“Finitude et homéomorphisme dans la synthèse rave postulatoire“: non, ceci n’est pas le titre d’un nouvel article de Quentin Meillassoux pour la revue trimestrielle du CIEPFC, mais le sous-titre de Wormhole Shubz, le nouveau gros morceau des extreme computer musicians espagnolo-écossais EVOL (rien à voir avec Sonic Youth, hein).
Comme d’hab’, on ne capte pas vraiment où ils veulent en venir, mais comme à chaque fois, ils nous font aussi pas mal rigoler (les amateurs se rappellent peut être d’un improbable passage Cucaracha dans leur mortel Magia Potagia de 2005):
“Wormhole Shubz constitue un nouveau pas en avant dans la recherche/la frénésie audio que Stephen Sharp et Roc Jiménez de Cisneros appellent la Rave Synthesis – une deconstruction des icônes de la rave culture à travers diverses stratégies compositionnelles“.
Cette fois-ci, les deux geeks ont eu l’idée cheloue de limiter leur matière sonore à un seul son emblématique d’une série de synthés légendaires, le preset “What the?” des Juno Alpha de Roland aussi bien connu chez les gobeurs du vendredi soir sous le nom de “Hoover Sound“. Fatalement, ils en extirpent un enfer sonore bien pire et bien plus intense que les pires moments des 456 volumes des compilations Thunderdome.
Ah oui, notez au passage que selon Urban Dictionary, ”Shubz” est un mot-valise qui compacte “shit” et “tub” et qui signifie “caca accidentel dans la baignoire“.
Quand on commence à se foutre de la gueule d'un style c'est qu'on a plus rien à dire non ?
Ah non, j'suis mauvaise langue : en fait ils disent plein de trucs super intéressants, pi avec des références en plus... fiouuu (http://personal.ilimit.es/perkele/evol/pmwiki/pmwiki.php/Main/WormholeShubz)
le 01 février 2012 par
Olivier Lamm :
Il ne faut pas les prendre trop au sérieux non plus. La postmodernité existe aussi en musique électronique expérimentale et Evol s'amusent autant à manipuler l'héritage de la musique électronique académique elle-même, que les discours absurdes qui l'accompagnaient parfois. D'autres (je pense à Hecker, par exemple) s'amusent beaucoup sur le même fil du rasoir, en jouant notamment avec toute l'imagerie et le blah blah hyper sérieux qui continuent à saturer 98% de la production contemporaine académique (et subventionnée).
le 01 février 2012 par
riki :
Ce qui m'éclate, c'est de faire la course entre les 3 players...VROUM
le 17 avril 2012 par
lomp :
c'est pas "shub"! c'est "shubz", qui signifie PARTY
2ième et 3ième volet de son feat. avec un groupe de jazz, Tyler s'attrape une bière et un pochon de weed.
le 27 janvier 2012, Clément Mathon
En octobre dernier, Tyler concrétisait enfin sa passion pour le jazz en reprenant son Seven, accompagné du combo de Toronto BADBADNOTGOOD.
On réalise aujourd’hui avec la sortie d’un deuxième volet, que la session a duré plus d’un morceau. Postée hier sur la page YouTube de BBNG, c’est au tour d’Orange Juice de passer à la moulinette.
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Si comme moi, depuis votre première rencontre avec Bruce Lee dans La Fureur de Vaincre en 72, vous crevez d’impatience que sorte un nouvel éclairage sur la Légende, et ben c’est pas pour tout de suite. Le 9 février prochain sortira en effet dans les salles américaines le très faible et très raté I Am Bruce Lee. Un film qui ne traversera sans doute jamais l’Atlantique, et c’est pas plus mal. S’y succèdent acteurs et celebs (Kobe Bryant, Mickey Rourke, Taboo), feintant tour à tour un petit high kick de forain, une pose du dragon de docker, nous éclairant de leurs profondes perspectives sur le phénomène Lee. “C’était le Elvis des art martiaux”, “il bougeait tellement vite qu’on aurait cru que la caméra était accélérée”, “that’s some cool stuff right here”…
Même son nouveau logo il est tout pourri, à Photek.
le 27 janvier 2012, Olivier Lamm
Allons y tout de go, Rupert Parkes en 2012 nous fait un peu de la peine. Notre Photek, on l’a aimé en hoodie, les dents pourries, quand il enfilait dans sa petite bicoque pourrie de la banlieue de Londres les cascades de beat les plus ahurissantes de la nation jungle. Pas trop bégueules, on l’a ensuite suivi à L.A. dans sa période “trou du cul qui roule en Lamborghini“, défoncé à la coke et au Cristal, parce qu’il faisait des morceaux de speed garage mortels avec Robert Owens.
Et puis le temps a passé, les rockers à mèche ont tout cassé et l’Anglais s’est trouvé obligé de ghost produire pour Nine Inch Nails ou Hollywood pour payer ses burgers… Jusqu’à ce jour funeste de 2009 où il a annoncé, via twitter, qu’il s’était mis au dubstep. Deux maxis tout pourris ont suivi, on l’a enterré illico, mais apparemment on avait rien compris. Ignorance crasse ou hallucination collective, la vox interneti a mis le pouce vers le haut et Parkes, qui a l’air vachement plus en forme qu’avant (c’est déjà ça), a signé avec K7! pour un DJ Kicks dont on capte de moins en moins la direction artistique.
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