Once Upon a Time in New York

L'intégralité du docu de la BBC sur l'émergence du hip hop, du disco et du punk dans le NY des 70's-80's.

01.06.2011, par

Ce week-end, l’auguste rédaction du Drone s’est retrouvée face à une légende vivante: Glenn Branca, le pape de la No Wave, un gros bout de l’histoire culturelle de New York et des States. Venu pour participer à la Villette Sonique, où il a donné l’un des meilleurs concerts du festival, il a accepté de répondre à nos questions, et nous vous en offrirons très prochainement la crème dans un sujet vidéo. En attendant, pourquoi ne pas réviser un peu nos classiques new yorkais ? Coup de chance, l’excellent documentaire de la BBC4 Once Upon a Time in New York vient tout juste d’être mis en ligne dans son intégralité – et dans une qualité décente, qui plus est.

Une nouvelle fois, c’est à la dynamique équipe officiant derrière les films Synth Britannia et Krautrock: The Rebirth of Germany (Ben Whalley, entre autres) que l’on doit ce docu, diffusé pour la première fois en 2007. Son postulat est extrêmement simple: la fin des 60′s a vu L.A. et la Californie prendre le pas, culturellement parlant, sur la East Coast. Tandis que tout le monde part chercher le soleil et la gloire à l’Ouest, New York devient un véritable shithole, comme on dit là-bas. Cependant, ce cadre de vie un peu merdeux va servir de terreau créatif à toute une flopée d’artistes.

C’est ainsi que le film – via la voix de son narrateur, l’inquiétant et so british Richard O’Brien, scénariste du Rocky Horror Picture Show (dans lequel il incarne par ailleurs le charmant Riff Raff) – nous entraîne à travers la genèse de trois des genres musicaux majeurs de la fin du XXe siècle: le hip hop, le punk et le disco, tout trois ayant vu le jour dans la Grosse Pomme. Bon, on peut émettre quelques objections historiques (Philadelphie a tout autant compté que NY dans l’émergence du disco, et le punk US est en grande partie né à Détroit du fait du MC5 et des Stooges), mais la démonstration d’ensemble tient la route.

On suit donc les trois mouvements en parallèle, sautant du Velvet et ses émules (Television, Patti Smith, les New York Dolls) au Studio 54 (le temple homo du disco) en passant par le South Bronx où débutaient Afrika Bambaataa et Grandmaster Flash à la fin des 70′s. Blindé d’images d’archives et d’interviews des survivants de l’époque – qui a, rappelons le, fait quelques morts – le tout vaut vraiment le détour.

On y retrouve notamment David Johansen et Syl Sylvain (New York Dolls), Patti Smith, John Cale, Richard Hell, Grandmaster Flash, Afrika Bambaataa, Kool Herc, Nile Rodgers, Chuck D, Tommy Ramone, Chris Stein (Blondie), Fab Five Freddy, Lenny Kaye (Patti Smith Group), Tina Weymouth et Chris Frantz (Talking Heads), Jayne County, Leee “Black” Childers (manager de Johnny Thunders & The Heartbreakers), les DJs Nicky Siano, David Mancuso et David Depino, ainsi que les journalistes Nelson George, Victor Bockris et Vince Aletti.

Et c’est à voir en entier ci-dessous:

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Essayons de parler un peu de ce disque sans mentionner une seule fois PJ Harvey, Scout Niblett ou Cat Power.

OK c’est super compliqué.

Qu’est ce qui nous pousse, nous autres journalistes de seconde zone sans carte de presse, à toujours comparer un artiste femelle à un autre artiste femelle?

Comme si être en possession d’un vagin et d’une guitare vous rendait membre à vie d’une ligue spéciale, la ligue extraordinaire des artistes munies d’un vagin et d’une guitare. Parce qu’évidemment, un artiste femelle, ça n’écoute que les autres artistes femelles et en général dans le rock, elles s’appellent PJ Harvey.

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EMA
Grey Ship
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EMA
California
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Anteroom
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Milkman
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Coda
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Marked
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