On a découvert Julia Holter un peu en même temps que tout le monde, quand le premier album de cette relative newcomeuse s’est retrouvé tout en haut de pas mal de tops de fin d’années (notamment celui du disquaire en ligne anglais Boomkat). Intrigués, on s’est rués sur Tragedy et à peu près comme tout le monde, on a vu la lumière.
Directement affiliée aux néo divas grimées demo Amiga 500 type Maria Minerva ou Geneva Jacuzzi, cette jeune Californienne avait pourtant tout l’air d’être de la malbouffe à blog de base: découverte en premier par feu l’Altered Zones de Pitchfork, elle a bien-sûr commencé par sortir sa musique en musicassette, et son label précédent a péniblement tenté de nous la vendre en jouant les cartes “joli minois” et “école de musique”.
Mais derrière le vernis caca hypnagogique, il y avait un une grosse anguille: cette fille compose des chansons folles. Son nouveau bébé, Ekstasis, sort déjà en mars sur RVNG Intl., et pour avoir déjà commencé à l’écluser de fond en comble, on vous affirme qu’il confirme son talent irréel. A fond. On pense encore une fois à Kate Bush quand elle avait seize ans et toutes ses dents, mais pour la complexité folle des chansons plutôt que pour la voix, une vraie rareté.
En témoigne le merveilleux Marienbad qui ouvre l’album et qui contient plus de fausse-trappes et de détours que le prochain Tomb Raider. Osez donc nous écrire que c’est pas un morceau épatant.

Vangelis n’est pas mort. Et on ne parle pas que de sa présence fantomatique dans 3 disques sur 10 qui sont sortis l’année dernière, non, non. Il n’a toujours pas de
Il y a déjà 10 ans, les frérots
Si vous êtes fait de la même pâte que nous, si ce foutu internet a tout de même contribué à étancher votre soif de b.o. synthétiques italiennes oubliées/de rhumba congolaise/de b.o. kollywood des trois dernières années de la décennie 1980/de noise moldave/de musique concrète finnoise/de synth music coréenne/…/ (remplacer par la petite niche obscure de votre choix), bref, si la merveilleuse partie philantrope du sous-continent de l’internet libre vous apparaît comme un petit îlot chaleureux dans un grand océan de rictus égotistes qui glacent le sang, vous êtes forcément passé un jour sur
UPDATE: C’est le titre d’ouverture du disque, et c’est depuis aujourd’hui son clip. No Futur/No Past illustré en lévitation par le réal John Ryan.
Voici un split plutôt curieux que nous offre à l’écoute le label normand de punk et d’autres sous-chapelles hardcore
Royaume d’un seul homme, gouvernement de polichinelle, quartier autonome ou autarcie collective autosuffisante, le documentaire
Dans la famille “j’étais pas né en 1988 mais j’ai trouvé un super preset 808 State sur l’émulateur de Jupiter 8 que j’ai cracké la semaine dernière“, le gamin mancunien Matt Cutler se pose pas mal là. Pourtant, cet ancien producteur d’abstract hip-hop galvanisé (il a fait ses débuts sur Werk, le label de l’indispensable
Nous sommes en 1985, Ronald Reagan est président, la Californie déjà républicaine, et l’Amérique observe de part et d’autre de son territoire, de Washington D.C. à Los Angeles, les formations hardcore truster les bals de promo et les clubs rock prendre le pli des All Ages Shows. Parmi elles, les Munitemen restent sans doute l’histoire la plus expérimentale et tragique de cette épopée.
En attendant les sorties prochaines de l’arlésienne
On avait découvert
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