On relayait hier après-midi le reportage pas mal intéressant de l'éminent Resident Advisor sur les nouvelles manières et habitus exigeants des clubbers parisiens, où l'on pouvait apercevoir Guillaume Heuguet, fondateur d'In Paradisum avec son compère Mondkopf. Le journaliste/patron de label y évoque brièvement le début d'un nouveau cycle électronique, au moulin duquel il compte bien amener son eau saumâtre. Sorties précieuses, soirées hyper classe, la bande In Paradisum s'éloigne de plus en plus du train-train post French Touch 2.0 pour orienter les danseurs sur le chemin d'une techno éduquée et exigeante.
Blog
In Paradisum : Oedipe Purple Mixtape
Frédéric Gendarme
Mark Stewart: Exorcism of Envy
Olivier Lamm
Dans l'absolu, Exorcism of Envy n'est pas une très belle chose. C'est plutôt une tambouille, une purée mal mélangée, une vilaine marine mal faite à la truelle et au couteau. Du haut de ce volcan, 30 ans de prescience et de sorcellerie nous regardent pourtant. Depuis que le Pop Group a volé en éclat à l'orée des 80s, Mark Stewart a enfanté avec les New Age Steppers ou sa Maffia (la bande Tackhead/On-U-Sound) à peu près tout ce que la ville de Bristol compte de gens, genres et sous-genres intéressants.
Frank Zappa - Peefeeyatko
Olivier Lamm
C'est lundi, il caille sa mère, l'épidémie des tops de fin d'année a commencé, il y a Grimes partout dedans. Le seul événement musical notable de la journée est l'annonce de la sortie imminente d'un nouveau maxi de Burial. J'ai mal au bide. Je vous propose donc en recours de décrocher avec moi le wagon du train-train de l'hyper information et de vous emmitoufler dans une grosse couette imprimée Tron pour mater un docu mortel sur Zappa. Dont on fête l'anniversaire de la mort exactement demain (on vient de me le glisser dans l'oreillette).
Real Scenes : Paris
David Pais
Fairhorns : Doki Doki Run
Frédéric Gendarme
Comme nous, vous adorez Beak>, comme nous vous avez bien raison. Mais du coup, n'oubliez pas aussi d'aller fouiller dans la myriade de projets que les trois comparses fomentent dans leur coin : Geoff Barrow avec son Drokk, sa vache à lait et ses Quakers, Billy Fuller avec son Fuzz Against Junk et ses singeries beefheartiennes et Matt Loveridge, sa Team Brick, ses drones de 20 minutes et ses solos de flutes traversières. Dernier projet tombé du paluchon qu'il trimballe sur le dos : Fairhorns, nouvelle incartade kraut truc évidemment signée sur Invada Records.
Derek 'DJA' Allen : Covers EP
Olivier Lamm
C'est un euphémisme de dire que ce disque (= ce bundle de mp3) ne sert à rien. D'ailleurs, il est gratos. Mais en ces temps de tourment, qui sommes-nous, vous ou nous, pour décréter de la valeur utilitaire d'un morceau de musique? Qui présuppose encore, à l'époque de Mac Demarco, qu'une quelconque équivalence mathématique lierait à quelque niveau élémentaire que ce soit l'utilité à la qualité?
Xander Harris: Snow Crash
Olivier Lamm
Ça se radicalise passablement chez les synth fétichistes de Brooklyn. Concurrence oblige, les mecs ne peuvent plus se contenter de brancher trois vieux machins achetés trop cher au coin du block, lancer un arpéggiateur dans un écho à bande et en appeler à votre clémence pour la précision des références. L'hypnagogique, les chakras à motié fermés et les nuages de fumée, c'était bon pour 2011.
UPDATE Captain Murphy : Duality
Clément Mathon
Enfin un truc marrant à faire cette après-midi : trouver qui se cache derrière cette mixtape.
Cet été, Flying Lotus et Earl Sweatshirt signent ensemble Between Friends (ci dessous). Dans ce morceau, un invité spécial répondant au nom de Captain Murphy (mais ouai).
En septembre, le Captain en question avait sorti un track très cool, The Killing Joke (clip plus bas). Et nouvel épisode hier avec une mixtape de 35'30, cette fois-ci signée Captain Murphy lui-même... Démerdez-vous, mais nous on sait déjà.
UPDATE: On s'est plantés, comme tout le monde. Le rappeur mystérieux était FlyLo lui-même. Duality Deluxe Version se télécharge gratos ici.
Wire: Drill (Live on The Late Show with Suzanne Somers, 1987)
Olivier Lamm
Que les veinards à qui le nom de Suzanne Somers ne diraient rien se rassurent, c'est tout à fait normal: sa carrière trouée aux mites hésite depuis la fin des années 60 entre boobs flashing au cinéma (Bullitt, Magnum Force, American Graffiti, Rusty chien détective), minaudages dans Playboy, apparitions plus ou moins prolongées dans des sitcoms plus ou moins foireuses (elle joue une stripteaseuse dans le premier épisode de Starsky & Hutch) et bibles de la paramédecine et de la reconstruction mammaire. En ignorant totalement les particularismes de l'entertainment US, on s'approchera de l'âme de la dame en se figurant un mix entre Denise Fabre et Vanessa Demouy, le théâtre de boulevard en moins.