On the Road Again

Un documentaire allemand de 1963 sur la musique populaire américaine, filmé en contexte. De l'or en barre.

le 23 février 2012, par Olivier Lamm

1963. Au festival de Newport ressuscité, Mississippi John Hurt, 70 ans, joue pour la première fois en public depuis qu’il est tombé dans l’oubli 35 ans plus tôt. La veille, Bob Dylan et Joan Baez ont inauguré les années 60 en chantant pour la première fois ensemble. Bert Jansch est au Maroc, et il vient de découvrir la Marie-Jeanne. Personne n’a encore songé à inventer le folk rock.

Au même moment, Dietrich Wawzyn, réalisateur pour la télévision allemande, parcourt le Sud des Etats-Unis de la Louisiane jusqu’à la Californie. Il a eu la bonne idée de contacter Chris Strachwitz du label Arhoolie Records, qui l’introduit à un roster dément de musiciens alors inconnus: Mance Lipscomb, Jesse Fuller ou Lightnin’ Hopkins.

Inspiré par Alan Lomax, dieu vivant de la génération hipster qui est en train d’émerger (les hippies sont encore loin, très loin), Wawzyn les filme en situation devant les porches des maisons misérables, dans les tavernes d’Houston, les temples protestants d’Oakland et les rues dégueulasses de Tucson.

Les images en noir et blanc qu’il ramène en Allemagne, Black Ace avec sa femme et son gamin dans son salon, l’Eureka Brass Band qui joue pour un enterrement à la Nouvelle-Orléans ou Lowell Fulsom qui enflamme un club de San Francisco, sont d’autant plus prodigieuses quarante-cinq ans plus tard que le monde qu’elles montrent à presque totalement disparu. On remercie Dangerous Minds pour le tip.

Commentaires
2
le 25 février 2012 par Adrien :
Oh my jelly roll! You won't have a piece of cake.
le 25 février 2012 par Adrien :
Et oui on remercie pour le tip!
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Pour répondre à la question posée en accroche de ce post: et ben je ne sais pas. Nous avions largement mordu à l’hameçon lancé par Warp en 2010 lorsque le label historique de Sheffield avait mis la main sur Sumach Ecks aka Gonjasufi. Véritable machine à fantasmes pour un monde nostalgique du rap des grandes heures, son A Sufi and a Killer, comme nous vous l’expliquions dans l’interview qu’on avait fait de lui il y a deux ans, n’aurait sans doute pas été considéré comme un OVNI si le hip hop avait poursuivi la trajectoire que tout le monde lui prédisait dans les 90′s.

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Une bière, un open space, deux pochettes CD sur un bureau IKEA, tu la sens bien la moiteur de la dance music?

Bon, on est un peu bâtard sur ce coup là, Scuba est un bon gars, son label Hotflush défonce, son nouvel album est pas mal du tout (si vous aimez les nappes tristounes et le vent du nord qui souffle sur votre nuque au petit matin, bien sûr) et il nous apprend toujours plein de trucs quand il mélange des disques ensemble.

Pour ce mix maousse, il fait ça bien, à l’ancienne, comme LTJ Bukem en son temps: 99% de disques estampillés Hotflush, un pull noir et une mine triste pour faire danser les garçons et la jungle est bien gardée.

Pour revenir à nos moutons, il y a un seul truc qu’on ne comprend pas: pourquoi donc filmer ça? Je sais pas pour vous, mais moi les gars qui répondent à des textos quand ça tabasse sur la sono, ça me casse le trip.

Idéal pour surfer sur les interwebs dans votre propre open space, donc.

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Un groupe de punk qui porte un nom de godasse, cool.
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Petite sortie insolente en provenance de Los Angeles et très peu d’infos. Ce qu’on sait, c’est que le nom du groupe est un véritable hommage assumé à la célèbre marque de pompe très moche. “That’s what we were wearing at the time”, confie même un de ses membres au label, à l’occasion de l’écriture de leur biographie.

Auteure d’un premier EP, et armée d’une cover lourde de sens (dessinée par un certain Chad Kawamura, elle représente un pote à eux décédé, bourré à l’Olympia, se délectant du spectacle d’un gros mangane se faisant bouffer le minois par un charognard), cette bande de jeunes dont on connait désormais la fibre poétique, fait ainsi son entrée chez Mexican Summer (Ariel Pink, Kurt Vile, Wooden Shjips…).

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