On en a déjà les cheveux qui poussent de bonheur : Sacred Bones, maison notamment de Zola Jesus, Woods, The Fresh & Onlys, vient d’annoncer la sortie le 6 mars prochain, du troisième album de The Men.
Et ça tombe très bien, ce sera l’occasion -enfin- de comprendre de quel métal ils sont fait. Il faut dire qu’on n’a jamais vraiment compris la nature de la petite entreprise du duo de Brooklyn, qui, depuis quatre ans, explore sur des sorties k7 un large éventail de styles, n’hésitant pas à faire le pont entre le Black Métal, shoegaze et no-wave, c’est dire le delta. Unique constante, que nous saluons évidemment, c’est sans doute la liberté que s’octroient ces jeunes gens à tordre nonchalamment les références et à piller sans vergogne chez leurs ainés (leur précédent et très bon Leave Home emprunte son nom à un autre très bon album soit dit en passant).
Ca noie le poisson donc, et du coup nous intrigue beaucoup.

Julia Holter est tellement douée qu'elle nous ferait presque taper un petit coeur noir sur le clavier.
le 25 janvier 2012,
Olivier Lamm
On a découvert Julia Holter un peu en même temps que tout le monde, quand le premier album de cette relative newcomeuse s’est retrouvé tout en haut de pas mal de tops de fin d’années (notamment celui du disquaire en ligne anglais Boomkat). Intrigués, on s’est rués sur Tragedy et à peu près comme tout le monde, on a vu la lumière.
Directement affiliée aux néo divas grimées demo Amiga 500 type Maria Minerva ou Geneva Jacuzzi, cette jeune Californienne avait pourtant tout l’air d’être de la malbouffe à blog de base: découverte en premier par feu l’Altered Zones de Pitchfork, elle a bien-sûr commencé par sortir sa musique en musicassette, et son label précédent a péniblement tenté de nous la vendre en jouant les cartes “joli minois” et “école de musique”.
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Vangelis délivre un message d'espoir aux citoyens quataris.
le 24 janvier 2012,
Olivier Lamm
Vangelis n’est pas mort. Et on ne parle pas que de sa présence fantomatique dans 3 disques sur 10 qui sont sortis l’année dernière, non, non. Il n’a toujours pas de site ou de page Myspace, il est toujours sans domicile fixe, mais entre deux toiles moches, il lui arrive encore de composer pour les Chinois, les Qatariotes et les extraterrestres. Et puis il fait des concerts aussi.
Le 11 décembre dernier, il est venu toucher un gros chèque avec quelques autres “grands dignitaires” de la culture occidentale pour l’inauguration de la “Vallée des Cultures” à Doha, sorte de grosse verrue néo-classique fluo en forme d’amphithéâtre. Et pour l’événement, il a composé une bonne grosse symphonie pour orchestre philharmonique, choeur russe et choeur d’enfants qu’on est pas tout à fait impatient d’entendre en entier.
Par contre, les journalistes de la petite chaîne d’info locale en ont profité pour tendre un micro et une caméra sous son nez et vu qu’il n’avait pas donné d’interview depuis une éternité (la dernière fois qu’il a parlé à un dictaphone, c’était pour la b.o. d’Alexandre, la dernière fois qu’il a parlé devant une caméra, c’était il y a vingt ans), ils font presque un scoop.
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2 scènes, 3 jours, une vingtaine de groupes, et 10 places à gagner : bon anniversaire le Mofo.
le 24 janvier 2012,
Guillaume Loiret
Il y a déjà 10 ans, les frérots Herman Düne lançaient à Mains d’Oeuvres un petit festoche bien DIY et indé comme on aime. Lou Barlow, Acid Mother Temple, Duchess Says, Antilles… rien de commun entre les 250 groupes qui y ont joué depuis 2002, sinon un esprit “motherfucker” et un majeur bien tendu à l’adresse des majors, d’Hadopi, et des festivals d’été qui programment tous les mêmes groupes.
Cette année, c’est pareil, en pire. Anti-folk, expé, punk psyché, électro, shoegaze cracra, il y en a pour toutes les chapelles. Et comme dans une grande boîte de nuit de province, on peut même choisir son ambiance musicale.
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