Si dans votre esprit, Klaus Nomi se limite à la formule “Lower East Side + Purcell + tenue de cosmonaute + mort du SIDA” et qu’il a un gros point d’interrogation en noir et blanc qui lévite au-dessus de la tête, alors ce documentaire est fait pour vous.
Petit gnome passionné par Dada et l’opéra qu’aucun professeur de chant lyrique ne prit jamais au sérieux, l’Allemand reste à la fois comme l’épitomé esthétique de la new-wave, sa figure la plus stylisée, la plus ambiguë et la plus deadly serious.
Il était si étrange, en fait, que même ses camarades de jeu (dont Bowie, qui a été jusqu’à lui piquer sa tenue de scène) le tenaient pour un irrécupérable freak.
Réalisé en 2004 par Andrew Horn, ce documentaire bourré à craquer d’archives incroyables est passionnant.
Il n’était plus visible online depuis un moment mais une bonne âme vient de le re-téleverser. Ruez vous donc tant qu’il est dispo.
Et puis tant qu’on y est, on a retrouvé une chouette archive de Klaus interprétant Nomi Song sur le plateau d’une émission française, présentée par Madame la rédactrice en chef du Huffington Post local. Bisou, Anne.

Des nouvelles de Steve Goodman, sans conteste (j’ai dit sans conteste) la troisième figure la plus importante de la musique électronique de ces cinq dernières années, c’est toujours une bonne manière de commencer la journée.
James Leyland Kirby qui compose la musique pour un documentaire sur feu Sebald, on pourrait écrire un gros volume avec plein de notes de bas de page sur le sujet.
On parlait récemment de