Untold "That Horn Track" (Unreleased)
Tombé du trou du cul de nulle part, un inédit cadeau par notre sixième producteur anglais préféré de ces 5 dernières années. La plus belle purée de beats de la semaine, haut la main, et on sait même pas si ça sort un jour.
Alden Tyrell & Gerd feat. Jessy Allen "Luv Thang" (4Lux)
Ça fait un moment que le soundcloud est dispo mais le vrai disque en plastique vient de sortir: le nouvel épisodes des aventures jackin' house de Rotterdam comme on en osait plus en rêver, par le grand Alden et son vieux pote Gert-Jan Bijl. Curieusement moderne avec un je-ne-sais-quoi de fragrance UK 90s (cette bassline!), franchement roboratif, c'est le plus bel ersatz de Chicago House entendu depuis des mois.
Joey Anderson "Musical Tentacles" (Inimeg)
Le plus low key des gens du cénacle minimaldeephousecradoanalotechnotruc de NYC (Levon Vincent, Jus-Ed, Fred P, DJ Qu) revient avec un superbe maxi sur son propre label. "Musical Tentacles" réalise l'exploit d'être à la fois céleste et salace. Sinon vous avez bien téléchargé le Dronecast qu'il avait enregistré pour nous?
MGUN - Tritan (Don't Be Afraid)
La jeune génération de Detroit fait sa house avec des casio et des decks cassette. Bon là c'est un peu plus clean mais on tient à notre marronnier. Et on vous signale que le poupou a rejoint l'équipe d'UR. Passage de flambeau?
Todd Terje "Strandbar (Samba Version)" (Olsen Records)
Un riddim samba, un ostinato de piano midi, un petit gimmick acid passée dans un chorus: le nouveau tube de Todd est à la fois balearic à mort et glacial, anal et decomplexé, coincé entre le "Belo Horizonti" de Basement Jaxx et, euh, le "Strings of Life" de Derrick May. Paradoxal et superbe. Préférez cette version à la version "disko", elle assume beaucoup mieux son côté folle pétée.
Deetron - Can't Love You More (Music Man Records)
Oh la jolie tranche de tech house monoï que voilà. Signée du Suisse-à-tout faire Deetron (qui a dit couteau suisse?), ça bouge comme un morceau vulgaire (le mec a son lot de croûtes) mais sur des matières dignes et croustillantes comme celles de Moodymann. C'est encore une fois le très beau label belge Music Man qui s'y colle.
Dusky "Vanishing Point" (Naked Naked)
Il y a quelque chose dans l'air avec les poupons brittons qui font de la house. Comme Disclosure, Dusky sont rasés de près, comme Disclosure, Dusky hésitent entre UK house deep et technologique et hardbag Burger King, comme Disclosure, Dusky font grincer les dents de l'underground. C'est bien que ça arrive.
Benjamin Damage vs. Robert Hood "Delirium Tremens Remix" (50 Weapons)
Encore Robert Hood? Ouais, encore Robert Hood. Parce qu'au-delà de l'étonnant entrelacement de scènes et de nations que ce remixe illustre (un Gallois qui sort ses disques sur le sous-label bass techno de Modeselektor remixé par un Dieu de Detroit? Check), il nous met la misère: une boucle de voix, une boucle de chords, une boucle de Detroit, le gars n'a besoin de rien de plus pour nous faire oublier tout ce qu'on a entendu d'autre cette semaine. Ah si, d'un mechant kick, quand même.
Forward Strategy Group - Code 3 (Perc Trax)
A l'aise blaise chez Perc Trax, les deux écossais de FSG font dans la haute-dentelle façon Caterpillar: "A snare that could floor a toddler from 50 paces”.
Atom™: "Gnd ∞ Live @ Berghain 25.5.2013" (Unreleased)
On déroge pour une fois à notre credo pro-consumériste: ces 5.45 de musique ne s'achètent nulle part puisqu'elles sont extraites du nouveau live d'Uwe Schmidt. Mais on vous les colle quand même: parce qu'il a eu la gentillesse de nous l'uploader sur soundcloud, parce que c'est beau, et parce que ça présage de belles choses s'il repasse bientôt par chez nous.
Phoenix vs. Soul Clap "Trying To Be Cool"
Etonnant revirement de carrière de la part de Soul Clap qui se mettent à la dark techno big room teintée de bruitisme. (Non on déconne. Mais les synthés dauphin flûte de pan sont cool).
Alors à quoi ça peut ressembler du DJ Slugo de 2013? Figurez-vous que pas plus tard que le weekend dernier, je me déhanchais encore en chaussettes sur le
Le truc le plus frappant, finalement, dans
On connaît bien l'histoire: une scène très étrange naît au croisement de quatre autres scènes très étranges; les journalistes peinent à lui trouver des papas et des mamans spirituels; alors la scène va s'en dénicher un, si possible un peu pété, un peu indigne, surtout largement inconnu du grand public, et unit ses forces pour lui rendre hommage. C'est le cas le plus intéressant - voire le seul valable - du tribute album, ce rejeton difforme et nauséabond de l'industrie phonographique: le genre "Manifeste à 359°"qui nous fait découvrir sans douleur tout un tas de groupes dont on n'avait jamais entendu parler tout en rappelant à notre bon souvenir un pékin trop longtemps perdu dans les bas-fonds de l'Histoire. Notez bien qu'on écrit "pékin" et "bas-fonds" sans jugement de valeurs. D'Arthur Russell à, euh, Sixto Rodriguez, on commence à savoir que cette dernière n'a pas toujours eu les yeux en faces des trous.
Vous vous souvenez de la Gare au Gorille, ce squat du 19ème qui, après sa fermeture, s'était associé à La Mangouste pour enfanter la première soirée Casse Ton Singe ? Cette grande nouba résonna si loin au delà des limites du 19ème qu'ils ont depuis décidé de rempiler tout les ans. Alors pour sa cinquième édition, Casse Ton Singe réinvestit l'Espace B, le Glazart et la Peniche Cinema pour la version été-soleil-et-maillot-de-bain de son fameux marathon simiesque: 17 heures non-stop de grosse teufé reparties dans les trois lieux cités plus haut, de 19h à midi, alors prévoyez les amphétamines (coucou maman) et le thermos de café. Au programme une pelletée d'artistes triés sur le volet et pour la plupart inconnus au bataillon de l'indie-chicos mainstream, as usual, entre "Acid Jungle, Brutal Blues, Mutant Bass, Electro DIY, Crossbreed, Grind Pop, Braindance, Breakcore", on en passe et des meilleurs. On vous laisse vous faire
Au mois de janvier dernier on vous parlait du nouveau label d'
Je me souviens avoir écrit,
Olivier! T'es vieux! T'es triste! Quand t'as vu "Sebadoh" et "new" dans la même phrase, j'ai vu ton rictus! Tu as ri! Tu as glapi! Tu t'es frotté les mains en maugréant dans ta barbe,"Ça va les calmer, ces petits connards cyniques qui font la queue pour placer un inédit dans la b.o. du prochain Judd Apatow"! Alors qu'à l'époque t'écoutais même pas Sebadoh! Je me rappelle, j'étais venu chez toi avec mon cd de Bakesale, on avait écouté deux secondes et tu m'avais dit que t'étais dans une période fusion, que le "