Photek & Kuru : Fountainhead

Même son nouveau logo il est tout pourri, à Photek.

le 27 janvier 2012, par Olivier Lamm

Allons y tout de go, Rupert Parkes en 2012 nous fait un peu de la peine. Notre Photek, on l’a aimé en hoodie, les dents pourries, quand il enfilait dans sa petite bicoque pourrie de la banlieue de Londres les cascades de beat les plus ahurissantes de la nation jungle. Pas trop bégueules, on l’a ensuite suivi à L.A. dans sa période “trou du cul qui roule en Lamborghini“, défoncé à la coke et au Cristal, parce qu’il faisait des morceaux de speed garage mortels avec Robert Owens.

Et puis le temps a passé, les rockers à mèche ont tout cassé et l’Anglais s’est trouvé obligé de ghost produire pour Nine Inch Nails ou Hollywood pour payer ses burgers… Jusqu’à ce jour funeste de 2009 où il a annoncé, via twitter, qu’il s’était mis au dubstep. Deux maxis tout pourris ont suivi, on l’a enterré illico, mais apparemment on avait rien compris. Ignorance crasse ou hallucination collective, la vox interneti a mis le pouce vers le haut et Parkes, qui a l’air vachement plus en forme qu’avant (c’est déjà ça), a signé avec K7! pour un DJ Kicks dont on capte de moins en moins la direction artistique.

Premier extrait, l’inédit qu’il signe avec l’inconnu Kuru est une sorte de suppositoire post dubstep générique, qui semble avoir été fabriqué à partir de bouts de Scuba, Pinch et Bok Bok. Pas désagréable, donc,  mais de la part du type qui a fait Ni Ten Ichi Ryu, ça fait mal aux fesses. Vous pouvez vous foutre de la gueule de Goldie, mais il a au moins la décence d’être resté bloqué en 1995, lui.

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Le Google God Nick Zammuto sort un super EP.
le 26 janvier 2012,
Olivier Lamm

Nick Zammuto, c’est la moitié des formidables nerds bibliothécaires de The Books. Quand il n’est pas déjà occupé à fouiller dans le bac à cassettes du Cash Converter du coin ou à réparer sa cabane au fond du jardin, il pond des chansons. Et mazette, quelles chansons! Baladez vous 10 minutes sur son soundcloud ventru et browsez donc les raretés pour voir de quoi on parle: sans oeillères, sans filet, détendu comme un édredon, l’Américain confond purées électroniques et pop solaire, high-tech et lo-tech, et fabrique des vraies merveilles.

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Sendai : Geotope

Peter Van Hoesen et Yves de May sortent un album de "glitchy sound design".
le 26 janvier 2012,
Olivier Lamm

La news est tellement chaude (à dire avec l’accent montréalais) qu’on n’a presque rien à vous faire écouter, mais c’est pas grave.

L’excellent Peter Van Hoesen, dont on ne cesse de se repasser le magnifique Entropic City les nuits de pleine lune, vient d’annoncer la sortie fin mars du premier album de Sendai, le projet qu’il forme avec son compatriote Yves de Mey (artiste plasticien le jour et auteur d’une floppée de disques tout noirs sous son nom ou sous celui d’Eavesdropper la nuit).

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The only film ever Made of the legendary Leadbelly

Suite du cycle sur la folk des origines avec l'unique archive vidéo d'un de ses pères fondateurs.
le 25 janvier 2012,
Clément Mathon

Ca doit être dans l’air du temps, alors que l’on exhumait les bonnes résolutions de Woodie Guthrie en 1942 à quelques jours de la Saint Sylvestre, voici un document vidéo über-classified qu’a déterré pour nous Dangerous Minds, du grand-père de la Folk, Leadbelly (ventre en plomb en V.F.)!

Né Huddie William Ledbetter aux alentours de 1885, dans une plantation dedans l’nord de la Lousiane, Leadbelly souffle ses premiers airs de blues à l’aide d’un accordéon. Manque de bol, Huddie a l’amour de la baston et se retrouve malgré lui plus familier des geôles texanes que de la scène et rate son rendez-vous avec l’Histoire. En 1918 pour meutre, en 1930 pour tentative de meurtre: le plus bel interprète des mythiques Black BettyThe House of The Rising Sun ou encore Where Did You Sleep Last Night finit quand même par atterrir à New York où les très politisés Woodie Guthrie et Pete Seeger sont déjà aux premières loges de l’explosion de la Folk.

Et c’est d’ailleurs ce dernier (Seeger, tu suis?) qui en 1945, alors à l’oeuvre sur un documentaire autour du folklore, déterre cette archive de 8 minutes tournée 1/2 siècle après le premier film de Louis Lumière, quatre ans avant la mort de Leadbelly.

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