Powerdove: Do You Burn?

Stream intégral et gros coup de coeur pour le nouveau disque d'Annie Lewandowski et de ses amis.

26.02.2013, par

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2013%2F02%2Fpowerdove_web.jpg%22%2C%22alt%22%3A%22powerdove_web%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%227413%22%2C%22file%22%3A%2212109%22%2C%22width%22%3A%22456%22%2C%22height%22%3A%22456%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2013%2F02%2Fpowerdove_web.jpg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%227413%22%7D%7D%7DPowerdove est le projet le plus pop d'Annie Lewandowski, midwesterner élevée au grain dont le premier souvenir musical est probablement le vent qui bruisse dans les champs de maïs et qui donne volontiers dans la musique improvisée qui gronde et qui grince. Quand les festivals organisés par des communistes ou le London Improviser's Orchestra l'appellent, elle vient triturer de l'accordéon ou du piano de l'intérieur; et parmi ses collaborateurs réguliers, il y a des gens très grands comme Fred FrithCharles Hayward ou Chris Cutler. Pour la pop, elle a un temps frayé avec les Curtains de Chris Cohen, soit le meilleur des groupes possibles de l'indie pop complexe contemporaine.

Quand il s'agit de mettre en sons ses tentatives d'americana délicate, elle pioche donc dans ce qu'elle connaît, l'avant-garde de chambre, les silences qui en imposent et les cordes qui grincent. Au coeur des années 90, elle aurait été comme un poisson dans l'eau sur Quarterstick ou Drag City, où ce genre de projets était légions; à la première écoute, Do you burn? rappelle avec bonheur les meilleurs disques solo de Tara Jane O'Neil (avec qui elle partage un bout de tessiture de voix) ou les bijoux de folk fluxus de David Grubbs, juste après la séparation de Gastr del Sol. Un peu comme eux, Lewandowski privilégie la sécheresse, ne fait jamais vibrer trop fort sa voix et évite l'écueil de l'indie qui surjoue sa délicatesse.

Entourée de John Dieterich de Deerhoof (toujours l'un des cinq guitaristes les plus fascinants à regarder jouer aujourd'hui) et Thomas Bonvalet de L'ocelle Mare (le seul mec au monde à qui on fait confiance pour faire avancer la musique folklorique française), Lewandowski avance dans ses propres chansons à pas de chat, laisse les idées et les événements arriver en liberté mais sans jamais lâcher la bride ou se gâter les intensités. Elle peut probablement remercier ses deux musiciens pour ça, qui font allègrement grincer cordes de banjo, corps de viole ou verres en cristal pour distancer l'indie folk banal mais qui ne débordent jamais sur la part précieuse des chansons. Do You Burn? sort simultanément sur Murailles Music, Africantape et Circle into Square, on lui souhaite de faire le tour de la Terre.

.1
Powerdove
Fellow
00:03:55
{"playlistId":"626","id":"2656","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wMSBGZWxsb3cubXAz","artist":"Powerdove","title":"Fellow"}
.2
Powerdove
Under Awnings
00:02:22
{"playlistId":"626","id":"2657","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wMiBVbmRlciBhd25pbmdzLm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"Under Awnings"}
.3
Powerdove
Do You Burn?
00:03:03
{"playlistId":"626","id":"2658","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wMyBEbyB5b3UgYnVybi5tcDM=","artist":"Powerdove","title":"Do You Burn?"}
.4
Powerdove
Alder Tree U
00:00:49
{"playlistId":"626","id":"2659","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wNCBBbGRlciBUcmVlIEkubXAz","artist":"Powerdove","title":"Alder Tree U"}
.5
Powerdove
Love Walked In
00:02:26
{"playlistId":"626","id":"2660","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wNSBMb3ZlIFdhbGtlZCBJbi5tcDM=","artist":"Powerdove","title":"Love Walked In"}
.6
Powerdove
California
00:01:51
{"playlistId":"626","id":"2661","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wNiBDYWxpZm9ybmlhLm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"California"}
.7
Powerdove
Flapping Wings
00:01:41
{"playlistId":"626","id":"2662","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wNyBGbGFwcGluZyBXaW5ncy5tcDM=","artist":"Powerdove","title":"Flapping Wings"}
.8
Powerdove
Red Can of Paint
00:02:44
{"playlistId":"626","id":"2663","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wOCBSZWQgQ2FuIG9mIFBhaW50Lm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"Red Can of Paint"}
.9
Powerdove
All Along The Eaves
00:02:22
{"playlistId":"626","id":"2664","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8wOSBBbGwgQWxvbmcgVGhlIEVhdmVzLm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"All Along The Eaves"}
.10
Powerdove
Out On The Water
00:02:57
{"playlistId":"626","id":"2665","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8xMCBPdXQgT24gVGhlIFdhdGVyLm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"Out On The Water"}
.11
Powerdove
Out Of The Rain
00:02:59
{"playlistId":"626","id":"2666","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8xMSBPdXQgT2YgVGhlIFJhaW4ubXAz","artist":"Powerdove","title":"Out Of The Rain"}
.12
Powerdove
Wandering Jew
00:03:25
{"playlistId":"626","id":"2667","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8xMiBXYW5kZXJpbmcgamV3Lm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"Wandering Jew"}
.13
Powerdove
Alder Tree II
00:02:19
{"playlistId":"626","id":"2668","mp3":"bWVkaWEvMjAxMy8wMi8xMyBBbGRlciBUcmVlIElJLm1wMw==","artist":"Powerdove","title":"Alder Tree II"}

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2013%2F02%2Fpowerdove_cover.jpg%22%2C%22alt%22%3A%22powerdove_cover%22%2C%22width%22%3A%22100%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22none%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20float-none%20model-Photo%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%227415%22%2C%22file%22%3A%2212111%22%2C%22width%22%3A%22700%22%2C%22height%22%3A%22700%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2013%2F02%2Fpowerdove_cover.jpg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%227415%22%7D%7D%7D

Poster un commentaire
Voir aussi
4
Articles suivants

Jacco Gardner: Cabinet of Curiosities

Un bon disque pour les lecteurs de Rock & Folk. Et les autres aussi.
26.02.2013,
louis vial

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2013%2F02%2F551255_10150667289208650_198889778_n.jpg%22%2C%22alt%22%3A%22551255_10150667289208650_198889778_n%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%227403%22%2C%22file%22%3A%2212099%22%2C%22width%22%3A%22720%22%2C%22height%22%3A%22960%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2013%2F02%2F551255_10150667289208650_198889778_n.jpg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%227403%22%7D%7D%7DIl y a peu, on dissertait sur le cas Dorian Pimpernel, ce combo local de petits génies trop occupés à accorder leurs Philicorda et autres synthés soviétiques pour lever les yeux sur tous les wagons du petit train de la hype qu'ils ont loupé (ou qui les a loupés). En version hollandaise, ça donne Jacco Gardner, un fanatique des Zombies qui joue de l'orgue électronique depuis ses 14 ans (au sein du groupe freakbeat The Skywalkers) et sur lequel on n'aurait pas parié un centime de notre monnaie commune tant il nous semblait obsessionnel, niché dans ses rêves de tangerine. Il est vrai qu'il est difficile d'écouter la musique de Jacco Gardner, dont la voix ressemble pas mal à celle de Syd Barrett, sans ignorer la foule de jolies références poussiéreuses qui abondent dans notre esprit: les Zombies bien sûr, mais aussi tous les bons gars de la pop anglaise à clavecins, flûtes et tasses de thé au LSD, de The Left Banke aux Kinks de Face to Face, en passant par les Small Faces de Ogden's Nutgone Flake, ou même le Andrew Loog Oldham Orchestra.

Lire la suite...

Shane Carruth: Upstream Color OST

Une belle b.o. ambient par le réalisateur de Primer, qu'on adore.
26.02.2013,
Olivier Lamm

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2013%2F02%2Fshane-carruth-223029.jpg%22%2C%22alt%22%3A%22shane-carruth-223029%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%227383%22%2C%22file%22%3A%2212069%22%2C%22width%22%3A%22400%22%2C%22height%22%3A%22367%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2013%2F02%2Fshane-carruth-223029.jpg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%227383%22%7D%7D%7DSi vous ne voyez pas qui est Shane Carruth, laissez-moi vous le présenter: né en 1972, diplomé en mathématiques et un temps ingénieur en informatique, ce vrai nerd (du genre capable de vous réciter une suite de Fibonacci jusqu'à ce que vous lui tapiez sur l'épaule) s'est fait connaître en 2007 en gagnant le Grand Prix du Jury à Sundance avec un film de 7000$ qui s'appelle Primer. Probablement le film de voyage dans le temps ultime, ce rubrik's cube au carré réalisait le double miracle d'en mettre plein la vue au spectacteur avec le scénario le plus complexe et sybillin de l'histoire du genre (largement inspiré, c'est avéré, des dernières trouvailles dans le domaine de la mécanique quantique) et sans un seul effet spécial visible à l'écran.

Lire la suite...

Barnt : Ariola

Retour d'un champion de la Non-Intelligent-Dance-Music.
25.02.2013,
David Pais

%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22src%22%3A%22http%3A%2F%2Fwww.the-drone.com%2Fmagazine%2Fmedia%2F2013%2F02%2FBarnt%2BA19087661281653075.jpeg%22%2C%22alt%22%3A%22Barnt%2BA19087661281653075%22%2C%22width%22%3A%2250%25%22%2C%22height%22%3A%22%22%2C%22float%22%3A%22right%22%2C%22classNames%22%3A%22shic-cms-item%20model-Photo%20float-right%22%2C%22item%22%3A%7B%22model%22%3A%22Photo%22%2C%22data%22%3A%7B%22id%22%3A%227399%22%2C%22file%22%3A%2212095%22%2C%22width%22%3A%22481%22%2C%22height%22%3A%22481%22%2C%22source%22%3A%220%22%2C%22parts%22%3A%22Array%22%2C%22src%22%3A%22media%2F2013%2F02%2FBarnt%2BA19087661281653075.jpeg%22%7D%2C%22keys%22%3A%7B%22id%22%3A%227399%22%7D%7D%7DTiens, encore un disque débile sorti chez Cómeme.
Débile dans le sens "taper sur une casserolle avec une cuillère en bois ou souffler dans le goulot d'une bouteille de bière". Je n'ai pas toutes les infos concernant les techniques de production de Barnt mais on ne doit pas être très loin de ça.
De retour aux affaires après son formidable Geffen fait de flon-flon et de pouet pouet, le producteur de Cologne applique une nouvelle fois sa formule sur ce 4 titres obsedé par les percussions. Une obsession, que dis-je, une exception culturelle allemande démarrée au début des 70's par un percussioniste dont le fantôme hante chaque track de ce maxi : Klaus Dinger, le papa du concept "Ton batteur est un esclave aux bras bioniques"  au sein de Kraftwerk, Neu! ou La Dusseldorf (notez ici la similarité avec l'oeuvre de Barnt).
Et si la contribution indirecte de Dinger et ses camarades sur la musique electronique est acquise pour tout le monde comme une évidence, il semblerait que son incarnation la plus fidèle est aujourd'hui à noter du coté de Barnt, à la fois dans les petits papiers de Kompakt, Mule Musiq et Cómeme, fondateur du label / groupe / club de collectionneur de raretés Magazine et sociétaire du collectif Cologne Tape aux cotés de The Field.
Barnt a pondu avec Ariola un EP d'autiste, porté par des mélodies jouées sur 2 touches, avec la poésie du tambour d'une machine à laver. En gros ça veut dire que c'est très bien.

 

Lire la suite...

{"template":"article","rubrique":"blog","title":"Powerdove: Do You Burn? | The Drone ","videosPlayerList":null,"pageIsList":null,"nextPage":"list\/blog\/2516"}

Twitter

Derniers commentaires

Restez en contact