Depuis la dernière fois qu'on a parlé de lui, le groupe préféré de Sasha Grey se porte bien. Grosse frite. Malgré un bassiste retrouvé mort en 2010, HTRK (prononcez Hate Rock) tient le coup et continue sa route à deux, toujours sous la houlette d'un autre grand marrant, Matthew Dear, et de son équipe bienveillante de Ghostly Int'L.
Il y a quelques jours, l'écurie de Détroit a même sorti une version live d'une de leur première boutade, Fascinator, enregistré à Los Angeles lors d'une Part Time Punks Session.
En plus d'être le morceau le plus cool des TV Personalities, précisons que le Part Time Punks est le nom que prend le samedi soir le super club d'LA situé à Echo Park, The Echo, et qui s'est mis à la manière des Peels Sessions, à enregistrer certains lives.
Pour cette dernière session, HTRK partage l'affiche avec Tropic Of Cancer, et ça donne ça:
Blog
HTRK : Fascinator (Part Time Punks Session)
Clément Mathon
Lana del Rey : Blue Velvet (Lindstrøm Remix)
Olivier Lamm
Ceci sera le premier et sans doute le dernier post sur Lana Del Rey sur The Drone à sortir de la rubrique shitlist et à ne contenir aucun épithète injurieux à son propos. Et honnêtement, je ne suis pas certain des raisons qui me motivent à l'écrire. J'adore Lindstrøm, bien sûr, mais comme vous pourrez aisément le vérifier en browsant dans l'historique du site, nous n'avons toujours rien écrit à propos de son nouveau Smalhans. Les raisons en sont purement conjecturelles - débordement, spleen, stream découvert deux jours trop tard - et je m'en mords un peu les doigts parce que franchement tout m'y plaît, des titres en sanskrit au retour à la dance après le grand éclatement bruyant de Six Cups of Rebel.
Jacques Greene - VSE07
Frédéric Gendarme
Jacques Greene est tombé dans le r'n'b quand il était petit, ensorcelé par le Future Sex/Love Sounds de Justin Timberlake. Et il n'est pas tout seul. Depuis quelques années, c'est toute une génération de producteurs blancs, en Angleterre mais pas seulement, qui déverse les feulements de Ciara ou The-Dream dans sa house, allant jusqu'à faire frémir les (têtes de) pontes du hip-hop et du r'n'b. Ainsi, on retrouve le nerd Hudson Mohawke acquoquiné avec Kanye West, Shlohmo en remixeur attitré de Drake et dans l'autre sens, des chanteurs de r'n'b plus interessés par la house de Chicago et les longs formats que par les chemises en lin de R.Kelly.
Xosar: Densinghour vol. 21
Olivier Lamm
Cétait il y a trois jours à peine: évoquant à nouveau le cas de Sheela "Xosar" Rahman à travers son infatuation musicale avec le brillant Legowelt, on avançait (pour changer de sa plastique de top-model slovène) l'extrême nerditude qui avait l'air de gésir sous ses instrus de house ectoplasmique. Et on ne parle pas que des antédiluviennes machines à rêve avec lesquelles elle pose sur toutes ses photos de presse.
Suzanne Ciani: Seven Waves
Olivier Lamm
On s'est déjà épanché sur le cas de la petite pionnière Suzanne Ciani il y a quelques mois, à l'occasion de la sortie sur Finders Keepers d'une formidable (que dis-je, indispensable) anthologie de ses jingles et bruitages pour la télévision et l'entertainment de masse. La tête entre trois photos de synthés modulaires Buchla (sa stratocaster à elle), on vous re-résumait promptement ses divers faits de gloire hagiographiques du point de vue du fétichiste praticant du synth porn, occultant par là 87% de ce qui fait sa renommée et 72% de sa vraie carrière: la musique new-age, les récitals à Dubaï, les disques au piano pour faire l'amour avec des dauphins.
Wall Of Death : Main Obsessions
Frédéric Gendarme
Comme lu dans la presse féminine, il paraitrait qu'un de ces joyeux drilles sortirait avec la fille de Jodorowski. Sinon, comme le dit Clément Mathon, un autre ferait d'excellent mojitos dans un bouclard du 11ième... Et sinon, comme je le dis, les trois réunis livrent aujourd'hui Main Obsessions, premier album enregistré à Austin (donc pas au Texas), sous la houlette des Black Angels, qui en plus de leur donner un modèle paternel, leurs ont offert ingénieur du son, première partie intégrale de leur tournée européenne, bières frelattées, barbecues XXL, weed, et une double participation à leur festoche psyché à Austin qui les a vu cotoyer le gratin du fuzz et des cheveux gras en 2011 et 2012.
The K : Essential Chippendale
Clément Mathon
Je ne sais pas dans quel délire de persécution sont pris ces chers Liégeois, mais pour littéralement réussir à faire le pont entre crucifixion et branlette collective, il faut soit avoir vu les bons films (La Dernière Tentation du Christ?), soit avoir très mal vécu son catéchisme.
Voici The K, soit un bouillon grand-guignol tendance post-harcore (un potache quoi) à classer à la maison entre The Bronx et de Papier Tigre et qui ferait trembler la Belgique. Du moins, c'est la lecture que j'en ai eue après les avoir googlé, et après avoir vu leur clip Essential Chippendale, mettant en scène le chanteur en robe à paillettes se faisant tour à tour ligoter, goudronner, juter dessus, et oindre de substances plus ou moins identifiables. Jusque là, je me marre, comme en écoutant une connerie de Turbonegro, ou en regardant un autre clip d'un autre groupe Belge ayant confié la réal de leur vidéo aux talentueux chefs opérateurs de chez Sauvage Sauvage.
Lee Gamble: Nowhen Hooks (update)
Olivier Lamm
Où pousse la mousse cet automne? On a elliptiquement répondu à la question il y a quelques jours en vous parlant du cortège informe qui trépigne autour du Pan de Bill Kouligas, en insurrection volubile contre les frontières utilitaires qui séparent encore les écoles post-industrielles de L'Enfer des pousseurs de beats élégiaques de la rave party.
Le Britannique Lee Gamble, qu'on ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam il y a encore quelques jours, est pile poil au milieu de cette Zone puisqu'il a passé son adolescence à mixer de la jungle sur les radios pirate avant de passer à la musique acousmatique, aux logiciels de synthèse très compliqués à la musique improvisée sur ordinateur.
The Evens : The Odds
Clément Mathon
UPDATE : bon ben l'album a leaké, on l'écoute en même temps que vous ICI.
Il n'est pas vraiment dans nos habitudes de verser dans les annonces de tournées, annonces de sorties de disque, annonces de reformations, et autre faire-part indie, sans qu'il y ait au moins une saloperie à embedder.
Bon là, on fait une exeption, c'est le groupe de Ian Mackaye et de sa meuf, The Evens. Y'a rien à écouter mais ils viennent d'annoncer qu'ils sortaient un troisième disque en novembre, qu'il s'appelait The Odds, et que ça nous mettaient le coeur en fête. Pour l'occasion on mixe l'ancien et le neuf : playlist de vieux morceaux et nouvelle pochette.
Andy Stott : Luxury Problems
Frédéric Gendarme et Olivier Lamm
Derrière la triste tête de docker louche d'Andy Stott se cache un putain d'inventeur. Jadis élève plutôt impertinent de l'école dub techno sous le nom d'Andrea, ce Mancunien affilié à la bande witch rave de Modern Love (on vient d'inventer le terme, rapport à Dame Demdike et aux autres sorcières de Pendle, tout ça) est passé un beau jour de l'Autre côté. Il en a ramené un étrange golem techno qu'il n'a de cesse depuis de configurer, reconfigurer et défigurer.