“My little mission.„

Anika

21.11.2010, par
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L’histoire d’Anika est avant tout celle d’un producteur de génie, Geoff Barrow, qui après avoir marqué l’inconscient collectif grâce à sa précédente muse Beth Gibbons, a jeté son dévolu sur une jeune journaliste politique d’origine allemande.

Un coup de foudre musical survenu par hasard à Bristol (n’oublions pas que Geoff avait rencontré la chanteuse de Portishead à l’ANPE du coin) qui a débouché sur 12 jours de studio, au cours desquels Barrow et ses acolytes de Beak> ont joué les petits chimistes sur la personne d’Annika Henderson et notamment sa voix, grave et mystérieuse. Le fantôme de Nico est présent sur chacune des pistes de cet album éponyme.

Un disque qui revisite les 60′s par le prisme de la No-Wave, du Dub et du Post-Punk, à mi chemin entre les Slits et Public Image Limited.

Car si Barrow a offert à Anika un son, il lui a aussi offert un répertoire. L’album est essentiellement composé de reprises, pour la plupart des popsongs sucrées des années 60, maltraitées ici par la voix caverneuse d’Anika. Hormis sur deux titres qu’elle signe, la belle blonde rend un hommage très personnel à Yoko Ono (Yang Yang) et Dylan (Masters of War), mais aussi aux Kinks (I Go To Sleep), Greta Ann (Sadness Hides The Sun), Skeeter Davis (End Of The World) et Twinkle (Terry).

Du coup, on en vient presque à regretter l’absence, sur ce disque concept, des deux autres reprises dont nous a gratifié la jeune femme lors de son concert au Divan du Monde: Love Buzz de Shocking Blue (popularisée par Nirvana) et He Hit Me (And It Felt Like A Kiss) de Phil Spector.

Ce concert était d’ailleurs le tout premier d’Anika accompagnée de son backing band de luxe. Et à la voir évoluer sur scène, on ne peut s’empêcher de penser à la présence de Beth Gibbons. A la fois fragile et distante, ni merci ou bonsoir, il ne lui manquait que la bière, la cigarette et la scoliose de la chanteuse de Portishead pour nous envoûter définitivement. A 23 ans, elle a encore de la marge.

Un grand merci à la Phono Galerie, qui nous a ouvert ses portes pour l’interview.

Commentaires
4
09.12.2010 par Victim :
putain ce qu'il peut y avoir comme poseur à Paris. le publique qui se la joue avec des meches et des looks. ça craint cette ville. tellement dommage.
31.01.2011 par Mike Palace :
Elle as l'air cool. Faites lui un calin de ma part si vous la recroisez. Le monde est pleins de poseur, en meme temps, là; l'interet n'est pas vraiment dans le public, mais sur la scéne.
20.04.2011 par Fistin :
fait chier les groupes qui sous couvert d'être catalogués arty sonnent hyper FAUX.
15.08.2011 par sarah :
ah c'est pas mal. j'avais vu un article sur elle dans un magazine j'ai mis assez longtemps a me dire qu'elle pourrait m'interesser, parce que Nico pour moi elle est unique, Anika ne lui ressemble pas. très honnetement je pense pas que sa va la mener loin, d'ici 1 an on entendra plus rien d'elle,
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