The only film ever Made of the legendary Leadbelly

Suite du cycle sur la folk des origines avec l'unique archive vidéo d'un de ses pères fondateurs.

le 25 janvier 2012, par Clément Mathon

Ca doit être dans l’air du temps, alors que l’on exhumait les bonnes résolutions de Woodie Guthrie en 1942 à quelques jours de la Saint Sylvestre, voici un document vidéo über-classified qu’a déterré pour nous Dangerous Minds, du grand-père de la Folk, Leadbelly (ventre en plomb en V.F.)!

Né Huddie William Ledbetter aux alentours de 1885, dans une plantation dedans l’nord de la Lousiane, Leadbelly souffle ses premiers airs de blues à l’aide d’un accordéon. Manque de bol, Huddie a l’amour de la baston et se retrouve malgré lui plus familier des geôles texanes que de la scène et rate son rendez-vous avec l’Histoire. En 1918 pour meutre, en 1930 pour tentative de meurtre: le plus bel interprète des mythiques Black BettyThe House of The Rising Sun ou encore Where Did You Sleep Last Night finit quand même par atterrir à New York où les très politisés Woodie Guthrie et Pete Seeger sont déjà aux premières loges de l’explosion de la Folk.

Et c’est d’ailleurs ce dernier (Seeger, tu suis?) qui en 1945, alors à l’oeuvre sur un documentaire autour du folklore, déterre cette archive de 8 minutes tournée 1/2 siècle après le premier film de Louis Lumière, quatre ans avant la mort de Leadbelly.

Commentaires
1
le 25 janvier 2012 par vandenbussche :
Super document .
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iueke : Tapes

Des tracks techno de 1990/91 inédits et stupéfiants.
le 25 janvier 2012,
Olivier Lamm

Tout est parti d’un charmant accident. Quentin “Zaltan” Vandewalle, disc jockey et docteur ès disco parmi les plus calés de Paris, est bon ami avec Gwen Jamois, cratedigger fameux et boss d’iueke.com, dealer  spécialisé dans la library music et l’avant-garde vintage. Or Jamois a eu plusieurs vies: au début des 90s, il travaillait comme ingénieur du son dans un studio de reggae londonien. Pendant son temps libre, il couchait sur bandes  des morceaux techno complètement fracassés, plein de ruptures folles, de funk et de suie.

Jamais sortis, ces tracks dormaient, comme tant d’autres, paisiblement dans un placard. Vandewalle, à qui ça démangeait pas mal de monter un label, a eu vent des-dits morceaux et, malin, a eu la bonne idée d’inaugurer Antinote en les extirpant du néant. L’étrangeté de ces objets a beau tenir à pas grand chose (une purée de delay bizarrement réglé, une courbe synthétique qui lézarde dans une reverb, une machinerie rythmique suffisamment souple pour avoir l’air vivante), la stupéfaction est totale. Surtout quand on se rappelle à quoi ressemblait la techno américaine en 1991.

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The Men: Open Your Heart

Yes, we will. Ecoute d'un morceau de leur prochain album.
le 25 janvier 2012,
Clément Mathon

On en a déjà les cheveux qui poussent de bonheur : Sacred Bones, maison notamment de Zola Jesus, Woods, The Fresh & Onlys, vient d’annoncer la sortie le 6 mars prochain, du troisième album de The Men.

Et ça tombe très bien, ce sera l’occasion -enfin- de comprendre de quel métal ils sont fait. Il faut dire qu’on n’a jamais vraiment compris la nature de la petite entreprise du duo de Brooklyn, qui, depuis quatre ans, explore sur des sorties k7 un large éventail de styles, n’hésitant pas à faire le pont entre le Black Métal, shoegaze et no-wave, c’est dire le delta. Unique constante, que nous saluons évidemment, c’est sans doute la liberté que s’octroient ces jeunes gens à tordre nonchalamment les références et à piller sans vergogne chez leurs ainés (leur précédent et très bon Leave Home emprunte son nom à un autre très bon album soit dit en passant).

Ca noie le poisson donc, et du coup nous intrigue beaucoup.

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Julia Holter : Marienbad

Julia Holter est tellement douée qu'elle nous ferait presque taper un petit coeur noir sur le clavier.
le 25 janvier 2012,
Olivier Lamm

On a découvert Julia Holter un peu en même temps que tout le monde, quand le premier album de cette relative newcomeuse s’est retrouvé tout en haut de pas mal de tops de fin d’années (notamment celui du disquaire en ligne anglais Boomkat). Intrigués, on s’est rués sur Tragedy et à peu près comme tout le monde, on a vu la lumière.

Directement affiliée aux néo divas grimées demo Amiga 500 type Maria Minerva ou Geneva Jacuzzi, cette jeune Californienne avait pourtant tout l’air d’être de la malbouffe à blog de base: découverte en premier par feu l’Altered Zones de Pitchfork, elle a bien-sûr commencé par sortir sa musique en musicassette, et son label précédent a péniblement tenté de nous la vendre en jouant les cartes “joli minois” et “école de musique”.

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