Déjà adoubé des dizaines de fois Grand Maître Intersidéral du WTF? par la plèbe de tous les feeds possible et imaginables autour de la Terre, Calvin Cordozar Broadus Junior s'est converti à la magie pure ces derniers mois. Avec des concerts dans des distributeurs de Doritos et d'autres main dans la main avec l'hologramme de 2pac, des apparitions au Juste Prix US pour lever des fonds pour sa ligue de football, sa propre marque de cigares, un livre à faire partir en fumette et une collab' avec Jean Roch au tableau de chasse, Snoop pouvait quasi boucler son meilleur bilan trimestriel présence média depuis une éternité. Mais depuis qu'on sait que son Reincarnated promis depuis les giboulées sera un album de reggae, on se dit que la grosse teuf ne fait que commencer.
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Snoop Lion: La La La
Olivier Lamm
Ceephax Acid Crew: Mediterranean Acid
Olivier Lamm
S'il y a un type en Angleterre à qui vous pouvez faire confiance pour l'acide de qualité, les flyers youtube super LOL et les conneries nerd bien senties, c'est bien Andy Jenkinson. Insatiable sur l'IDM gogol et peu ou prou toutes les déclinaisons possible et imaginable du son acid made in Roland, le petit frère de Squarepusher est autant capable de poser installé sur une TB-303 volante sur ses artworks que de pondre des chialeries synthétiques aptes à faire fondre 93% des coeurs solitaires à la ronde.
Vraisemblablement bloqué dans son Essex natal pendant la grande majorité de l'été, il s'est pris en main pour boucler vite fait un un 45 tours sur le thème des vacances au soleil et réaliser le clip qui va avec en fouillant dans s
Danny Brown & Araabmuzik: Molly Ringwald
Olivier Lamm
Dans notre galaxie de blanchettes bourgeoises, Danny Brown ne brille pas seulement pour avoir raté l'examen d'entrée de l'écurie G-Unit à cause de son amour des vestes en jean neige; non, le très idiosyncrasique MC de Detroit a beau avoir eu les honneurs dangereux d'un 8.2 sur Pitchfork, c'est avant tout un vrai beau rappeur, un ego trippeur hyper doué, un athlète du verbe merveilleusement souple malgré la dope et les années.
Fan maniaque de la firme Adidas, il se fait un petit plaisir en signant pour la marque et le crew Yours Truly (re-coucou Pitchfork) sa première collaboration avec le fameux Araabmuzik, branleur de MPC extraordinaire et junkie de sons synthétiques à 12 oscillateurs dont on attend toujours un peu fr&eacu
Radioactive Man: Mix for Dazed Digital
Olivier Lamm
La seule raison pour laquelle on n'a rien écrit sur Waits and Measures, le nouveau Radioactive Man sorti fin juin après 4 ans de vent du désert, c'est qu'on avait aucun extrait digne de ce nom à vous faire écouter. On est comme ça chez The Drone, y a l'actu coco et puis la priorité au multimédia, quoi. On se rattrape donc comme on peut avec ce mix qu'on aurait été prêt à payer en soupe spéciale pour l'avoir sur notre serveur.
Hot Chip vs. Major Lazer: Look At Where We Are
Olivier Lamm
Elle en est où la dance US d'après la révolution? Il en est où Diplo depuis qu'il pose sur des photos avec Skrillex, qu'il collabore avec Tiësto et qu'il produit et des clones gréco-galloises de Katy Perry? Il est heureux au moins? Les drop et les kids dans son dernier maxi c'est parce que ça l'amuse ou est-ce que c'est son manager qui le force?
Pour ce qui concerne Major Lazer, Switch est bel et bien parti suite à des "différents artistiques" et on a vu Spinal Tap suffisamment de fois pour savoir ce que ça signifie. Le morceau avec Amber Coffman des Dirty Projectors était co-écrit par sa pomme mais on commençait à avoir vraiment très peur pour Major Lazer Frees the Universe, tome 2 repoussé aux calendes grecques au sujet duquel on ne sait plus rien du tout du tout.
Bertrand Burgalat vs. Gilb'R: Double Peine Remix
Olivier Lamm
Un peu de collusions parisiano-parisiennes pour bien commencer la journée: pour la matière c'est le nouveau simple de Burgalat, éternel papa dépressif et body conscious de la variété qui pense au sujet duquel on s'est toujours bien gardé de tenter le moindre début d'analyse; pour le boulot de retape, c'est Gilb'r, boss de Versatile et vétéran revenu de la house filtrée et de la jungle dont on aime (comme tout le monde) beaucoup le boulot avec I:Cube pour les disques de Chateau Flight.
John Tejada: The Function and The Form
Olivier Lamm
Dans la catégorie stade anal de la house/techno de trentenaire/second couteau, John Tejada est le it-producteur (j'ai toujours rêvé de placer l'expression) de plein de gens bien. Animateur de l'electronica américaine à une époque où elle intéressait littéralement 147 personnes dans son pays (dont 8 à Los Angeles, où il a grandi), cet austro-ricain élégant et trop capable de choses indécemment compliquées avec les gammes et les micros vintage (cf. son projet post truc I Am Not A Gun, avec Takeshi Nishimoto, un guitariste qui utilise tous ses doigts) produit en solo une tech house lumineuse et superbement accueillante malgré ses séquences agencées au cordeau.
The Internet Defense League
Olivier Lamm
"Le Blackout n'était qu'un début. Ensemble, nos sites et nos réseaux peuvent mobiliser la planète pour défendre l'Internet contre les lois néfastes et les monopoles".
C'est avec ces termes simples et oecuméniques que l'autoproclamée Ligue de défense de l'Internet prendra ses fonctions dès le 19 juillet prochain. Emanation de Fight for the Future, collectif mené par l'activiste Tiffiniy Cheng aussitôt déclaré ennemi d'état par la RIAA et la Motion Picture Association of America, la Ligue n'a ni corps ni leader mais d'ores et déjà une lourde mission sur les épaules: accompagner dans la douceur et la concertation la lame de fond de problèmes pratiques, théoriques et idéologiques soulevée par le changement radical de paradigme culturel et médiatique engrangé par la présence au quotidien de la moitié de l'humanité sur Internet.
Les Disques des Brocantes: Belleville (75020)
Les Disques Brocantes
Les brocantes et vide-greniers, je les fréquente depuis un bail. Mais je n’y cherche plus de disques. Ou alors, très mollement. J’ai beaucoup donné, notez bien. Surtout au tournant des années 90/2000. Mais très peu pour des disques de rock. Il y avait eu la parution des deux tomes d’Incredibly Strange Music chez Re/Search, deux bouquins qui ont largement contribué à la vague exotica/easy listening/Moog chez ceux qu’on n’appelait pas encore des hipsters à l’époque. Et c’est peu dire que j’ai plongé. En ramenant de cette pêche aux musiques déconsidérées – ou jamais considérées sérieusement – de vraies merveilles comme des canards boiteux (surtout à cause de leurs pochettes ; que celui qui n’a jamais craqué sur un James Last pour la barbe bien peignée du chef d’orchestre allemand me jette le premier Teppaz). Pour dire, j’ai été jusqu’à acheter une compilation de Heino, le roi du schlager. Mais au bout d’un moment, j’ai eu l’impression d’avoir fait un peu le tour de la question. Et les vinyles finissent par sérieusement encombrer.
Holograms: Holograms
Olivier Lamm
Au départ, Holograms, c'est trois fois rien: quatre branleurs de la conurbation autour de Stockholm qui font du garage entre les sessions de zone sur le parking du 7-Eleven et qui n'ont jamais une krona dans la poche parce que le boulot dans la scierie locale, ça va bien, merci.
Mais voilà qu'à force de trimer dans la cave et de jouer gratos dans les facs suédoises ou à l'Espace B, les gamins ont commencé à façonner avec leurs mains des vraies petites merveilles d'urgence et d'empathie, presque comme si la musique qu'ils jouaient (un agrégat bien compact de working class punk gueulard, de garage haut le menton et de new wave re-glacée trois fois dans un cryoconservateur) avait été inventée avant hier. Remontez donc un peu l'historique de notre couverture du groupe, et vous y lirez l'évolution d'une infatuation certes circonspecte (la faute à 2012) mais rarissime dans nos pages: dans le plus vieux post, David Pais disait "ça promet pas mal de choses interessantes pour l’avenir" et dans le plus récent, il utilisait l'expression "potentiellement génial".