Si comme moi, depuis votre première rencontre avec Bruce Lee dans La Fureur de Vaincre en 72, vous crevez d’impatience que sorte un nouvel éclairage sur la Légende, et ben c’est pas pour tout de suite. Le 9 février prochain sortira en effet dans les salles américaines le très faible et très raté I Am Bruce Lee. Un film qui ne traversera sans doute jamais l’Atlantique, et c’est pas plus mal. S’y succèdent acteurs et celebs (Kobe Bryant, Mickey Rourke, Taboo), feintant tour à tour un petit high kick de forain, une pose du dragon de docker, nous éclairant de leurs profondes perspectives sur le phénomène Lee. “C’était le Elvis des art martiaux”, “il bougeait tellement vite qu’on aurait cru que la caméra était accélérée”, “that’s some cool stuff right here”…
Bref, un docu qui tient sur une bonne chargée de prod et d’édition qui a réussi à clearer ses films, cinq figures d’Hollywood pour le blabla, et une archive magique, The Lost Interview. Seul hic, cette interview de Lee, (seule et unique explication par ailleurs à pourquoi je suis en train de perdre mon temps à écrire ce torchon matinal) sortie en 71, tient toute seule. On n’avez pas besoin d’un documentaire pour la faire revrire. Quid également de sa première audition en 64? Ni fait ni à faire on vous dit.
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Même son nouveau logo il est tout pourri, à Photek.
le 27 janvier 2012, Olivier Lamm
Allons y tout de go, Rupert Parkes en 2012 nous fait un peu de la peine. Notre Photek, on l’a aimé en hoodie, les dents pourries, quand il enfilait dans sa petite bicoque pourrie de la banlieue de Londres les cascades de beat les plus ahurissantes de la nation jungle. Pas trop bégueules, on l’a ensuite suivi à L.A. dans sa période “trou du cul qui roule en Lamborghini“, défoncé à la coke et au Cristal, parce qu’il faisait des morceaux de speed garage mortels avec Robert Owens.
Et puis le temps a passé, les rockers à mèche ont tout cassé et l’Anglais s’est trouvé obligé de ghost produire pour Nine Inch Nails ou Hollywood pour payer ses burgers… Jusqu’à ce jour funeste de 2009 où il a annoncé, via twitter, qu’il s’était mis au dubstep. Deux maxis tout pourris ont suivi, on l’a enterré illico, mais apparemment on avait rien compris. Ignorance crasse ou hallucination collective, la vox interneti a mis le pouce vers le haut et Parkes, qui a l’air vachement plus en forme qu’avant (c’est déjà ça), a signé avec K7! pour un DJ Kicks dont on capte de moins en moins la direction artistique.
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Nick Zammuto, c’est la moitié des formidables nerds bibliothécaires de The Books. Quand il n’est pas déjà occupé à fouiller dans le bac à cassettes du Cash Converter du coin ou à réparer sa cabane au fond du jardin, il pond des chansons. Et mazette, quelles chansons! Baladez vous 10 minutes sur son soundcloud ventru et browsez donc les raretés pour voir de quoi on parle: sans oeillères, sans filet, détendu comme un édredon, l’Américain confond purées électroniques et pop solaire, high-tech et lo-tech, et fabrique des vraies merveilles.
Peter Van Hoesen et Yves de May sortent un album de "glitchy sound design".
le 26 janvier 2012, Olivier Lamm
La news est tellement chaude (à dire avec l’accent montréalais) qu’on n’a presque rien à vous faire écouter, mais c’est pas grave.
L’excellent Peter Van Hoesen, dont on ne cesse de se repasser le magnifique Entropic City les nuits de pleine lune, vient d’annoncer la sortie fin mars du premier album de Sendai, le projet qu’il forme avec son compatriote Yves de Mey (artiste plasticien le jour et auteur d’une floppée de disques tout noirs sous son nom ou sous celui d’Eavesdropper la nuit).