Selon Google Traduction, "disclosure" signifie une révélation. Et depuis l'année dernière, le groupe de Brighton est effectivement partout, playlisté par du beau monde (de Gilles Peterson à Annie Mac), relégué par les beaux gros médias (sur les ondes de Nova, dans les pages de Tsugi ou Trax), remixé par des beaux artistes (dont Dixon, boss d'Innervisions) et distribué par un beau label, le Greco-Roman de Joe 'Hot Chip' Goddard... On connaît le phénomène par coeur (le buzz qui monte des tréfonds du volcan pour éclabousser à la face du monde) et on est presque content de le déchiffrer aussi facilement. Annoncé en grandes pompes la semaine dernière, Settle, premier album à sortir en juin, concentre à la fois les espoirs de la hype, trop heureuse de sortir de ses souterrains un vrai album crossover en main, et de l'industrie phonographique, qui espère bien voir ses poulains péter le Billboard à moindres frais (et c'est bien parti pour). Pour résumer ce blurb copié-collé sur Wikipedia, Disclosure est à la fois "hipster-friendly" et un potentiel "chart-dominator".
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dance
".Disclosure: You & Me ft. Eliza Doolittle
Clément Ibagne
Brotherhood Club Detroit, 1989
Olivier Lamm
C'est rare, c'est Dangerous Minds qui a déniché ça.
How not to treat women in nightclubs
Louis Vial
Little White Earbuds, le site qui vous parle de dance music avec classe et bon goût, a publié une série de dessins (pas très classe et très "illustration de fascicule d'auto-école" pour le coup) et de courts textes pour expliquer un peu aux blaireaux déshinibés ce qu'ils peuvent se permettre et surtout ne pas se permettre en boîte de nuit avec les filles. On relaie, c'est pour votre bien. Pour les anglophiles, voici la version originale de l'article sur LWE.
1.Evitez d'étouffer votre partenaire de danse en la plaquant contre un mur tout en essayant d'avoir l'air sexy et "suggestif". Ou faites-le, mais portez une coquille.Lire la suite...
La Plus Grande Discothèque du Monde
Clément Mathon
Sachez quand même que cette petite entreprise a prospéré au delà de toutes espérances (les années 2000). On aime beaucoup comment les D.A. de cette compile ont litérallement pété les plombs sur les artworks au fil des volumes. Notez l'arrivée des dinos à partir du #18, tentative désespérée (selon wiki) de relancer cette pompe à fric à l'orée d'Internet. Raté.
Discogs.





















Daphni: Pairs, Light
Olivier Lamm
L'histoire de Daphni, c'est limite mon histoire préférée: de la pure dance music faite par un NERD qui n'a aucune légitimité de la rue (= du milieu) pour en faire et qui, du coup, fait péter toutes les règles et tous les us et coutumes chichiteux du moment.
A la base, le truc est pourtant détendu du slip: un side-project de Dan Snaith pour vider les disques durs des machins trop rough pour Caribou et des edits à la cool de pépites de musique africaine vintage dénichées par Analog Africa. Le truc magique c'est qu'en lâchant la pop psyché et l'art noble qui retenaient encore son magnifique Swim au pays du crossover, le Canadien est tombé sur un gros os. Pour détourner un vieux proverbe de l'Oncle Brian, il y a de l'Afrique dans son ordinateur.
FAC. Dance 02: Factory Records 12" Mixes & Rarities 1980-1987
Olivier Lamm
La série des compils FAC. Dance part d'un présupposé malin mais pas si évident: faire du label de Tony Wilson, enfant du rock malgré tout, le haut lieu de la dance music britannique juste avant l'acid house, l'Haçienda et tout ça. Avec le recul, on connaît sur le bout des doigts ce moment où le post punk sec transmuta en post funk blanc et où New Order le-groupe-à guitares-qui-traîne-des-pieds devint New Order le-groupe-à-synthés-qui-gobe-des-trucs-à-Ibiza; on sait aussi par coeur le rôle central que jouèrent les groupes de la maison dans l'émergence de ce dernier dans le Vieux continent. Pour autant, dansait-on vraiment sur les maxis Factory dans les boîtes d'Angleterre?
Hot Chip vs. Major Lazer: Look At Where We Are
Olivier Lamm
Elle en est où la dance US d'après la révolution? Il en est où Diplo depuis qu'il pose sur des photos avec Skrillex, qu'il collabore avec Tiësto et qu'il produit et des clones gréco-galloises de Katy Perry? Il est heureux au moins? Les drop et les kids dans son dernier maxi c'est parce que ça l'amuse ou est-ce que c'est son manager qui le force?
Pour ce qui concerne Major Lazer, Switch est bel et bien parti suite à des "différents artistiques" et on a vu Spinal Tap suffisamment de fois pour savoir ce que ça signifie. Le morceau avec Amber Coffman des Dirty Projectors était co-écrit par sa pomme mais on commençait à avoir vraiment très peur pour Major Lazer Frees the Universe, tome 2 repoussé aux calendes grecques au sujet duquel on ne sait plus rien du tout du tout.
Adamski: I Like It
Olivier Lamm
A brûle-pourpoint, on a d'abord été tentés d'écrire qu'I Like It était une grosse bourrinade, du genre à faire passer les trucs les plus déconnants de Switch ou les horreurs de Rusko pour le summum de la dance de salon élégante et feutrée.
Et puis on a mieux écouté. On parle d'un vrai Ancien, là, qui a lancé la carrière de Seal et qui faisait semblant de jouer du DX7 habillé en manteau en fourrure tard la nuit dans Boulevard des clips entre les Shamen et EMF, qui nous a intronisé aux sons de tom de la TR-909 et aux références cryptiques à l'ecstasy. A l'aune de cette donnée essentielle et d'un riff de piano vraiment malin, I Like It a tout de suite l'air beaucoup plus charmant et beaucoup plus aimable, quand bien même Adam Tinley fraye à l'occasion avec Kitsuné.
Motor City Drum Ensemble : Modcast #103
Charline Lecarpentier
Detroit n’est pas la seule ville à associer techno et construction automobile : ça ne serait pas sérieux d’ignorer Stuttgart en 2011, berceau de Mercedes et Porsche mais surtout du producteur Danilo Plessow a.k.a Motor City Drum Ensemble. L’Allemand, qui a commencé selon la légende (déjà!) à produire dès l’âge de 11 ans, nous aura bluffés cette année avec son DJ Kicks, ce malgré sa pochette qui nous a fait croire un quart de seconde que Louis Garrel se mettait à la techno.
Un de ses mix récemment enregistrés à Sao Paulo avec un grand démarrage free jazz a été repris par le label australien Modular pour sa série Modcast et il est téléchargeable ici ou bien en écoute ci-dessous.
All Things Considered : Larry Levan
Charline Lecarpentier
Ce n’est ni la première et ni la dernière fois non plus que l’on rend hommage au producteur et DJ Larry Levan. Mais quand l’émission la plus écoutée en voiture l’après-midi aux Etats-Unis a.k.a. All Things Considered sur NPR revient sur les dernières années de l’icône des dancefloor disparue en 1992, on ne va pas se priver d’en rajouter une couche.
Dans le court document qu’on vous fait écouter ici, des DJs rendent hommage au “Jimi Hendrix de la dance music“. C’est le surnom un peu facile que lui donne un régulier du Paradise nommé Danny Tenaglia. Il raconte avec nostalgie ses nuits de danse avec des gens à peine drogués qui allaient se servir des boissons sans alcool au bar à fruit. Puis se félicite de n’avoir, contrairement au Studio 64, jamais vu de scène de baise sous les escaliers, un bien étonnant personnage dont le site officiel mérite un petit détour.