WU LYF

Une secte de gamins de Manchester entame une révolution masquée.

le 30 juillet 2010, par David Pais

Dans la catégorie “Vous allez en bouffer toute l’année” WU LYF s’annonce peut être comme les successeurs des bêtes de somme que sont The XX. Une fois n’est pas coutume, la raison du buzz réside principalement dans l’absence quasi totale d’informations sur le groupe. Une page Facebook sans intérêt, un Myspace sans le moindre titre en écoute, uniquement une présentation décousue de la “Lucifer Youth Foundation” dont ils se réclament.

Sur leur site web, la vidéo étrange de Spitting it Concrete Like The Golden Sun God balancée en plein écran, on y voit une bande de yankees exploser une tribu indigène. Une fois la vidéo terminée, plus rien.

De là, je cherche un peu sur le net, je tombe sur le site World Unite, accessible uniquement via mot de passe. Je me démerde comme je peux pour trouver le mot de passe, Maradona. J’y trouve un mp3 perdu dans une multitude de collages foutraques.

Ce que l’on sait: WU LYF (pour World Unite/Lucifer Youth Foundation) sont quatre mais peut être plus et viennent de Manchester. Et c’est à peu près tout.

Musicalement on pense à Spiritualized ou Godspeed You! Black Emperor avec au chant, un chat égorgé.

Une interview accordée à Libé (uniquement parce que c’est un journal de gauche) est disponible ici.

Une secte masquée de foulards blancs, aux références mystiques et aux accents révolutionnaire. Véritables petits génies dans l’art de cultiver le mystère, on se demande si on a affaire à un collectif de brillants situationnistes ou d’une simple bande de branlos. La démarche n’est pas sans rappeler celle du collectif techno Underground Resistance. Mais là où UR marchait dans l’ombre pour protéger leur culture, WU LYF le clame haut et fort “If there is something to steal, steal it”. La révolution est d’ores et déjà en marche.

Le MIDI Festival à Hyères a eu le nez creux en bookant leur première date en France, qui selon la rumeur n’aurait laissé personne indemne.

Rough Trade serait sur les rangs pour les signer.

On va enfin arrêter d’entendre parler de The XX.




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