Route Du Rock: Jour 1

Du rock, des galettes et quelques bolées de cidre: la RDR en direct de Saint-Malo.

14.08.2010, par



Après 4 heures de route, le traditionnel arrêt au Cora de Saint-Malo – étape nécessaire pour les quelques âmes inconscientes qui viennent en bretagne sans kway ni bottes – ou l’occasion de croiser un chameau ?

Une fois le check-in à l’hôtel fait, parce que le camping ça va quand on a 18 ans, j’arrive au Fort Saint Père, le site du festival de la Route Du Rock et contre toute attente, il fait beau.

Les Dum Dum Girls sont les premières à passer, toutes de collants vêtues devant une petite brochette de festivaliers bien sages. Ça joue bien, c’est joli à regarder et oui 4 nymphes aux jambes de 3 mètres de long, qui jouent sur des grosses guitares, ça passe sans problème. Mais les passages de balades pop chalala à 19h45 devant parterre de jeunes gens qui n’en sont qu’à leur première bière alors que le soleil pointe le bout de son nez, cela ne marche que moyennement… Je guette le moment où la chanteuse va se choper un torticoli à force de dodeliner frénétiquement de la tête de gauche à droite, je resterais sur ma faim.

C’est au tour du canadien Owen Pallett, il y a déjà plus de monde au rendez-vous, l’apéro sur parking doit être terminé. Malgré son slip mauve sur la tête, il nous fait rêver au gré d’anciennes et nouvelles chansons. Pour les morceaux tirés de son dernier album Heartland, un Monsieur à lunettes de soleil (il commençait à faire nuit) et à la dégaine de branleur est venu accompagner Owen Pallett  avec guitare et batterie, rien à dire, le charme opère toujours. Ils finissent le set sur une reprise très fidèle de Caribou, que l’on retrouvera 5 heures plus tard.

Et là, méfiance. Yann Tiersen sur scène. Est-ce que le spectre d’Amélie Poulain va nous pousser à enfoncer nos bouchons d’oreille avec hargne ? Non. C’est moins pire que prévu, du post-rock propre, Yann Tiersen et son armée de musiciens savent y faire et pas de bretons lourds à drapeau. Cela dit, j’en profite quand même pour aller me chercher une petite galette jambon fromage et faire un tour au bar.

Passons sur les Black Angels, une bande de Clinic deuxième version qui passe bien sans plus (NDLR: Tu dis ça parce que tu n’as pas pris les bonnes drogues!).

Et nous y voilà, je les avais vu sur la même scène 4 ans auparavant et cela avait été la claque du festival, les Liars prennent place. Un coup de Drums Not Dead, un coup de nostalgie du premier album et le public est vaincu, on lève tous les bras, le sourire aux lèvres et j’en fini même par me faire écraser la main au premier rang et à trouver ça agréable.

Les 3 heures du matin approchent et n’ayant pas pris de redbull, la fatigue se fait ressentir mais Caribou me rappelle à l’ordre et la sauce prend immédiatement, les festivaliers se ruent vers la scène et c’est parti pour danser. Malheureusement, je dois quitter le site pour retourner à mon hôtel et c’est le coeur gros que je rebrousse chemin. Journée 1 terminée.

Commentaires
1
15.08.2010 par GKYLL :
Chouette report, dommage pour le décalage son-image de la vidéo ...
Poster un commentaire
Articles suivants

Osheaga 2010: 1er Août

Black Keys, Jon Spencer et Snoop sous le soleil de Montréal.
13.08.2010,
Ambre Bresset

Black Keys, le désert dans des tiags qui pèguent. Chaleur, humidité, crème solaire spéciale peaux de rousses qui tachent. Les riffs suintent, on brûle. Je pense à papa, au rock à papa. J’imagine une virée sur les routes américaines, des rednecks et une cassette cramée à l’intérieur d’un lecteur qui crache.

Des drôles de cônes duplo en plastique bleu couvrent les chefs de fans mongoloïdes en attente du retour des anciens.

Lire la suite...

La Carrière Workshop

Série de crossovers inédits entre artistes, pilotée par le label InFiné. Avec, entre autres, Arandel.
13.08.2010,
Thomas Rozec

Pour la deuxième année consécutive, le label InFiné – maison-mère d’Agoria – prend ses quartiers d’été à la Carrière du Normandoux, dans les environs de Poitiers.

Durant une semaine, une sélection d’artistes est invitée à y effectuer une résidence, et surtout à mettre au point des collaborations, dans l’optique des trois jours de concerts qui ponctuent ce “summer break” d’un genre nouveau.

Lire la suite...

Osheaga 2010: 31 juillet

Pavement ou le jour où j'ai (presque) assumé mon côté emo.
12.08.2010,
Ambre Bresset

Ambre est jeune, dynamique, rousse et passe son temps à faire jouer des groupes sur scène. Elle est notamment à l’origine des soirées Bonnes Manières, en collaboration avec The Drone. En perdition excursion à Montréal pour le festival Osheaga, elle nous a envoyé un joli petit compte rendu en guise de carte postale. Jour 1.


Il fait chaud. Bikinis, mini-shorts et joues mal rasées défilent sur le parc Jean Drapeau.

Lire la suite...

{"template":"article","rubrique":"blog","title":"Route Du Rock: Jour 1 | The Drone ","videosPlayerList":null,"pageIsList":null,"nextPage":"list\/blog\/1708"}

Twitter

Derniers commentaires

Restez en contact