Dans les années 90, les rappeurs avaient froid.

Petit florilège de clips en doudounes et bonnets.

14.11.2011, par

Allez savoir pourquoi, les années dorées du hip-hop étaient aussi celles de l’ère glaciaire.

C’était l’invasion de clips qui n’étaient tournés qu’en hiver, où les rappeurs se chauffaient grâce à des bidons en feu ensevelis sous des tonnes de fringues thermolactyles.

En regardant Yo! Mtv Raps on pouvait s’imaginer que New-York était au pôle nord, et que les grands noms du hip-hop rêvaient de pistes de ski et de courses à chiens de traineaux. Aujourd’hui la planète s’est réchauffée de façon spéctaculaire et les mecs se baladent torse poil, se rafraichissent comme ils peuvent en plongeant dans des piscines luxueuses.

Voici notre Top 5 des clips de hip-hop tournés dans les années 90 par basse température:

5 – Nas: It ain’t Hard to Tell
En 1994, Nas est déjà blindé. Il peut se payer le même bonnet à visière dans trois coloris différent, sans parler d’un telephone cellulaire dernier cri gros comme un parpaing. Son haleine est visible à l’image, on estime donc la température à 2°C.

4 – Gang Starr: Mass Appeal
En hiver, le regretté Guru aimait prendre son 4×4 à l’aube et partir en bord de mer avec des copains. Coupé au montage, le moment où deux potes le tire par les bras et qu’il glisse le long de la plage enneigée, bien sur ses appuis grâce à ses bottes tout-terrain. A en juger par le superbe anorak de DJ Premier et le soleil toutefois présent, il doit surement faire un petit 5°C.

3 – Method Man: Bring The Pain
Staten Island en hiver, il caille. Pour se réchauffer, rien de mieux qu’un bus abandonné. Malgré les fenêtres explosées, la chaleur corporelle des gars du Wu Tang fonctionne et Method Man finit en t-shirt. Une fraiche soirée à 10°C.

2 – Organized Konfusion: Stress
Pour Pharoahe Monch et Prince Po c’est le forfait 3 vallées. La chanson s’appelle Stress et quoi de plus déstressant que se rouler le cul dans la neige torse nu? Mention spéciale pour le masque de ski. Un bon -10°C.

1 – A Tribe Called Quest: Electric Relaxation
Notre favori. Une équipe de 10 assistants a été necessaire pour faire rentrer les trois membres du groupe dans un taxi. Les gars peuvent à peine bouger. La froidure de ce clip est si intense qu’on rêve de faire comme Q-Tip et se commander un bon chocolat chaud, déguisé en bibendum chamallow. On espère un bon -20°C.

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Crystal Stilts : Radiant Doors

Un nouvel EP des New-Yorkais en écoute, avec une pochette parfaite pour Twister dessus.
14.11.2011,
Charline Lecarpentier

On aurait presque pu laisser ce nouvel EP des New-Yorkais sur le perron pour les punir de leur dernier album In Love With Oblivion sorti l’année dernière. Mais même si on regrette toujours que Crystal Stilts se soient calmés sur les inaudibles guitares fuzz qui nous mettaient en joie en 2008 sur Alight Of Night, leur nouvel EP Radiant Doors mérite bien une écoute.

On vous avait parlé de Shake The Shackles, le plus acceptable des titres du deuxième album sorti l’année dernière, sur lequel leur pop noisy et shoegaze s’envasait sans qu’on comprenne trop le phénomène. Ce nouvel EP Radiant Doors leur ouvre encore de nouveaux horizons sur le label Sacred Bones, qui a accueilli il n’y a pas si longtemps un autre album d’un groupe bruyant reconverti à un rock psyché plus assoupi : le dernier Psychic Ills, toujours en écoute chez nous. Donc on va accepter de  s’éloigner de plus en plus des heures les plus sombres des Jesus And Mary Chain et aller avec Crystal Stilts jusqu’à se laisser chatouiller par Johnny Cash.  Puis on hésite à peine avant d’acheter le vinyle dont le visuel rompt avec leur tradition de pochettes obscure, car il ferait au moins un super mini-jeu Twister.

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Bending Steel

Un documentaire sur un futur freak professionnel au moral et aux muscles d'acier à Coney Island.
14.11.2011,
Charline Lecarpentier
Pas loin des montagnes russes rouillées, femmes à barbes, nains et monstres de foire que Tod Browning nous a permis de dévisager dans Freaks se retrouvaient encore à Coney Island à la fin des années 1800 et début 1900, attirant des foules en quête de frisson qui payaient pour regarder performer les marginaux de la société.
Dans le documentaire en cours de production Bendig Steel de Dave Carroll, le  musculator Chris Schoeck, New-Yorkais du Queens est persuadé que “Coney Island a encore besoin de son strongman“. En plein stress des exams, il s’apprête à devenir un Monsieur Muscle professionnel : il tord l’acier avec la même facilité qu’on plie un mouchoir, moment d’intimité selon lui qu’il va devoir transformer en performance publique grâce à un moral d’acier.

Omar S : Who's In Key

Un clip 8-bits pour son track feat. Theo Parrish.
11.11.2011,
Clément Mathon

On ne va pas vous refaire l’histoire complète, alors qu’on vous l’avait déjà racontée en août dernier, au moment où Omar S. aka Alex “Omar” Smith, ambassadeur de la nouvelle garde de Détroit (à ne pas confondre avec le moustachu syrien en dishdasha du même nom) sortait son EP High School Graffiti. Simplement pour rafraîchir les mémoires, Omar s’est marié à Toyota, nouveau bailleur de fond culturel made in Detroit sous le nom de Scion A/V, à l’occasion de cette sortie.

Trois mois plus tard, Omar met en images le titre phare de son maxi Who’s In Key, produit à quatre mains avec une autre star locale, Theo Parrish.

.1
Omar S feat. Theo Parrish
Who's In Key?
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