Blondes : Blondes

Le premier album du duo brooklynite le plus hip du moment en écoute intégrale.

31.01.2012, par

A moins que les circonvolutions hystériques du petit royaume indie hipster de ces six derniers mois vous aient dégoûté au point de vous enfermer dans un frigidaire anti-atomique, vous avez forcément entendu parler de Blondes.

Découvert via un joli petit maxi sur Merok, danseuse du gars de The Big Pink, ce duo de mignons minets formés aux Beaux-arts d’Oberlin, Ohio, basés à Brooklyn et momentanément passés par la cas Berliiiiiin a gravi les échelons de la post-gloire post-internet à une vitesse délirante. Pour peu, on ne serait pas si surpris de les voir débarquer à la prochaine Winter Conference de Miami, ce raout de la house pouet pouet généralement réservé aux remixeurs de Mariah Carey.

Leur crédo musical n’a pourtant pas grand chose à voir avec celui de Junior Vasquez. Sorte de post techno alanguie, charnue et statique bricolée en temps réel avec des petites machines modernes, elle nous ferait presque penser aux plateaux extatiques du Suédois The Field (dont soit dit en passant on vous parle en long, en large et en images lundi prochain), un vrai feeling early early house en plus. Rien ne prédisposait bien sûr Sam Haar et Zach Steinman à sortir du bois hipster noise, cette forêt touffue autour du château Wolf Eyes qui accouche autant de gens absolument passionnants – Prurient ou Sun Araw – que d’inanités têtes à claques – Prince Rama et la moitié du catalogue Not Not Fun. Mais les voies de la musique de l’ère digitale sont décidément impénétrables et il a suffit à Blondes d’un disque et d’un traumatisme - le fameux E2-E4 de Manuel Göttsching – pour voir la lumière.

Grand bien leur en a pris, la série de maxis gentiment conceptuels (titres par paires binaires, pochettes génériques) qui a égrené leur ascension jusqu’à ce premier album éponyme (en fait, une anthologie augmentée des dits maxis) a de la gouaille et de la gueule. On vous laisse écouter et, éventuellement, décider par vous-même la date de crevaison de la baudruche. Mais nous, on aime vraiment bien.

En bonus, un extrait de l’album de remixes vendu en bundle avec les originaux, signés Teengirl Fantasy.

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Blondes
Wine (Teengirl Fantasy Remix)
00:03:37
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Sur leur bio complètement barrée, mode d’emploi indispensable pour comprendre le concept de leur disque qui s’appellera Black Chinese II, on apprend qu’ils composent la B.O. d’un film virtuel qu’un réalisateur leur aurait commandé alors qu’ils étaient game-over dans une gare. Sous leurs nouveaux pseudos Yugo Solo et Françis Fruits, ils essaient donc aux manettes de leurs synthés analogiques de vaincre l’existence d’un ennemi portant le nom de Techno Tom et de son armée de cyborgs.

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Câlin
Le Club de la Destinée
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