Archétype de l'électronicien slacker qui compose ses déclarations d'amour en calbute, un oeil sur Ableton et l'autre sur des inédits d'Evangelion, Derwin Schlecker n'en a pas moins un nombre impressionnant de followers et followeuses pour un bricoleur de beats instrumentaux à la Flying Lotus & co. La preuve, même The Drone en parle souvent, parfois même en version longue.
Blog
Gold Panda: Mountain, Financial District
Olivier Lamm
Animal Collective: Centipede Hz
Marie Hamoneau
La semaine dernière, on vous évoquait la sortie inopinée d'un nouveau 45 tours d'Animal Collective intitulé "Honeycomb"/"Gotham", et on se mouillait même à émettre l'hypothèse que le groupe n'allait pas en rester là. Bingo, titre et date de sortie d'un nouvel album viennent de fuiter sur les internets.
Pour annoncer l'heureux évenement, le groupe vient de poster un trailer très coloré et très sci-fi eighties qui ne surprendra pas beaucoup ceux qui bouffent du Oneohtrix Point Never et consorts au quotidien.
Adamski: I Like It
Olivier Lamm
A brûle-pourpoint, on a d'abord été tentés d'écrire qu'I Like It était une grosse bourrinade, du genre à faire passer les trucs les plus déconnants de Switch ou les horreurs de Rusko pour le summum de la dance de salon élégante et feutrée.
Et puis on a mieux écouté. On parle d'un vrai Ancien, là, qui a lancé la carrière de Seal et qui faisait semblant de jouer du DX7 habillé en manteau en fourrure tard la nuit dans Boulevard des clips entre les Shamen et EMF, qui nous a intronisé aux sons de tom de la TR-909 et aux références cryptiques à l'ecstasy. A l'aune de cette donnée essentielle et d'un riff de piano vraiment malin, I Like It a tout de suite l'air beaucoup plus charmant et beaucoup plus aimable, quand bien même Adam Tinley fraye à l'occasion avec Kitsuné.
Kira Kira: Cutthroat Roundabout
Olivier Lamm
Du mystère des nations de son. Depuis ce jour heureux mais glacial où l'Australien Ben Frost a eu l'idée de s'exiler en République d'Islande pour y prendre possession des Greenhouse Studios, tous les musiciens du coin (et Odin sait qu'ils sont nombreux) se sont mis au diapason de son ambiant orchestral assombri et mysticisé au metal arty, à la musique industrielle et à Arvo Pärt. Aujourd'hui, c'est à la semi-vétérante Kristin Björk Kristjansdottir de plonger dans le précicipe.
Beak>: Yatton
Olivier Lamm
On vous prévient, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va bitcher sur Geoff Barrow.
Le gars a beau enregistrer comme il transpire (rappelons qu'après le petit carton Anika, le Portishead en chef a lâché un disque de rap de quarantenaire de 40 morceaux et une b.o. imaginaire à l'Oberheim en moins de trois mois) tout ce qu'il sort continue à cumuler la classe et l'étrangeté. Ce qui, à l'ère d'Internet, est toujours un exploit.
Emptyset: Trace: 2005-2009
Olivier Lamm
Si vous êtes adepte des oeuvres récentes du duo britannique Emptyset, il y a de fortes chances que ces quelques tracks de post-techno martiales et plutôt péchues vous prennent par surprise.
Véritables descentes dans l'abîme du bruit primordial, les très lacunaires Medium et Demiurge étaient de fait les bouts de queue de comète d'un long processus de réduction qui aura vu le duo passer de disciple plutôt sexy de la branche Pan Sonic/Thomas Brinkmann/Sleeparchive de l'arbre techno minimale au son du quatrième jour de la Création.
Scorpion Violente: Si Satan avait un synthé
Guillaume Loiret
Au début t'as trouvé ça louche, dégueu sur les bords. Cette pochette sado-sataniste, ces allusions pédo-porno, ces leads flippants, ce nom étrange. Mais t'y es revenu. C'était malsain mais inévitable. Ça puait la Mosel Bier mais t'as reniflé quand même. Ça sonnait comme un duo glauque entre Alan Vega et Donna Summer, et t'as commencé à aimer ça. T'as fermé les yeux et t'as vu un clip tourné par Gaspard Noé starring Francis Heaulme. T'avais mis un pied chez Scorpion Violente, et c'était trop tard pour revenir. Ce soir, tu peux assouvir tes instincts violents en allant les écouter au Point FMR.
Les Disques des Brocantes : Montreuil (93)
Les Disques Brocantes
Ça ressemble à une reprise de championnat. Cette après-midi, c’est la première fois depuis le début de l’année, dans une salle non chauffée à Montreuil (métro : Robespierre). Mais l’impatience triomphe de la pluie et du froid. Quatre-cent participants, promet l’annonce. Entrée libre. Sitôt franchi le périmètre, je sens les premiers frissons courir le long de mon échine. C’est reparti. Je me lance la tête baissée. Pourtant je suis sûr que ça ne va pas être terrible. Pendant la trêve, j’ai dû perdre certains automatismes. Et un peu de souplesse. A mi-parcours, le score est toujours nul. Quand soudain l’occasion se présente. Et quelques instants plus tard, il est là, au fond du sac : mon premier disque chiné de l’année. C’est un Steely Dan, Aja, pressage américain d’origine.
DMX Krew: East Side Boogie EP
Olivier Lamm
Vous connaissez la rengaine: s'il ne devait en rester qu'un...
Pour les resucés de Goblin et Carpenter, on choisira toujours Steve Moore/Zombi; pour l'electropop en très général (de Zapp à Duran Duran, quoi), ça fait plus de quinze ans qu'on fait confiance à Ed DMX et que tous les autres (c'est-à-dire la moitié des groupes indie de ces dix dernières années) ont l'air à la traîne. Trust the maniac.
CosmicNeman : VersatileMix
David Pais
Le dernier podcast de l'écurie Versatile est signé CosmicNeman, batteur devant l'éternel de deux groupes qui n'ont pourtant rien à faire dans la même gamelle : Herman Dune et Zombie Zombie.
A l'image de ce grand écart, on retrouve dans ce mix pas mal de groupes qui n'ont rien à voir les uns avec les autres si ce n'est le bon gout : Du PIL à Wilco en passant par les français de Mars Red Sky.
Seringue sur le gigot, Guy Debord balance même quelques petites blagues en intro.