, et voir les 1548 likes qui l'adoubent.
29.12.2016 par wilfried :
C'est sans doute notre propre disparition que nous pleurons...
29.12.2016 par Michel Collart :
« Peut-être que ce qui m'agace relève d'un besoin de pudeur face à l'exhibition chronique de nos émotions » écrit l’auteur de ce billet qui s’énerve des manifestations de leurs sentiments par les internautes sur les réseaux sociaux. Et que fait-il d’autre, lui, avec son texte ? Moi, au contraire, ces manifestations me réjouissent, car elles donnent justement du sens à l’expression « réseaux sociaux » : au lieu d’y voir de « l’exhibition », j’y vois un besoin de partage. Cela ne signifie pas – et de loin – que j’adhère à tous les émois mais je n’aime pas cette condescendance qui consiste à mépriser ceux qui ressentent le besoin de les exprimer. Si on n’aime pas ce qu’ils écrivent, on ne les lit pas, c’est tout.
30.12.2016 par pierlo :
Bé mon titi, ça y est t'as basculé dans le "néo-réac'". Tu nous apprends qu'il y a que du caca impudique sur les réseaux sociaux, et tout ça en nous lâchant un bien bel étron... J'en viendrais presque à chialer sur Careless Whisper voire One More Try, tiens!!
30.12.2016 par pierlo :
... Et big up Lemmy!!! Still alive!!!
30.12.2016 par Vel :
Quel bel esprit que de juger de ce que l'on doit ressentir ou non en supposant qu'un sentiment d'empathie en annule un autre : On peut très bien pleurer pour un artiste qui représente tant de souvenirs que pour un reportage de guerre qui peut rappeler son propre vécu (de près ou de loin) Et quelle attitude présomptueuse de penser qu'en 2016 on n'a pas la possibilité de rencontrer souvent son artiste préféré, de le connaitre un minimum et même de boire un verre avec ... Et ouai, les gens décident sur qui ou quoi on peut pleurer... Parce que sur ces 7 milliards de cons ici bas, c'est à vous de faire la selection je suppose !
30.12.2016 par Cool_dog :
Hé les mecs on s'en fout de vos positions contrarientes à deux sous, vous êtes juste là pour nous donner les dernières sorties de LIES et de teenage born records
30.12.2016 par Vel :
"LIES ou teenage born records" : je ne connais point, ça ne doit pas être dans mes centres d'intérêt Je dis juste que personne n'a à dicter ou juger les sentiments d'autrui ... Si demain tu pleures ton artiste d'enfance plutôt que ton voisin pervers c'est ton droit légitime et nul besoin de faire un rapport la dessus Mais bon , que chacun pense et ressente ce qui lui est propre et les vaches seront bien gardées :)
30.12.2016 par Yap :
Bravo ! Quel bel article ! (je ne donne que mon avis)
30.12.2016 par Emmanuel :
Sûrement déjà commenté, mais Heath Ledger est mort 7 mois avant la sortie en salles de "The dark knight".
30.12.2016 par Alex :
Quel titre d'accroche putassier... Donc si j'ai bien tout compris, l'auteur nous livre sa critique sur le besoin irrépressible de ses homologues de livrer leurs sentiments sur un sujet précis... Tout en nous exposant le sien. Ce qui suggère donc qu'il y aurait une bienséance, mieux, une hiérarchisation des domaines sur lesquelles nous pouvons nous exprimer avec plus ou moins de tord ou de raison. D'abord, je me demande d’où tu tient cette légitimité de pensée. Ensuite, pour la forme, Facebook pour ne citer que lui n'est pas moins un média public/privé que ce site, chacun est libre de venir et de lire ce qu'il souhaite ou non. C'est le principe. Je cite l'auteur: "Que ce soit de l'ordre du funéraire, de la doléance, de notre irrésistible désir de jugement, et la plupart du temps, sur des sujets dont on ne maîtrise pas les enjeux. Mon humble avis : nous ne sommes pas les spécialistes que nous prétendons être." Tu as tout dit mon bon ami. Je ne pense pas que tu sois le spécialiste de la doléance et du bien fondé ou non de l'empathie sociale suscitée par la disparition d'un être humain. Quelque soit son moyen de transposition. Empathie et/ou marque de respect qui soit dit en passant, existe depuis le fondement de l'humanité; Tu peux trouver des informations sur les rites funéraire en Mésopotamie VII siècles avant notre ère, si ça peut te te convaincre que l'homme à toujours eu ce besoin d'exprimer sa peine à l'égard du mort. C'est du domaine de l'instinctif à ce niveau là. Après on s'attaque à la liberté de penser tout ça, Spinoza à déjà bien traité le sujet, je te le conseille vivement si jamais il te vient à nouveau l'envie d'écrire un texte la dessus.
11.01.2017 par navarre :
Les objections à ce mauvais papier ultra carencé sont légions évidemment, certaines ont été énoncées plus haut, il y en a d'autres. Il est plus raisonnable de faire le tour du sujet, surtout celui-là en l'occurrence, avant de succomber à la hype de la parution express, ça permet de ne pas être totalement enseveli sous le problème abordé. Déprimant d'inconséquence…
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16.12.2016,
The Drone

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15 / MYKKI BLANCO
On n'a rien contre les confessions intimes en public. Mais troquer Mireille Dumas contre Woodkid et lui laisser la clé du studio musique c'était pas forcément la meilleure idée de l'année.

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