John Maus est un garçon différent. Là où la majorité de ses petits camarades cherchent à lever filles et garçons avec des pop-songs vaguement indie, lui avoue être en quête de la synthèse parfaite entre la musique de masse et la musique la plus savante qu’il soit. Il nous l’a raconté lui-même il y a quelques mois, mais la mise en ligne de cette playlist, réalisée pour Rough Trade et accompagnant la sortie de We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves (son dernier LP en date), a une excellente valeur d’exemple.
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".John Maus: Maus Mix
Thomas Rozec
James Pants: Fact Mix
Thomas Rozec
Comme vous avez pu vous en apercevoir en regardant notre interview métaphysique avec le camarade Pants, ou en écoutant son dernier LP en date (celui qui devait s’appeler Love Craft mais est finalement demeuré éponyme), il est tout à fait possible de se perdre dans les méandres de son petit univers musical personnel, complet et complexe à souhait.
Aussi, pour avoir vu l’animal en action à la toute récente Villette Sonique, lorsqu’il passe derrière les platines, de drôles de choses peuvent se produire.
Japanese Bagelheads
Thomas Rozec
Le talentueux Rob Bricken, leader du temple geek Topless Robot, a inventé une catégorie dans laquelle il range tous ses petits papiers sur les dernières deviances venues du pays du soleil levant. Elle s’appelle “Super Terrific Japanese Things“. Et, sans aucun doute, la mode des Bagelheads s’y qualifierait directement.
Dernière petite hype en matière de body modification, le Bagelhead est, pour faire simple, l’art de s’envoyer un demi-litre de solution saline – le fameux “sérum physiologique” existant également en petites fioles que vos mamans vous mettaient dans les yeux quand vous étiez nourisson – dans le front en appuyant bien fort au milieu pour lui donner la forme choisie.
Current 93: Fact Mix
Thomas Rozec
David Tibet, alias Current 93 (oui, c’est un groupe, mais comme il en est le seul véritable membre, on est en droit de l’assimiler tout entier au projet), est un drôle de bonhomme, et c’est un doux euphémisme. Pote de Nurse With Wound et Death In June (mais aussi de Nick Cave), fanatique de Lautréamont, saint-patron de la dark folk, dieu vivant dans le petit cercle des amateurs d’indus à l’imagerie martiale et gros consommateur de stupéfiants, le quinqua anglais traîne une réputation de weirdo à peu près aussi épaisse que sa street cred. C’est dire.
Quelques jours à peine après avoir ravi le public de la Villette Sonique lors de son passage à la Cité de la Musique, Tibet dévoile aujourd’hui un étonnant mix, réalisé à la demande de nos collègues de Fact. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est déstabilisant. Alors que l’on pourrait décemment attendre une enfilade de pépites cachées extraites des strates les plus inatteignables de l’underground goth/ambient/whatever, le camarade Tibet prend tout le monde à contre-pied en égrenant un chapelet bien différent.
Bonnie Prince Billy: There Is No God
Thomas Rozec
Il existe une infinité de raisons qui font que l’on a assez peu le droit de se moquer de Will Oldham/Bonnie ‘Prince’ Billy. Tout d’abord, il a donné naissance à de très très beaux disques, mais ça vous le savez déjà. Aussi, parce qu’il fait figure de modèle en terme d’indépendance artistique. Et enfin parce qu’il bénéficie d’une street-cred de folie depuis plus de vingt ans – au moins depuis qu’il a pris la photo illustrant la pochette de Spiderland -, donc pas touche. Mais bon, quand il fait des trucs rigolos, on a bien le droit de rire avec lui, non ?
Joe Strummer: Hell W10
Thomas Rozec
Certains crieront au scandale, qu’ils l’avaient déjà vu, que “tout le monde connaît ce truc“, et ils auront peut être raison. Il n’empêche que jusqu’à ce matin, nous ne connaissions de Hell W10 que quelques images, et un vague résumé du pitch. Du coup, comme nos petits camarades de Dangerous Minds ont eu la bonne idée d’en agréger les différents bouts déjà présents sur le Net pour en tirer une version complète tout à fait potable, nous nous sommes dit que nous n’avions aucune raison de ne pas vous en faire profiter.
Pour ceux qui n’auraient pas eu vent de la chose, voilà l’histoire. En 1983, Joe Strummer décide de se lancer dans un projet pour le moins étonnant: un film (enfin, un moyen-métrage pour être exact) de gangsters muet. Du coup, il recrute ses petits camarades Paul Simonon et Mick Jones, et accouche de cette bizarrerie qu’est Hell W10.
Dan Deacon: Hilvarenbeek
Thomas Rozec
Dan Deacon aime le cinéma. Tout le monde le sait. D’ailleurs, les réalisateurs eux-même sont au courant, et c’est ce qui a poussé l’un de leurs plus éminents représentants, le mighty Francis Ford Coppola, à venir chercher le producteur barbu pour qu’il lui compose la BO de son prochain film, Twixt Now and Sunrise. Mais, le camarade Dan aime aussi tâter un peu de la cam quand l’occasion se présente.
En résultent des choses plutôt étranges, comme la très célèbre vidéo Drinking Out of Cups (rappelez-vous, le lézard, le LSD, tout ça), ou sa toute dernière production: un court-métrage de 17 minutes baptisé Hilvarenbeek (du nom de la ville hollandaise où il a été tourné), pour lequel les qualificatifs “bizarre” ou “perturbant” sonnent comme de doux euphémismes.
Mutate or Die
Thomas Rozec
Quelle belle et charmante idée. Deux artistes contemporains américains, Tony Allard et Adam Zaretsky, ont mis au point un projet de BioArt dont l’élément principal est un étron du regretté William S. Burroughs, précieusement conservé dans ce qui semble être un bocal à confiture rempli de formol (voir ci-contre) par des amis de l’écrivain. Si ce postulat ne vous fait pas saliver, c’est que vous avez un problème.
The Endless House
Thomas Rozec
L’histoire est presque trop belle pour être vraie. En 1973, Jiri Kantor, un millionnaire tchécoslovaque, a l’idée subite de créer une communauté d’artistes, unis par les expérimentations musicales électroniques et le goût pour l’architecture moderne, au beau milieu de la forêt de Bialowieska, en Pologne. Baptisée The Endless House, la tentative utopique ne fonctionne pas du tout et s’arrête au bout de six semaines. Aujourd’hui, le label anglais Dramatic Records a décidé d’exhumer les traces de cette aventure avortée pour en tirer une compilation.
Radiohead: Lotus Flower
Thomas Rozec
D’ici la fin de la journée, ce clip (et premier extrait) du nouvel album surprise de Radiohead The King of Limbs aura fait le tour du monde, des blogs, des télés, etc. Même si vous n’avez jamais aimé/n’en avez plus rien à carrer de Radiohead/avez décidé de passer à autre chose, vous n’échapperez pas à ces images.