Le petit monde de l’indiesphère a beau nous bassiner avec l’esthétique plage, soleil, surfeur du dimanche, la gifle de la semaine nous vient tout droit de la froideur finlandaise.
Entre Krautrock, Disco et Electronica l’album éponyme de K-X-P est la bonne surprise de cet été. Deux batteurs, Anssi Nykänen et Tomi Leppanen se tirent la bourre sous la houlette de Timo Kaukolampi, figure de la scène finlandaise, officiant au sein du groupe Op:l Bastards et accessoirement petit copain et producteur de la chanteuse norvégienne Annie (on va pas le plaindre).
Proche de Optimo, le nouveau projet de Kaukolampi propose du hit en pagaille (c’est son principal métier, après tout) sans tomber dans l’electro pop sucrée, si chère à sa dulcinée. Ici, on assiste à un parfait mélange de synthés flippant à la Carpenter sur fond de beats motorik dans la plus pure tradition germanique de Can, Neu! et consorts. Signés chez les norvégiens Smalltown Supersound, leur son n’a rien à envier à celui de leurs cousins anglais DC Recordings.
Allez, on fout sa planche de surf au placard deux secondes et on enfile les moufles pour Elephant Man et 18 Hours (Of Love).
La critique et les quelques privilégiés qui ont pu le voir en attestent: Catfish fût LA sensation du dernier festival de Sundance et il risque d’en être de même lors de sa sortie en salle.
Ce documentaire réalisé par Henri Joost et Ariel Schulman (deux réalisateurs amateurs habitués à filmer mariages et autres Bar-Mitzvah) retrace la correspondance via facebook de Nev, photographe New Yorkais et frère d’Ariel Schulman, avec une gamine de 8 ans qui lui envoie des dessins et plus tard sa grande soeur Megan, musicienne et danseuse, avec qui il commence à entretenir une relation amoureuse à distance.
Ils font partie des groupes sur lesquels on aurait parié une couille gauche cette année.
Les frères Caleb et Ashton Bird reviennent avec un nouvel album éponyme qui nous rassure quant à l’idée de garder nos roupettes intactes. La sortie est prévue pour le 30 aout.
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Le set bien tech du producteur irlandais expatrié à Barcelone en écoute.
le 03 août 2010, Clément Mathon
Le label parisien get The Curse (Clement Meyer, Darabi, Olibusta, Le Loup…), également organisateur des soirées du même nom, publie cette semaine un podcast de l’Irlandais Sian AKA Graham Goodwin. Expatrié très jeune en Espagne, sa bio dit de lui qu’une éducation nomade à la gitane lui aurait fait choisir ce mode de vie “en dehors de la société” et l’aurait poussé à produire de la musique.
Peu d’infos donc sur cette figure pour le moins détonnante (du moins sur le papier), si ce n’est des collaborations avec Gui Boratto, Steve Bug ou encore Efdemin, et son propre label, Octopus Recordings qu’il tient avec le concours du producteur norvégien Mirus.
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