Philip Glass dans la fleur de l'âge et de la créativité, filmé par Peter Greenaway.
C’est un tweet de Ghostly qui nous a soufflé le lien à l’oreille.
Un généreux internaute a uploadé les quatre épisodes de Four American Composers, série de quatre documentaires réalisés au début des années 80 par Peter Greenaway sur John Cage, Meredith Monk, Robert Ashley et Philip Glass.
On connaissait le goût de Greenaway pour les faux-documentaires (avez vous-vu le génial The Coastline?) et la musique répétitive (voir sa relation de travail étroite avec Michael Nyman), mais on n’avait aucune idée que l’auteur du Ventre de l’architecte et de Drowning by Numbers s’était un jour penché sur le cas de l’école minimaliste américaine.
D’après la page de la plateformes d’archives d’avant-garde Ubu, les quatre documentaires auraient largement contribué à faire connaître les quatre compositeurs au Royaume-Uni, et celui Philip Glass en particulier est du genre précieux.
Rappelons qu’en 1983, date où le film fut tourné, l’Américain était dans une superbe effusion: il venait de boucler la b.o. de Koyaanisqatsi (toujours sa plus célèbre à ce jour) et de sortir Glassworks, énorme bestseller qui l’a fait connaître au grand public et aux yuppies autour du monde.
Dans ce beau documentaire à la photo et au montage typiquement early 80s, on peut l’entendre parler avec les membres de son fameux Philip Glass Ensemble et dire beaucoup de choses pertinentes sur le temps, la répétition et la modernité.
Pour les amateurs de gear porn, on peut aussi (surtout) le voir jouer Music in Similar Motion sur un Prophet 5, soit l’un des dix synthétiseurs américains les plus importants de l’histoire des synthétiseurs américains.
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