One Night with Daniel Clowes in Los Angeles

Un faux docu sur le père de Ghost World mais un survol édifiant de la jeunesse alt & chic américaine.

31.05.2012, par

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En fait non, il en existe déjà plus ou moins un réalisé en 2002 mais c'est pas de ça qu'il s'agit aujourd'hui. 

One Night with Daniel Clowes n'est ni plus ni moins qu'une vidéo promo bricolée par la librairie de comics Meltdown, à Los Angeles, à l'occasion d'une lecture organisée pour la sortie d'une monographie et qui passe un peu de temps avec un couple de fans un peu plus fanatiques que la moyenne (à la limite de l'inquiétant quand le gars regarde la caméra dans les yeux en comparant Clowes à Elvis Presley).
 
La première moitié du docu ressemble donc à un petit dégueulis infomercial strictement dénué intérêt, et il se pourrait bien que vous nous maudissiez un moment de vous avoir fait perdre 5 minutes de ce précieux temps que vous auriez pu plutôt passer, par exemple, à entamer votre croisade dans les comments du site atlantico.fr contre les dernières frasques d'Eric Zemmour.

Mais dès la 5ème minute et l'arrivée des fans, quintessentiellement représentatifs de cette jeunesse alt. & chic pour qui Clowes et quelques autres (Adrian Tomine, Jeffrey Browne) sont à peu près aussi essentiels à l'équilibre de vie que les disques de Sufjan Stevens, les films de Wes Anderson et le tofu, on a envie de prendre des notes. La palme revient bien sûr au grand gars en cardigan qui "ne fait jamais la queue pour faire signer un livre" mais qui, bien sûr, fait une exception pour Clowes, son héros.   

Et la fille ressemble plus à la Enid du comics que Thora Birch

Commentaires
2
31.05.2012 par Yay :
Ils sont choupidou. La dérision un peu dure dans l'article, mais c'est vrai que la signature d'autographe c'est un phénomène qui me dépasse.
31.05.2012 par Olivier Lamm :
"choupi", c'est le premier mot que j'avais écrit. mais ils sont inquiétants en fait.
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On attend d'entendre pour comparer mais c'est vrai que Her City exhale quelque chose du bonheur timide de voir un rayon de soleil trancher deux masses de nuage saumâtres après un gros orage. Calée sur un tempo léthargique, limite baggy, la boucle qui lui sert de beat est tellement dense qu'on a l'impression d'y entendre la vie.

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En fait, Cancer for Cure fait partie de la minuscule famille des disques de rap de noir faits par un blanc à pouvoir disser directement le monde du rap contemporain sans jouer une seconde sur le même terrain musical que lui. Il va nous falloir quelques mois pour le digérer mais en attendant, le clip superbement con de "The Full Retard" nous met la patate et nous donnerait (presque) envie de ressortir nos t-shirts Def Jux (moches) du placard.

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