Bot'Ox, Sans Dormir, épisode 2. On vous parlait il y a peu du remix carrément stellaire de"Basement Love" orchestré par les Pachanga Boys; voila qu'arrive l'original. Introduction de cet album scindé en six parties, le morceau se dote d'un clip-teaser, prolongement audiovisuel de cette énigmatique facade de discothèque présente sur la pochette qui accompagne l'EP.
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Bot'Ox : Basement Love
Frédéric Gendarme
I Dream of Wires: The Modular Synthesizer Documentary: Extended Interviews
Olivier Lamm
Ça fait des mois qu'on l'attend, celui-là, mais on ne vous en voudra pas de sortir le carton "nerd": un docu long et dense sur les synthétiseurs modulaires, ces monstrueux machins plein de knobs, d'orifices et de câbles multicolores qui recouvraient les murs des savants fous de la musique électronique avant que le miracle de la technologie ne les transforme en mini-pianos en plastique dans les clips de Partenaire Particulier. Il n'aura échappé à aucun lecteur de The Drone qu'ils font leur retour en force dans les studios depuis, en gros, que les laptops ont fini de perdre leur aura occulte, et ce autant comme accessoire de déco nouveau-riche (coucou Deadmau5, coucou Billy Corgan) que comme vraie machine à faire muter la musique. Ça méritait donc bien un petit documentaire.
Makers : The New Industrial Revolution
Frédéric Gendarme
C'est une petite onde de choc qui a secoué dernièrement l'autoproclamé Rolling Stone de la technologie : après avoir tenu les rênes de Wired pendant douze ans, Chris Anderson, son rédacteur en chef, a laché la bride qui le liait au magazine papier, pour poursuivre son entrepreneurial dream.
Désormais, c'est vers la communauté des makers (ces groupes de bidouilleurs autonomes avec qui on vous rabâche les oreilles depuis des temps immémoriaux) que l'ancien journaliste se tourne, avec 3D Robotics, sa compagnie de Drone DIY (principalement concentré sur des projets récréationels ou scientifiques, pas militaires).
Une décision qui prend tout son sens à la lumière de son dernier ouvrage, Makers : The New Industrial Revolution, paru un mois auparavant, et qui selon les dires de Cory Doctorow, co-auteur du site Boing Boing qui sait très, très bien de quoi il parle, s'apparente à : un appel à quitter votre job, empoigner vos outils, et changer le futur de la production et du business à tout jamais.
Kavinsky: Protovision
Clément Mathon
La question que vous vous posez probablement, c'est mais pourquoi diantre ce machin en plastique n'a pas atterri directement dans la shitlist? On vous répond illico que le-dit machin en plastique (c'est pas grand chose de plus) fait clignoter si fort ses phares du côté des pubards de pouvoir de notre petit pays qu'il en devient formidablement emblématique du malaise de la pop contemporaine, celui qui rend la présence d'un Woodkid dans notre shitlist de fin d'année absurde et non-avenue.
Thee Oh Sees : Teacher's Holiday
Clément Mathon
Popcorn est une petite femelle teckel. Il y a quelques mois, son maître découvre une grosseur sur son ventre, qui s'avère être maligne.
Mais voilà, l'opération coûte chère, alors il organise une petite action caritative pour sauver Popcorn : une k7 intitulée The Wiener Dog Comp, sur Burger Records, pour laquelle 71 groupes ont filé un morceau inédit. On n'a trouvé que celui de Thee Oh Sees.
Oh, et le chien est sauvé.
Surgeon: 60 Min Boiler Room Mix
Olivier Lamm
Ce n'est pas ici qu'on va vous faire l'apologie de The Boiler Room. Pas qu'on soit pour ou contre le principe de filmer un DJ set de house ou de dubstep pour en broadcaster les images embarassantes sur internet, non, l'idée est trop zarbie pour que quiconque puisse trancher. C'est juste que le site a pas besoin de nous pour sa réclame et qu'on en veut un peu-beaucoup à ses boss de n'avoir trouvé personne de mieux à inviter pour sa première escale parisienne le 21 novembre dernier qu'Alan Braxe, Ivan Smagghe et Cassius. La veille, à Londres, c'était Regis, Karenn et Surgeon, bordel.
UPGRADE: Monte le Son : du 10 novembre au 8 décembre
The Drone
Ce court message pour vous remettre en mémoire, si besoin était encore, l'existence de Monte le Son, festival techno-et-plus-si-affinités organisé par Paris Bibliothèques (l'asso en biz avec la maire de Paris) qui doit occuper vos weekends depuis le 10 novembre.
Figurez-vous qu'il reste deux soirées et que c'est pas les plus nulles du festoche:
- Rubin Steiner le vendredi 7 décembre / 20H / Médiathèque Marguerite Duras.
- Vicnet le samedi 8 à la Bibliothèque Hergé (attention, ça commence à 16h30)
On vous rappelle aussi que c'est gratuit, qu'on y accueille bien les visiteurs et qu'il y a des coups à boire après les concerts.
Beneath : Illusions EP
Frédéric Gendarme
Après deux EP autoproduits un peu plus tôt dans l'année, le rookie Beneath rejoint l'emblématique Keysound du producteur-témoin-bloggeur Martin Clark et ça semble tellement logique que ça devait être écrit quelque part. La sortie d'Illusions s'accompagne donc d'une mise sous capuche de son auteur, en accord avec ce bon vieux régime low key et entre-garçons des premiers jours du dubstep que Keysound est l'une des dernières maisons à perpétuer. Malgré ce parfum de mystère, on apprend néanmoins que cet outsider est originaire de Stoke, qu'il s'appelle Ben Walker et qu'il aime autant Villalobos que Digital Mystikz.
Hip Hop Family Tree #2
Clément Mathon
En mai dernier, on vous parlait déjà de Ed Piksor, un contributeur régulier du site boingboing.net. Depuis le début de l'année, le gars publie chaque semaine sous le nom de Brain Rot un nouvel épisode du Hip Hop Family Tree, une BD jaune pisse retraçant l'histoire du hip hop.
Nouvel épisode ce matin avec l'émission de news 20/20 sur ABC, qui en été 81 ne peut plus ignorer le hiphop dont Soul Train use et abuse déjà depuis un moment, et qui décide d'y consacrer un épisode. On imagine un peu le plateau super embarrassant façon Ciel Mon Mardi des grandes heures sur l'Acid House, lorsque le présentateur demande à Blondie (qui vient de sortir Rapture) de faire la leçon, et à Sugarhill Gang de recevoir les critiques du public.
Dan Deacon : Wish Book Vol. 1
Olivier Lamm
Aucune idée d'où Dan Deacon veut en venir avec ce machin bluffant et infernal. Connaissant son rapport largement enthousiaste au monde qui nous entoure (dans l'ordinateur), j'imagine qu'il souhaite célébrer quelque chose de l'année qui vient de s'écouler.