Corman's World : Exploits of a Hollywood Rebel

Le pape des films low-budget honoré dans un documentaire.

04.01.2012, par

Le jour où Coppola (père, faut-il le préciser), Martin Scorsese, Ron Howard, Tarantino, Nicholson, Stallone et j’en passe, s’assiéront au coin du feu (si c’est pas déjà fait), fort à parier qu’ils boiront une belle rasade de Johnny Walker à la santé de grand-papa Roger Corman, pour leur avoir parmi à tous de jouer où réaliser leurs premières bobines.

Femme en cage, voiture-crocodile, et monstroplante en papier maché, ce grand pape du film low-budget aura, en presque 60 ans de carrière, donné à ces monstres du cinéma américain un sacré coup de pouce pour grimper les collines d’Hollywood.

En plus d’avoir un pif de renard, il peut aussi se vanter, à 85 ans, d’être devenu un pape de la série Z après avoir réalisé 55 films et en avoir produit plus de 300. Tous n’ont pas été aussi brillants que son classique Petite Boutique Des Horreurs, mais son impact sur le cinéma américain a été géant.

 

La légende raconte qu’il n’a jamais perdu d’argent sur ses films, et ce n’est pas difficile d’y croire. Loin des grosses machines hollywoodiennes comme celle de James Cameron, qui a pourtant débuté dans son équipe d’effets spéciaux, Corman a toujours défendu les films fauchés tournés en six jours. Il a ainsi réinventé le film d’exploitation des 20′s et enchaîné les westerns et les films d’horreur avec des invasions de monstres qui piquent les yeux, et d’extra-terrestres sapés chez Interfêtes.

Tout ces faits trop méconnus méritaient bien d’être relatés dans un documentaire. Et c’est un réalisateur du nom d’Alex Sapleton qui se fait justicier de l’histoire du cinéma avec Corman’s World : Exploits Of A Hollywood Rebel, présenté en 2011 au Festival de Cannes. Souvenez-vous (ou pas), le garçon s’était fait connaitre comme assistant sur un premièr crouton bien crétin, Le Gourou et les Femmes.

 

Chez Corman non plus, il n’y avait “aucune place pour le bon goût” raconte ce bon Marty Scorsese dans le documentaire. On retrouve aussi Quentin Tarentino (plus fan que lui, tu meurres), Robert De Niro… apparemment ravis d’y aller de leur anecdote pour réhabiliter l’impact qu’a eu ce parrain indocile d’Hollywood sur le cinéma américain. On vous laisse découvrir le teaser ci-dessous et vous procurer le dvd en février.

Pour patienter vous pouvez aussi vous provoquer un choc rétinien avec Attack Of The Crab Monster ci-dessous.

 

 

Attack Of The Crab Monster (1957)

Trailer de Teenage Doll (1957)

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On y retrouve des racines du prog-rock, du post-rock de Tortoise mais aussi l’héritage Allemand venu s’implanter dans leurs rythmes Motorik assurés par deux batteurs.

Un clip pour l’excellent titre View From The Vision Hand va vous permettre de faire connaissance dans l’espace puisqu’ils ont apparemment décidé de vous faire revivre la conquête spatiale sous LSD.

Et puisque l’EP est en écoute sur Soundcloud grâce au site Altered Zones (RIP), il est possible de flotter un peu plus longtemps pusiqu’on l’a mis aussi en écoute un peu plus bas.

 

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