A la suite de ce sujet, vous ne saurez toujours pas ni qui se cache derrière Arandel, ni d’où il vient. On pourrait très bien vous donner son nom ou son portable, mais ça ne vous avancerait pas à grand chose: la nouvelle signature du label lyonnais In-finé restera dans l’ombre!
Du moins s’il existe, il tait son identité pour draguer l’auditeur avec, et seulement avec, le son. Le processus n’est pas totalement nouveau et a le bénéfice d’avoir fait ses preuves (Scan 7, The Knife, Daft Punk…). Seule différence pour ce petit protégé d’Agoria (le producteur de la victorieuse “11ième Marche” en 2002, et également aux manettes d’In-finé), c’est qu’il ne s’embarasse pas de fausse bio, d’un décor ou d’une mythologie. C’est même sur la pointe des pieds qu’il accepte notre interview “masquée” – se travestir, c’est déjà personnifier.
S’en tenant au plan formel, il nous confie les secrets de fabrication de son disque, “In D” (“En Ré Majeur” en V.F.), une révérence faite à la pièce maîtresse du minimalisme des 60′s, “In C” de Terry Riley. Au menu de son 9 titres: une ribambelle de flûtes, de la sitar, un glockenspiel, du xylophone, du trombone, et la liste est longue. Ne venant pas de la musique électronique (ça fait déjà un scoop), Arandel a belle et bien cuisiné son disque chez lui sans contrôleur midi et sans synthé, et souhaite à présent inviter d’autres artistes à mettre la main à la patte pour faire d’”Arandel” une oeuvre collective.
Le projet a ses failles, et le mystérieux auteur le reconnait volontiers. Il en fait même les frais en enfilant une capuche et un masque en bois pour The Drone. Certains crieront au suicide commercial ou fustigeront la naïveté de la posture. Mais ce serait oublier le principal, on a aimé son disque! (en écoute ci-dessous)
