Liars: WIXIW

Le nouveau Liars a l'ampleur d'un grand disque.

28.05.2012, par

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2012%2F05%2FLiarsParisRocks2-600x400.jpeg%22%2C%22alt%22%3A%22LiarsParisRocks2-600x400%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%223496%22%2C%22file%22%3A%227314%22%2C%22width%22%3A%22575%22%2C%22height%22%3A%22314%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2012%2F05%2FLiarsParisRocks2-600x400.jpeg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%223496%22%7D%7D%7DLe sixième album de Liars s'appelle donc WIXIW et à l'image du paradoxe en mouvement du titre de son morceau d'ouverture ("The Exact Colour of Doubt", chapeau bas) et du palindrome qui habille son artwork sec comme un panneau d'autoroute, il s'intéresse exactement à la Zone magique qui sépare toujours, 2000 ans de philosophie dans le dos, le signifiant du signifié. Car qui sommes nous finalement pour camper sur nos ego et nos certitudes quand l'intégralité des interrogations censées de l'homme raisonnable le mène vers un puits sans fond de questions sans réponses ?

On vous la fait en faisant mine d'embrasser la naïveté du projet (du bout des doigts) mais pour une fois c'est justifié au-delà de la touchante métaphysique de comptoir de nos coeurs de rockers (à de rares exceptions bien sûr, il est chaleureusement déconseillé de suivre une pop star qui décide d'entreprendre une réduction phénoménologique ou une déconstruction derridienne pour nourrir ses ébats musicaux): WIXIW est fait de la même étoffe que le bouillonnement intérieur évoqué ci-avant et peaufine une dynamique forme humble/effet maousse inédite où rien n'explose ni ne déborde dans les enceintes (comme, au hasard, sur le précédent Sisterworld) mais tout agit au moins une fois et demi plus fort.

Pas loin du nuancier de textures, WIXIW  se pare en fait d'apparats passablement léthargiques pour mieux acérer la finesse de son jeu sur les intensités, enchaîné tel un catalogue de propositions (presque toutes) synthétiques: electronica des Cornouailles grise et jamais ostentatoire, ballade mybloodyvalentinesque trempée dans une baignore de codéine, épisodes de blues nocturne à la Gimme Shelter, myriade de petits prodiges synthétiques qu'on frétille de découvrir comme autrefois les cadeaux dans les paquets de lessive.

Surtout, l'ensemble se tient avec une subtilité lyrique qui pêche dans 95% des disques d'indie rock criards qui nous saoulent depuis cinq ans. La postérité n'est pas prête de livrer son sésame d'entrée mais l'ampleur est celle d'un grand disque, intense par l'envers et miraculeusement débarrassé des scories pleurnichardes, des crâneries formelles et des faux excès surjoués de bruit ou de fureur qui restent les trois mamelles du rock arty de ce début de décennie. 

.1
Liars
The Exact Colour Of Doubt
00:04:08
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.2
Liars
Brats
00:03:02
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.3
Liars
Who Is The Hunter
00:03:47
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.4
Liars
Flood To Flood
00:03:30
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.5
Liars
His And Mine Sensations
00:04:40
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.6
Liars
WIXIW
00:06:13
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.7
Liars
Ill Valley Prodigies
00:02:03
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.8
Liars
A Ring On Every Finger
00:03:18
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.9
Liars
No. 1 Against The Rush
00:05:10
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.10
Liars
Octagon
00:04:38
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.11
Liars
Annual Moon Words
00:02:37
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Commentaires
5
29.05.2012 par memory holes :
liars! tres bon, comme toujours
30.05.2012 par Anonyme :
95% d'indie rock criard sans mélodies... Mélodies pop c'est ça? Ouai ouai et 95% de cochonneries en général dont mainstream bourrées de mélodies pop. C'est sûr la pop ça se vend bien mieux. Liars avait déjà largement virré pop et ça s'amplifie? Très mauvaise nouvelle, pas écouté encore.
30.05.2012 par Anonyme :
Invertébré, mielleux, doux, bien pop, lol ils vont peut-être en vendre des tonnes ou du moins l'espèrent, j'y crois pas trop mais peut-importe pas pour moi c'est certain.
06.07.2012 par PvonK :
Octagon,Brats, A ring on EveryFinger, all of 'em build up a gorgeous machinery to be BLOWN AWAY...
20.08.2012 par molecule :
oh mon dieu, c'est un ancien stagiaire des inrocks qui écrit ici ?
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